| jeudi 31 mai 2007, a 19:17 |
| Rungnado |
En mars dernier le président-dictateur de Corée du Nord Kim Jong-il a tenté d'organiser un gigantesque festival rock à Pyong Yang. Ce festival était ouvert aux groupes américains à la condition de ne pas parler de : sexe, politique, économie, guerre... Dur dur de trouver des groupes de rock qui répondent à ces critères. Dommage car on se prend à rêver d'un passage des Stones dans l'immense May Day Stadium (150 000 places!) de la capitale. Keith Richards déclarait dans Rock & Folk que c'était "le prochain endroit que je veux me faire, putain !". |
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| jeudi 31 mai 2007, a 19:13 |
| Le monde existe-t-il ? |
 Le paradoxe du chat de Schrödinger a déchainé les passions parmi les physiciens. Car il pose un vrai problème, celui de la mesure en physique quantique — voire en science tout court. En gros, est-ce la mesure ou l'observation qui décide vraiment si le chat est mort ou vivant? En d'autres termes, sont-ce les mesures, les observations qui décident de la réalité des choses? Alors, si les humains n' existaient pas, le monde n'existerait pas non plus ! Certains physiciens (une petite minorité) ont répondu oui à cette question épineuse en suggérant des solutions bizarres. La première a été soutenue par un prix Nobel de physique, Eugène Wigner. En gros, ce ne serait pas l'appareil de mesure, mais la conscience de l'observateur qui " déciderait" finalement si le chat est mort ou vivant. En regardant par le hublot, l'oeil (dans ce cas, c'est lui l'appareil de mesure) se met dans une superposition d'états: — D'un côté, un état A : "uranium désintégré, détecteur excité, marteau baissé, fiole cassée, chat mort". — De l'autre, un état B : "uranium intact, détecteur non excité, marteau levé, fiole entière, chat vivant". Le nerf optique achemine au cerveau une onde qui est aussi dans une superposition des états A et B, et les cellules réceptrices du cerveau suivent le mouvement. C'est alors que la conscience, brutalement, fait cesser le double jeu, obligeant la situation à passer dans l'état A ou dans l'état B (mais attention : rien ne nous dit POURQUOI ce serait A ou B). Comment? Ça, Wigner ne le dit pas. Mais les conséquences de sa position sont hallucinantes : rien n'existe vraiment en dehors de ce que perçoit notre conscience! Affinons l'expérience. Une caméra filme l'intérieur de la boite; elle transmet les images à un ordinateur qui analyse les formes, reconnait si le chat est immobile (= mort) ou actif (= vivant) ; il en déduit si l'animal est dans l'état A ou dans l'état B. Puis il transmet l'information à une imprimante. Sans regarder ce qui est imprimé, l'observateur place le verdict dans une enveloppe... qu'il ouvre un an plus tard. Sa conscience interviendrait alors pour trancher entre A et B. Si l'on suit Wigner, il faudrait imaginer qu'un mystérieux signal émis par la conscience remonte le temps et vienne provoquer, un an plus tôt, la mort ou la survie du minet! Seconde hypothèse : la conscience n'intervient pas, les deux états A et B se séparent bien lors de la mesure mais rien ne vient trancher entre eux. Résultat : ils survivent dans deux univers parallèles ! Le chat est mort dans un univers et vivant dans l'autre ! Notre conscience existe dans l'état A dans le premier univers et dans l'état B dans le second. Comme nous réalisons sans cesse des actes d'observation, cela voudrait dire qu'à chaque fois, nous nous dupliquons. II y aurait ainsi une infinité d'univers parallèles, sans possibilités de communication entre eux, où nous existerions dans une multitude d'état différents! Aujourd'hui le débat reste ouvert mais plusieurs expériences réalisées depuis les années 1930 nous permettent, pas à pas, de dissiper l'épais brouillard qui recouvre le fond de la réalité et de répondre à quelques questions. Cela dit, toutes ces expériences confirment néanmoins que l'époque des certitudes est bien révolue. Cela veut dire que même une science dite exacte comme la physique doute de pouvoir préténdre à accéder au réel ou à la réalité si tant est que cela soit possible. Philosophiquement parlant, les physiciens qui considèrent que l'équation de Schrödinger représente la réalité reconnaissent implicitement que l'existence d'un objet dépend de l'acte de mesure. On pourrait alors avancer l'hypothèse que l'existence de l'univers dépend également de la conscience... On rejoint ici le solipsisme et la pensée de Descartes : “je pense donc je suis” et il n'existerait pas de réalité en dehors de la conscience. A la limite, ceux qui pensent ainsi ignorent la réalité. Ainsi, tant qu'ils n'observent pas la Lune, celle-ci n'existe pas ! |
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| jeudi 31 mai 2007, a 19:08 |
| Le Chat de Schrödinger... la bête qui criait "moi!" au centre du monde ! |
 On met à l'intérieur d'une boîte : un chat une fiole de poison un atome d'uranium un système prévus pour briser la fiole si le noyau se désintègre par radioactivité. On ferme la boîte pendant 5 min et on suppose que pendant ce laps de temps, il y a une chance sur deux pour que le noyau d'uranium se désintègre. On a donc une chance sur deux pour qu'à la fin de l'expérience en ouvrant la boîte, le chat soit mort, et une chance sur deux pour qu'il soit vivant. La question est : quel est l'état du chat juste avant l'ouverture de la boîte ? La réponse naïve à cette question est que le chat est, soit mort, soit vivant (avec autant de chances pour l'un que pour l'autre), l'information nous étant cachée par la boîte close. Or les mathématiques nous donnent un critère, dénommé "inégalités de Bell", qui permet avec certaines expériences, de déterminer s'il y a ou non de l'information cachée dans un système. Or des expériences de physique atomique, ont montrées que la mécanique quantique violait les inégalités de Bell. Ainsi, il n'y a pas (dans le contexte de la mécanique quantique) d'information cachée dans la boîte. En ce qui concerne l'état du chat juste avant l'ouverture de la boîte, la réponse de la mécanique quantique, est que le chat est à la fois vivant et mort. Lorsque l'on ouvre la boîte, on "mesure" l'état du chat, ce qui a pour effet de le projeter soit dans la vie soit dans la mort. C'est le principe de superposition d'états et de projection : un système quantique peut être dans "plusieurs états à la fois" mais est projeté dans l'un de ces états si on le mesure (la projection est aléatoire avec des probabilités qui reflètent le poids des différents états dans la superposition). Juste avant l'ouverture de la boîte, le chat est mort-vivant en étant autant vivant que mort. Mais juste après la fermeture de la boîte, le chat est mort-vivant mais en étant beaucoup plus vivant que mort (la probabilité que le chat soit en vie est beaucoup plus forte juste après la fermeture, le poids de l'état de vie est plus fort). Ainsi au cours du temps, la superposition de vie et de mort évolue. |
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| jeudi 31 mai 2007, a 18:56 |
| Fatalis... |
Nous venons de parler de cette pop-culture souvent décriée et un autre exemple me vient en tête, même si le propos est différent. On hurle souvent quand une adaptation cinématographique massacre une oeuvre littéraire mais beaucoup moins quand la victime est une BD (ici un comics). Je veux parler de Fantastic Four (2005) qui ne se gène pas le moins du monde pour charcuter le matériau d'origine et notamment l'un des plus grands "vilains" Marvel : Fatalis (Dr Doom en vo). Quid du monarque suprême de Latvérie ? Du génie qui rivalise avec Red Richards ? De l'homme qui dérobe ses pouvoirs au Beyonder... un vulgaire golden boy qui zappe sur les chaînes financières ! La honte ! |
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| jeudi 31 mai 2007, a 18:47 |
| Homère & Dallas |
 J'ai récemment lu un livre très intéressant et un rien amusant. Il s'agissait d'une comparaison de Dallas et Homère de Florence Dupont : au-delà du titre volontairement provocateur, ce livre répond à une double ambition : Introduire à une critique anthropologique de ce qu'on appelle couramment des œuvres littéraires (latines ou grecques) en les traitant non comme des textes, des objets autonomes, porteurs de significations et susceptibles d'être interprétés aujourd'hui par une lecture, mais comme les traces d'actions passées, de pratiques qu'il faut reconstituer pour comprendre à quoi correspondaient ces actes de parole que l'on catalogue, à tort, dans la littérature. L'exemple sur lequel s'exerce cette critique anthropologique est l'une des plus célèbres de ces prétendues œuvres littéraires : l'Odyssée. Une fois resituées dans son contexte énonciatif, et ramenée à un acte sans autre signification que lui-même - chanter l'épopée homérique - l'Odyssée est confrontée avec d'autres pratiques culturelles contemporaines : une publicité des pâtes Panzani, le film Le grand Bleu, et la tauromachie dont les fonctionnements sont sur bien des points comparables. Sortir intellectuellement de la "galaxie Gûtemberg", de l'impérialisme de l'écriture et donner aux "littératures orales" un prestige entier, en cessant d'en faire des pré-littératures en attente de l'écriture, comme on fait des séries télévisées de la sous-culture. Tout sépare les chants de l'Odyssée des émissions de Dallas mais une fois restitués dans leur contexte respectif, ces deux types de performances remplissent la même fonction : susciter chez le public un consensus culturel qu'alimente la célébration d'un monde immobile et parfait. Parfait et immobile parce qu'il réalise totalement l'essence de chaque chose dans un temps qui permet à l'être de se déployer sans se transformer. Si Dallas est notre Homère, Homère fut aussi le Dallas de l'Antiquité. |
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| jeudi 31 mai 2007, a 18:35 |
| Grand Opéra |
Un petit portrait du plus grand stade du monde : Le Velky Strahovsky Praha : ou Strahov de Prague. Avec ses 220 000 places il surclasse aisément n'importe lequel de ses rivaux. On peut faire tenir sur sa surface l'équivalent de 9 terrains de football!!!! Conçu en 1926, le stade était à l'origine prévu pour les grandes manifestations sportives. Il sert aujourd'hui pour les concerts mammouths (Stones en 1994, Pink Floyd en 1995, U2 en 1997...). Il se trouve sur les hauteurs de Prague. Si jamais vous visitez la ville n'hésitez pas !!! |
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| jeudi 31 mai 2007, a 18:25 |
| Pierres qui roulent... |
Le 05 juin prochain, à Werchter (Belgique), démarrera la 2nde partie européenne du Bigger Bang Tour des increvables Rolling Stones ! Après 250 millions d'albums vendus, 45ans de carrière les revoilà ! Cette tournée démarrée en 2005 a déjà rassemblé 3,5millions de spectateurs et amassé plus de 400 millions€!!!!! L'an dernier les annulations avaient été nombreuses car Keith Richards s'était blessé en tombant d'un cocotier aux Fiji (sic!) et n'avait pas pu tenir sa place avant plusieurs semaines. Rassurez-vous les assurances ont joué à plein, bilan : autant de recettes que si rien ne s'était passé, il faut dire qu'avant de chanter dans le "plus grand groupe du monde" Mick Jagger a étudié dans une école de commerce!!! |
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| mercredi 30 mai 2007, a 13:48 |
| Jean-Sébastien Bach VS Karl Marx !!! |
 Absorbés par les problèmes économiques, politiques et sociaux de leur époque, ni Marx ni Engels n’ont composé de théorie de l’art et encore moins de traité d’esthétique. Cependant, ils ont abordé la question. Le problème essentiel pour Marx réside dans la pérennité de l’art. Il n’est pas difficile de comprendre en quoi l’art grec et l’épopée sont liés à certaines formes de développement, en revanche il lui est très difficile d’expliquer le fait qu’ils nous procurent une grande jouissance esthétique et qu’ils valent pour nous, à certains égards, comme normes et modèles hors pair. En d’autres termes, si l’art découle directement ou indirectement de la situation sociale d’une époque et d’un moment de l’évolution historique, comment peut-il garder une valeur permanente, voire absolue comme le prétend l’esthétique idéaliste ? Marx répond que de même que l’adulte prend plaisir à la naïveté de l’enfant, de même “l’enfance historique de l’humanité, là où elle atteint son plus bel épanouissement”, c’est-à-dire chez les Grecs, exerce “le charme éternel d’un stade à jamais révolu”. De l’aveu des critiques marxistes eux-mêmes la réponse n’est guère satisfaisante et ce pour plusieurs raisons. Tout d’abord Marx fonde son jugement de valeur uniquement sur le réalisme de l’art. L’art grec est enfantin car il croit aux dieux et aux héros. Selon lui il n’y a aucune difficulté à montrer que l’art grec dépend étroitement de la société grecque. La mythologie grecque, et elle seule, reflétant l’imagination populaire de la nature et les rapports sociaux pouvait être la matrice de l’art grec. Comment Achille serait-il compatible avec la poudre et le plomb, l’Iliade avec l’imprimerie ? Georges Plékhanov fut le premier à tenter de formuler systématiquement les principes d’une esthétique marxiste et par là-même à répondre à cette question. Grâce à Marx, selon Plékhanov, l’esthétique cesse d’être une théorie abstraite visant à définir les règles du beaux pour devenir une science concrète ayant pour objet d’expliquer le développement de tous les arts. En tant que telle l’esthétique ne peut avoir pour fondement que la sociologie. Le contenu et la force de l’art sont déterminés par les conditions objectives de l’évolution historique, en effet, toujours selon Plékhanov, la littérature et l’art sont les miroirs de la vie sociale. Avec la transformation des rapports sociaux se transforment les goûts esthétiques des hommes et, par conséquent, la production des artistes. Plékhanov renvoie l’art dans la sphère du jeu — non économique donc — mais ce jeu présente une grande utilité sociale : la reproduction de la vie dans le jeu et dans l’art a une grande importance sociologique. En reproduisant leur vie dans les œuvres d’art les hommes s’éduquent pour leur vie sociale, ils s’y adaptent. Le problème du génie subsiste. Plékhanov le contourne. Il explique que si Michel-Ange n’avait jamais vu le jour la Renaissance italienne aurait tout de même existé, elle n’aurait simplement pas atteint cette perfection que nous lui connaissons. Mais qu’en est-il de ce “plus” qui lui aurait alors fait défaut ? Gustave Lanson répond : “Tous les moyens de déterminer une oeuvre étant épuisés, une fois qu’on a rendu à la race, au milieu, au moment ce qui leur appartient il reste quelque chose que nulle explication ne peut atteindre, que nulle cause ne peut déterminer et c’est précisément ce résidu qui fait toute la différence.”. |
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| mercredi 30 mai 2007, a 13:11 |
| Stade écolo! |
Les stades de sport sont aujourd'hui le dernier lieu (ou presque) de mixité sociale : le seul où l'on croise des cadres et des chômeurs. A Denver, lorsque le Coors Field s'est installé dans le quartier de Lower Town, la police ne patrouillait même plus dans cette friche industrielle. Pourtant, très vite, des galeries d'art et des centres commerciaux sont revenus rendre vie à ce quartier. Ces stades sont aujourd'hui conçus sur des modèles écologiques : citons par exemple le Telstra Stadium de Sydney (83000places), qui a utilisé les rebuts de béton et de brique broyés d'un ancien abattoir et d'une gare de fret. La récupération des eaux pluviales, l'éclairage, la ventilation, le choix des matériaux minimisant l'usage du PVC en font un modèle de recyclage et d'économie d'énergie. |
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| mardi 29 mai 2007, a 20:31 |
| Un monde s'achève... un autre commence ! |
 Ils ont osé ! Marvel Comics (la "maison aux idées") a osé tué Captain America. Le personnage-phare, né dans les années 40 pour combattre le nazisme avait traversé 6 décennies !!! Il avait incarné la bonne conscience américaine à l'orée de la Guerre Froide, puis avait pris un certain recul, notamment dans les 70's quand le scénariste Steve Englehart échaffauda une histoire calquée à s'y méprendre sur le Watergate (Captain, découvrant la culpabilité du Président était effondré !). Récemment (2003) il avait été atteint par le syndrome anti-français qui touchait les USA alors (à un alien lui enjoignant de se rendre il répondait : "Tu me prends pour un Français ?"). Depuis cette année il avait repris son rôle de garant de la justice, menant la révolte des super-héros qui refusent de se soumettre à une loi post-11septembre les obligeant à révéler leur identité secrète (Civil War NDLR). L'animateur de radio conservateur Michael Medved s'est plaint du "terrible exemple donné par le personnage qui adopte une position modérée face au terrorisme !!!!". |
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| mardi 29 mai 2007, a 20:11 |
| Beam me up ! Scotty ! |
 2245, la téléportation embarquée est installée à bord du vaisseau mère de la Fédération, l'USS Enterprise FCC-1701... Cette histoire remonte à 1966. A cette époque la chaîne de télévision américaine NBC diffuse pour la première fois les aventures de science-fiction "Star Trek" de Gene Roddenberry et Paramount Pictures, mettant en vedette le capitaine Kirk et son équipage en quête de nouveaux mondes étranges. Music Maestro !.... Quelques mois plus tard, le 4 mars 1967, William Shatner (le Capitaine Kirk) et Léonard Nimoy (Mr. Spock) feront la couverture du magazine TV Guide. Leur célébrité ne faisait que commencer. La série eut un succès mitigé et ne dura que trois saisons, jusqu'en 1969. Mais au fil des rediffusions la série connaîtra une popularité sans précédent, dépassant de loin "Les Envahisseurs", "La quatrième dimension" ou "Cosmos 1999". Rapidement, l'oeuvre devint une série culte, tant aux Etats-Unis qu'en Angleterre, en Australie, au Japon, en France ou en Italie pour ne citer que quelques pays ayant un fan club disposant d'un site sur Internet. Beam me up Scotty ! Mais la physique de Star Trek a-t-elle un sens ? Pourrons-nous par exemple un jour nous téléporter d'un coin à l'autre de l'espace d'un simple ordre tel que "Beam me up Scotty !"... Mmm, on peut en douter... Disons plutôt est-il déjà possible de transmettre l'état quantique d'une particule à une autre ? Le 11 décembre 1997, le magazine scientifique Nature rapportait que des physiciens Italiens étaient parvenus à transmettre l'état quantique d'une particule à une autre, située à quelque distance. Deux mois plus tard une équipe de chercheurs Autrichiens réussissaient une expérience analogue. L'équipe du Dr.Anton Zeilinger de l'Université d'Innsbruck était en effet parvenue à transmettre l'état de polarisation d'un photon à un autre, une caractéristique - et non pas une information - intrinsèque du monde quantique obéissant aux sacro-saintes relations d'incertitudes. Le 17 juin 2002, des physiciens de l'Université Nationale Australienne (ANU) annoncèrent qu'ils avaient réussi à séparer un faisceau laser contenant une information encodée dans un système de communication à fibre optique et à le reconstruire instantanément à un mètre de distance en utilisant la technologie de l'emmêlement quantique (quantum entanglement), rappelez-vous le principe EPR. Avec cette seconde expérience, la physique de Star Trek semble être à notre portée. Quelles sont concrètement les conséquences de telles découvertes ? On peut rêver Quelques journalistes envisageaient déjà d'appliquer ces découvertes à la téléportation chère aux héros de "Star Trek". Seul problème, la physique de Star Trek ne sera jamais à notre portée. Il faut en effet trouver le moyen de stocker puis de téléporter en quelques secondes toutes les caractéristiques quantiques de tous les constituants des atomes qui forment un corps humain (10 puissance 28 atomes !), sachant qu'un seul atome se définit par de nombreux paramètres (position, énergie, etc, de tous ses composants) qui occupent au bas mot 1000 mots-machine (1 kilobyte). Toutes les données physiques d'un corps humain représentent donc 10 puissance 28 KB d'information. Si toutes ces informations nécessaires à la définition purement physique d'un corps humain étaient stockées sur des disques durs compacts d'une capacité de 100 GB, leur empilement atteindrait une longueur de 10 puissance 13 km ou dix mille années-lumière ! Même avec des disques portables on ne réduit l'empilement que d'un facteur 10 ! Compte tenu de l'espace disponible pour stocker ces informations, de l'énergie requise pour l'écrire et la relire et surtout du temps estimé pour effectuer ce transfert, si nous nous mettions tout de suite à la tâche cette perspective n'est même pas envisageable; téléportée en cet instant, la pauvre victime devrait attendre 25 mille milliards d'années avant d'être totalement définie en termes quantiques (stockés sur un support) et patienter encore autant de temps pour être physiquement téléportée d'un endroit à un autre ! Cette solution présente toutefois d'autres difficultés sur le plan pratique. La première est la plus contraignante. Pour téléporter un atome vous devez mesurer sa position et son impulsion (mv) simultanément afin de les transférer ou les recopier à destination. Or les relations d'incertitudes de Heisenberg tant décriées par les pères de la physique quantique nous interdisent de connaître avec la même précision les deux valeurs simultanément. Ensuite, dans un système corrélé, on ne peut pas choisir les états quantiques à téléporter. Le clonage quantique est donc impossible. Nous verrons qu'il en est de même pour la reconstruction. Mais ce n'est pas tout. Si on envisage la téléportation des atomes et des quarks individuels, il faut trouver un moyen pour briser les quarks. Il faut d'une part des énergies folles pour les briser et développer des températures de l'ordre de 1000 milliards de degrés. Aujourd'hui aucun accélérateur de particules ou autre ITER ne peut atteindre de telles températures. Et on ne les atteindra certainement pas demain ni après-demain eu égard aux difficultés techniques qu'engendre une telle entreprise. |
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| mardi 29 mai 2007, a 19:54 |
| Airport |
Les USA ont clairement une relation d'amour-haine avec l'écologie mais ils sont aussi capables de lancer les premiers aéroports "intégrés" à l'environnement comme ici l'Aéroport International de Denver. Certes cette intégration n'est pas encore totale (les avions polluent toujours autant), mais cela présage un changement de mentalité. En tout cas le résultat ne manque pas d'allure (à mon sens !!!) |
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| mardi 29 mai 2007, a 19:45 |
| Les USA se mettent au vert ! |
 Beaucoup regrettent que le 1er pollueur du monde refuse encore et toujours de signer le protocole de Kyoto. Cependant, il ne faut pas désespérer : en effet, plusieurs villes (220) et non des moindres (New York, Los Angeles) ainsi qu'une trentaine d'Etats ont décidé de passer outre Washington et de le ratifier. C'est ainsi que Portland a fait des miracles (l'équivalent de 60 000 véhicules de moins chaque année), que Los Angeles va beaucoup mieux (plus de smog depuis 1999 !). Le 1er août 2006 à Long Beach, Tony Blair, premier ministre britannique, et Arnold Schwarzenegger, gouverneur de Californie, réélu avec une confortable majorité le 7 novembre 2006, ont conclu un accord pour lutter contre le changement climatique. Le Royaume Uni est la 5ème économie mondiale, et l’Etat de Californie la 7ème. Les Etats-Unis occupent la première place de ce classement, en englobant tous ses Etats fédéraux. La Californie contribue donc de façon non négligeable au leadership des USA. L’accord prévoit une collaboration au niveau de la recherche scientifique et des technologies pour une meilleure efficacité énergétique, ainsi qu’une réflexion sur une coordination à terme entre les mécanismes de marché. Sur ce dernier point, il faudra identifier les modalités d’échanges de permis d’émission conduisant le plus efficacement à une nouvelle économie, peu émettrice de carbone. Des entreprises importantes ont participé à la réunion qui a précédé cet accord (notamment BP, British Sky, Virgin etc.). La Californie est le 12ème émetteur de gaz à effet de serre au monde et son gouverneur a annoncé qu’il comptait ramener les émissions de carbone au niveau de 2000 en 2010, et au niveau de 1990 en 2020. Selon les sondages, les Californiens considèrent que le changement climatique est le problème le plus grave que leur Etat va devoir affronter. L’un des buts recherchés par l’accord est clair : contourner le gouvernement fédéral qui refuse toujours de ratifier le protocole de Kyoto, et qui tente d’empêcher les Etats d’instaurer des mécanismes contraignants pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. D’autres Etats ayant manifesté leur intérêt pour les échanges de permis d’émissions, une « coalition volontaire » entre un certain nombre d’entre eux et le Royaume Uni pourrait prendre de l’ampleur. Il s’agit aussi de permettre aux entreprises américaines de rejoindre les efforts consentis au niveau multilatéral pour lutter contre le changement climatique. Bon nombre des entreprises américaines sont opposées au morcellement des initiatives « climat » au niveau des Etats ou des villes qui complique leurs stratégies de vente et l’organisation de leurs productions. Elles sont aussi conscientes du fait que la lutte coordonnée contre les gaz à effet de serre s’inscrit dans des politiques de recherche et d’innovation auxquelles les industries ont tout intérêt à participer pour rester dans le peloton de tête de leur secteur d’activité. Le gouverneur de Californie a insisté sur le fait que « l’on peut protéger l’environnement et s’assurer de la croissance économique, sans aucun problème ». De plus on peut noter l'accord entre 22 villes (dont de grandes villes américaines ) et la fondation « climat » de l’ancien président Clinton Un partenariat destiné à accroître l’efficacité énergétique des plus grandes villes du monde et à réduire leurs émissions de carbone a été conclu le 1er août 2006 entre la fondation « Initiative climat » de l’ancien président Clinton et le groupe des grandes villes pour l’action en matière de climat (« Large cities climate leadership group »). Parmi les villes adhérentes au groupe on citera : Chicago, Los Angeles, New York, Philadelphie, aux Etats Unis, et aussi, Berlin, Buenos Aires, Le Caire, Delhi, Dhaka, Istanbul, Johannesburg, Londres, Madrid, Melbourne, Mexico City, Paris, Rome, Sao Paulo, Séoul, Toronto et Varsovie. Le président Clinton, les maires de Londres (Président du groupe des grandes villes), de Los Angeles et de San Francisco ont lancé l’opération à Los Angeles. Rappelant que les zones urbaines sont responsables de plus de 75 % des émissions de gaz à effet de serre, ils ont annoncé les mesures suivantes : Création d’un consortium qui regroupera les dépenses des villes afin d’obtenir de meilleurs prix pour les produits permettant les économies d’énergie et d’encourager le développement d’innovations et de technologies économes ; Mobilisation des experts mondiaux pour offrir une assistance technique aux villes qui mettent au point des plans d’efficacité énergétique et de réduction des émissions ; Conception et mise en œuvre d’instruments de mesure communs et de communication par internet, afin de mieux mesurer les émissions et les résultats des programmes qui doivent les réduire ; échanges d’expériences de façon à définir les meilleures pratiques. Conclusion Ces deux accords récents ont sans aucun doute une dimension « communication » importante : il s’agit tout particulièrement de contrer le scepticisme affiché par le gouvernement du président Bush au sujet de l’influence des activités humaines sur le réchauffement climatique et sur l’urgence du problème. Bill Clinton a notamment déclaré : « Il n’est plus temps de débattre pour savoir si la terre se réchauffe à une allure inquiétante … le destin de la planète et celui de nos enfants et petits enfants est entre nos mains, nous avons une grave responsabilité : il faut agir face à cette crise ». |
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| lundi 28 mai 2007, a 22:12 |
| Rabbit Attack !!! |
 On parle beaucoup des conséquences du réchauffement climatique, et bien en voilà une particulièrement inattendue : les taureaux, les cochons ou les chiens qui deviennent particulièrement agressifs, nous connaissons. Mais un lièvre, c'est la première fois", a commenté, stupéfait, le porte-parole de la police autrichienne après qu'un lièvre a attaqué un couple de retraités. L'animal de 5 kg a surgi alors que la dame, âgée de 74 ans, accrochait du linge dans le jardin de son pavillon de Linz (nord). L'ayant fait tomber en la mordant au pied, il s'est ensuite acharné sur elle avant de se retourner contre son mari venu la secourir. Le mammifère a ensuite attaqué deux policiers appelés en renfort, "ne leur laissant pas d'autre choix que de faire usage de leur arme de service", a précisé le porte-parole. (Info trouvée sur le site de LCI). La vieille dame a dû être hospitalisée et le cadavre du lièvre est en cours d'analyse pour déterminer s'il était porteur du virus de la rage. Cette hypothèse est toutefois jugée "très improbable" par le responsable vétérinaire local, car ce virus n'a pas été détecté dans la région de Linz depuis plus de 15 ans. Il a estimé que "l'agressivité de ce lièvre était peut-être liée à une phase pubertaire et a été accentuée par les températures élevées" pour la saison actuellement en Autriche. |
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| lundi 28 mai 2007, a 21:54 |
| Happiness is a warm gun ! |
Et voici la carte du monde du bien-être. Créée par Guy Kawasaki en association avec Adrian G. White, un psychologue à l'université de Leicester, elle repose sur une «méta-analyse» de plus de 100 études et 80.000 personnes interrogées. Les principaux critères et procédés de l'analyse, expliqués dans le magazine Science Daily, ont un rapport direct avec la santé, la richesse, l'accès à l'éducation, identité nationale et la beauté des paysages. La France n'arrive qu'en 62e position dans ce classement derrière les Etats-Unis, l’Allemagne et le Royaume-Uni. On peut comparer ce classement à celui des pays où l’on vit le mieux. La France arrive alors en première position en 2006. Les 20 pays les plus heureux : 1. Danemark 2. Suisse 3. Autriche 4. Islande 5. Les Bahamas 6. Finlande 7. Suède 8. Bhoutan 9. Brunei 10. Canada 11. Irlande 12. Luxembourg 13. Costa Rica 14. Malte 15. Les Pays-Bas 16. Antigua et Barbuda 17. Malaisie 18. Nouvelle-Zélande 19. Norvège 20. Les Seychelles. |
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| lundi 28 mai 2007, a 21:34 |
| « Quis custodiet ipsos custodes » |
 Watchmen ! Chaque fois que je relis cette bande dessinée je ressens cette mélancolie, ce sentiment que le monde est près de sa fin... Petit rappel : Watchmen (initialement publié en France sous le titre Les Gardiens) est une série de bande dessinée assimilable au genre comic bien qu'elle soit considérée comme un « roman graphique » (graphic novel) dans les pays anglo-saxons où la bande dessinée pour adultes n'a pas la même reconnaissance qu'en France. Scénario : Alan Moore Dessins : Dave Gibbons Couleurs : John Higgins. Cette série a été éditée par DC Comics à partir de 1986. Elle a obtenu un franc succès, qui s'est traduit par l'obtention du prix Hugo, décerné pour la première fois à une bande dessinée, ainsi que par le prix du meilleur album étranger au festival d'Angoulême en 1989. Elle a par ailleurs été classée par le journal américain Time parmi les 100 meilleurs romans en langue anglaise depuis 1923. L'histoire des Watchmen se déroule en 1985, dans une réalité alternative où des super-héros ayant cessé leur activité de justiciers semblent disparaître un à un, alors que la troisième guerre mondiale menace d'éclater à tout moment. Dans cette uchronie, l'apparition en 1959 du Dr Manhattan, un surhomme doté de pouvoirs en faisant presque l'égal d'un dieu, a modifié l'histoire que nous connaissons : les États-Unis ont gagné la guerre du Viêt Nam, le scandale du Watergate a été étouffé et Richard Nixon est toujours président en 1985. L'album est entrecoupé de plusieurs pages de documents écrits issus de l'univers des Watchmen. Articles de journaux, longs passages du journal intime de l'un des personnages, ces documents ne servent pas directement l'intrigue du récit mais permettent de donner une profondeur à l'univers des Watchmen. On peut qualifier cet album d'histoire de super-héros réalistes (hormis le Dr Manhattan, aucun ne dispose réellement de super-pouvoir) où les protagonistes vieillissent, connaissent la corruption, le doute, la folie et la dépression. L'intrigue part du meurtre d'un super-héros avec la fin du monde qui menace en toile de fond. Le thème central, symbolisé par un smiley qui revient de façon récurrente dans l'album, est le sens de la vie dans le chaos de l'univers. Le titre est un jeu de mots sur le double sens du mot watch qui en anglais signifie regarder, surveiller, mais désigne également une montre. Ainsi le récit se divise en 12 chapitres qui s'ouvrent à chaque fois sur une horloge qui s'approche de minuit. On retrouve régulièrement dans le récit cette image du temps qui avance inexorablement vers la fin du monde, notamment par l'introduction récurrente de la tache de sang en forme d'aiguille d'horloge que l'on retrouve sur le smiley de la couverture. Il constitue également une référence à la locution latine « Quis custodiet ipsos custodes » (« Qui garde ces gardiens ? »), extraite d'une Satire de Juvénal. On retrouve sa traduction en anglais (« Who watches the watchmen ? ») dessinée sur les murs dans quelques images de cette bande dessinée, la légitimité des super-héros à faire régner l'ordre ayant été remise en cause au cours des années précédentes. L'œuvre est graphiquement très riche, comportant un grand nombre d'éléments faisant écho aux dialogues et à l'histoire. L'un des chapitres consacré à Rorschach est ainsi construit comme un palindrome, la première page fait écho à la dernière, que ce soit sur le thème, la mise en page ou les personnages mis en image. Ce palindrome dont la page centrale est une scène d'action, reproduit les motifs symétriques et toujours changeants du masque de Rorschach. Aux dernières nouvelles Zack Snyder (300, L'Armée des Morts) se chargerait de l'adaptation. Souhaitons qu'il réussisse là ou ses devanciers ont échoué. |
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| lundi 28 mai 2007, a 18:14 |
| Métropolis ? |
Si Paris fut la ville du XIXème siècle et New York celle du XXème alors Dubaï sera peut-être celle du XXIème (Shanghai reste à surveiller). L'après-pétrole est dores et déjà préparé dans cette ville de 1 325 000habs où les projets les plus fous : al Burj (1200m qui sera achevé en 2010) ; Burj Dubaï (800m), qui sera dès 2008 la plus haute tour du monde, dépassant la Tour 101 (508m) de Taipei, le disputent à la science-fiction. |
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| lundi 28 mai 2007, a 16:58 |
| Plus belle la vie ! |
Dans le Hors-série du magazine Capital (mai/juin2007) on peut lire : "Louis XIV était plus pauvre que la plus maigrement rémunérée des actuelles caissières à temps partiel de Monoprix (sic!)". Je me trompais donc quand je pensais que les écarts de richesse (65000€/an en moyenne au Luxembourg contre 100€ au Burundi) n'avaient pas atteint de tels sommets depuis Thoutmosis IV (1450 av-JC), quand je pensais que 2,5 milliards de personnes vivent avec moins d'1€/jour. Ouf ! ça va mieux... Pendant un instant j'ai bien failli croire à cette histoire de réchauffement climatique. |
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| lundi 28 mai 2007, a 14:16 |
| La musique adoucit les moeurs ? |
Selon le rapport de plusieurs vétérans US ayant servi en Iraq et/ou à Guantanamo, l'une des armes favorites de l'armée pour la torture serait : la musique ! En effet, elle n'est pas prescrite par la Convention de Genève et se révèle (au dire de ces-mêmes vétérans) diablement efficace ! L'idée est simple : on attache un suspect dans une pièce insonorisée où l'on met la musique à fond jusqu'à ce qu'il craque. Les vétérans précisent que la musique sur laquelle ils obtenaient leurs meilleurs résultats était celle de Britney Spears et Metallica... |
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| lundi 28 mai 2007, a 13:55 |
| Dead towns ? |
 On continue notre voyage avec les villes les plus dangereuses, c'est-à-dire celles qui présentaient en 2006 les plus grands nombres d'homicides. Voilà le sinistre palmarès : 1er Johannesburg avec 18 250 meurtres pour seulement 8 350 000habs. 2ème, Mexico City (15 000) mais pour 22 125 000habs. 3ème nous trouvons São Paulo avec 12 000 meurtres pour 19 540 000habs (les 1200 meurtres attribués aux Escadrons de la Mort ne sont pas pris en compte). Viennent ensuite : 4. Bogota 8 700 (7 900 000habs) 5. Rio de Janeiro 7 000* (11 950 000habs) 6. Medelin 5 000 (3 550 000habs) 7. Belo Horizonte 4 600 (5 350 000habs) 8. Kiev 3 200 (3 350 000habs) 9. Le Cap 2 700 (3 150 000habs) 10. Lagos 2 500 ? (12 900 000habs) 11. Port-au-Prince 2 300 (2 050 000habs) 12. Brasilia 2 200 (3 350 000habs) 13. Kinshasa 2 000 (6 700 000habs) 14. Minsk 1 900 (2 000 000habs) 15. Fortaleza 1 800 (3 300 000) 16. Luanda 1 700 (3 100 000habs) 17. Salvador (ex Bahia) 1 500 (3 400 000habs) 18. Moscou 1 300 (10 850 000habs) 20. Caracas 1 200 (4 550 000habs) 20. Manille 1 200 (12 500 000habs) 21. Recife 1 100 (3 750 000habs) 22. New Delhi 1 080 (18 000 000habs) 23. Kolkata (Calcutta) 1 050 (13 750 000habs) 25. Cali 1 000 (2 600 000habs) 25. Los Angeles 1 000 (16 750 000habs) 26. Dhakka 950 (13 550 000habs) 27. Bangkok 910 (11 350 000habs) 28. Buenos Aires 900 (12 300 000habs) 29. New York City 800 (21 950 000habs) 30. Karachi 700 (12 700 000habs) * Rio de Janeiro = + 900 personnes tuées par les Escadrons de la Mort NB : Paris = 192 (9 600 000 habs.) Londres = 200 (7 500 000 habs.) Montréal = 60 (3 600 000 habs.) Tokyo = 66 (33 000 000 habs.) Le Caire = 250 (15 850 000 habs.) Hong Kong = 70 (7 350 000 habs.) Osaka = 50 (16 200 000 habs.) Jakarta = 500 (14 650 000 habs.) Singapour = 22 (4 000 000 habs.) Mumbai (Bombay) = 450 (19 350 000 habs.) Chicago = 600 (8 900 000 habs.) Ottawa = 1 (1 125 000 habs.) |
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| lundi 28 mai 2007, a 13:42 |
| La liste noire |
 Il existe quelques endroits au monde où il ne fait vraiment pas bon vivre. Le Blacksmith Institute, une ONG environnementale basée à New York, publie la liste des dix villes les plus polluées du monde. Un véritable musée des horreurs du sacro-saint progrès industriel. Air irrespirable, eau imbuvable, végétation décrépie... D’entrée on pense aux grandes mégapoles envahies par les voitures, entourées d’usines en tout genre, comme Mexico ou Shanghai. Il existe pire, bien pire. Prenez Zerzynsk, en Russie, une ville de 300 000 âmes, situé à 300 km à l’Est de Moscou, non loin de la Volga. L’espérance de vie d’une femme y est de 47 ans, 42 ans pour les hommes. La ville abritait un complexe militaire de fabrication d’armes chimiques où était produit un grand nombre de plaisantes substances tels les gaz sarin et VX ou le fameux gaz moutarde. Ces déchets militaro-industriels, stockés sans aucune précaution, ont contaminé cours d’eau et nappes phréatiques. La teneur en arsenic, en acides divers ou en dioxines en tout genre s’y élève à... Dix-sept millions de fois la limite acceptable ! A Norilsk, une ville industrielle de Sibérie, la neige est noire et l’air sent le souffre. Chaque année, quatre millions de tonnes de particules de cuivre, de plomb, de nickel ou de cobalt sont dispersés dans l’air respirés par les 130 000 habitants. C’est l’une des 90 villes russes interdites aux étrangers. Les ensoleillées et touristiques caraïbes ne sont pas épargnées. Les enfants qui vivent à Bajos de Haina, près de Saint-Domingue (République dominicaine), souffrent d’une concentration de plomb dans le sang dix fois supérieure à la normale, ce qui se traduit par de graves problèmes neurologiques. Ce cadeau empoisonné a été laissé par une usine de fabrication de batteries de voitures qui, depuis, a déménagé. En Afrique, la deuxième ville de Zambie, Kabwe, connaît une pollution similaire. L’exploitation de métaux (plomb, zinc) a duré près d’un siècle et a contaminé les environs à vingt kilomètres à la ronde, menaçant 250 000 personnes. Dans la cité andine et minière de La Oroya, au Pérou, 99% des enfants de l’agglomération ont des niveaux de plomb dans le sang plus élevé que la moyenne. La végétation y a même été détruite par les pluies acides, conséquence de l’accumulation de dioxyde de souffre. La multinationale états-unienne, propriétaire du gisement minier, souhaite étendre l’exploitation... La ville chinoise de Linfen jouit d’une triste réputation : celle d’avoir l’air le plus pollué de Chine à cause de l’extraction du charbon. A Ranipetai, en Inde (Etat du Tamil Nadu), l’activité de tannerie a produit de telle quantité de chromes que l’activité agricole environnante est entravée. A chaque fois, les enfants sont les premières victimes de ces activités industrielles. Cadeaux empoisonnés pour les générations futures La pollution potentiellement la plus dangereuse reste celle de l’industrie nucléaire, civile et militaire. Il y a Tchernobyl bien sûr, en Ukraine, et ces milliers de cas de cancers de la thyroïde. Danger moins connu mais tout aussi menaçant : au Kirghizistan, deux millions de mètres cubes de minerai radioactif, hérités d’une usine soviétique d’enrichissement d’uranium, risquent en cas d’imprévus (tremblements de terre, glissements de terrain, coulées de boue) de répandre leurs particules radioactives dans toute la vallée qui relie le Kirghizistan, l’Ouzbékistan et le Tadjikistan. Une population de plusieurs millions de personnes vit sous cette épée de Damoclès de l’ère nucléaire. Ces dix villes ont été sélectionnées par les universitaires et chercheurs, biologistes ou ingénieurs, de l’ONG Blacksmith Institute parmi une liste de trente-cinq sites extrêmement pollués. Outre la Russie et les ex-républiques soviétiques, ce sont principalement les pays du Sud, dont l’Inde, qui sont principalement concernés. La seule ville de l’Union européenne nominée pour ce sombre palmarès est une banlieue de Prague, Spolana, en République tchèque. Dans les années 60, une usine chimique y produisait des herbicides. Du DDT, du benzène, et d’autres substances toxiques sont toujours présentes dans le sous-sol. Tous ces sympathiques endroits doivent-ils être considérés comme de terribles erreurs d’un passé industriel révolu ? Pas sûr. La pénurie de matières premières risque de multiplier les lieux d’extraction et les pollutions qui les accompagnent. L’énergie nucléaire est perçue comme un substitut possible au pétrole face à l’assèchement des ressources en hydrocarbures. Le projet « Reach » (« enRegistrement, Evaluation et Autorisation des substances Chimiques »), développé au sein de l’Union européenne, qui a pour but de réglementer l’utilisation de centaines de milliers de produits chimiques dans l’industrie, a bien du mal à s’imposer face aux logiques de rentabilité. Ces dix cités maudites augurent-elles alors du paysage de demain dans de nombreux pays du sud ? Une morbide perspective à laquelle s’ajouteront les conséquences du réchauffement climatique. Et voilà la liste : - Tchernobyl (Ukraine, radioactivité) - Dzerzhinsk (Russie, site de production d'armes chimiques) - Haina (République Dominicaine, pollution industrielle au plomb) - Kabwe (Zambie, pollution industrielle au plomb et au cuivre) - La Oroya (Pérou, pollution industrielle au plomb, cuivre, zinc et sulfure) - Linfen (Chine, pollution industrielle au monoxyde, sulfure, plomb, arsenic...) - Maiuu Suu (Kirghistan, radioactivité provoquée par les mines d'uranium) - Norilsk (Russie, pollution industrielle au sulfure, plomb, nickel, phénols...) - Ranipet (Inde, pollution au chrome et à l'azote liée aux tanneries) - Rudnaya Pristan/Dalnegorsk (Russie, pollution industrielle au plomb, mercure, cadmium...) |
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| lundi 28 mai 2007, a 09:10 |
| Le Chant de la Terre |
 C’est une erreur fort répandue que de croire que la musique est un langage universel qui serait à même de dépasser toutes les barrières culturelles pour rassembler les peuples. En effet, chaque culture a proposé sa propre définition de ce qu’était la musique. C’est nécessairement en fonction de ce que l’on reconnaît comme musique que l’on va se positionner comme public, en effet, une fois que l’on a accepté une définition “ouverte” de la musique, se pose presqu’aussitôt le problème de la valeur de l’art — ici de la musique. Peut-on accorder une valeur objective à une oeuvre d’art ? Il s’agit là d’un vieux fantasme occidental qui a longtemps — toujours ? — régi les questions esthétiques et a abouti à ces belles dénominations de musique “savante”, par rapport donc à une musique qui serait “ignorante”, de “grande musique” par rapport à une “petite musique”... Il convient ici de rappeler combien les certitudes doivent s’effacer lors d’une recherche vraiment scientifique — à-fortiori si le sujet étudié est d’ordre artistique. En effet, le caractère remarquable d’une oeuvre provient de ses impératifs, de son contexte... Ce n’est que dans un style que l’on peut créer un chef-d’oeuvre. Ou, pour poser la chose de manière ironique, demandons-nous si Jean-Sébastien Bach est un génie en Nouvelle-Guinée ? Il est difficile de trancher car il faudrait pour ce faire trouver des critères qui soient universels. Nous pouvons rétorquer que les Papous ne font pas de la musique au sens où nous l’entendons mais il sera alors très délicat d’admettre Bach — qui ne considère pas son travail comme une oeuvre de génie mais comme un art artisanal, qui demande application, efforts, qui permet à la fois d’apprendre et d’enseigner, le tout dans l’univers de Dieu — dans la même sphère qu’un John Cage ou un Brian Ferneyhough par exemple. On peut apporter quelques éclaircissements avec Le Baptême du Christ de Verrochio. Celui-ci demanda à son jeune élève Léonard de Vinci de terminer un ange. Nous considérons — à juste titre — qu’il s’agit là d’un chef-d’oeuvre de beauté et de perfection, pourtant, à l’époque, ce fut tout le contraire puisque Léonard était supposé se fondre dans le style de son maître, non l’égaler, encore moins lui faire de l’ombre. Comparer deux artistes n’a donc aucun sens s’ils ne sont pas issus du même courant. On peut s’interroger sur la suprématie de Bach ou Haendel sur l’oratorio baroque, il semble en revanche beaucoup plus délicat de comparer Pelléas & Mélisande avec le Langen Mandra Wanara — l’opéra javanais que Debussy avait pu entendre lors de l’Exposition universelle de 1889. Sauf à comparer deux esthétiques différentes avant de comparer les œuvres qu’elles ont engendrées, ce qui implique alors de connaître ces esthétiques. Car, une fois encore, il ne s’agit pas d’aboutir à un relativisme absolu mais de savoir de quoi on parle. Il est certain que voir un tableau, lire un livre ou écouter de la musique est une expérience individuelle qui induit nécessairement de la subjectivité. Mais, sauf à admettre que l’art est totalement subjectif et qu’il n’y a dès lors plus rien à ajouter — le débat se résumant à “j’aime ou j’aime pas” — on peut légitimement se demander s’il est possible de ne pas aimer un grand compositeur. Dans L’Oeuvre d’Art Gérard Genette dit que tout le monde a un jugement subjectif et un intérêt esthétique mais que beaucoup sont incapables de rendre compte de leurs propres références. L’esthéticien agirait ici comme un psychanalyste. Si l’on reprend le postulat d’Arthur Danto : “Comprendre une oeuvre d’art c’est comprendre la métaphore qui est toujours présente” il est possible de déplacer le problème de “j’aime pas” vers “je ne comprends pas”. Avant de juger un discours politique, une théorie scientifique on essaie tout d’abord de comprendre ce que son auteur veut nous dire mais il semblerait qu’en art cela soit superflu pour beaucoup. Il n’est pas impossible de comparer des œuvres même très éloignées mais à la condition de prendre de nombreuses précautions méthodologiques. C’est ici que se pose la question d’une universalité, sinon de l’art, tout du moins du jugement esthétique, surtout si on en fait un jugement du goût: un jugement sur une oeuvre d’art peut-il être universellement valable ? Dans La Critique du Jugement Kant affirme que le jugement esthétique, tout en étant subjectif, a “un principe qui détermine, par le sentiment seulement et non par des concepts, mais de manière universellement valable, ce qui plaît ou déplaît” car il existe un “sens commun” qui permet la communicabilité d’un sentiment. A cette thèse universaliste s’est opposée un relativisme qui fait dépendre le jugement esthétique soit des goûts personnels et d’une subjectivité individuelle, soit de l’influence d’une société déterminée. Les tendances récentes de la post-modernité renoncent au concept d’universalité, éprouvé comme une neutralisation du caractère singulier, voire provocateur, qui serait essentiel à tout art authentique. Cependant l’esthétique expérimentale a voulu prendre ces positions comme de simples hypothèses à soumettre au contrôle des faits. Ceux-ci ont montré une réalité beaucoup plus complexe que ne le croyaient les universalistes et les relativistes. On a constaté une grande homogénéité des jugements esthétiques chez ceux qui ont un contact ordinaire avec l’art et des connaissances artistiques ou esthétiques poussées — même si leur culture est très éloignée de celle qui a produit les œuvres qui leur sont proposées. Les écarts de jugement se trouvent chez les personnes les moins familiarisées avec l’art et dont les jugements font la plus grande place aux facteurs anesthétiques. Nous sommes alors en droit de nous demander si la musique est “universelle” puisque, nous l’avons vu, l’esthétique expérimentale a montré une certaine homogénéité des jugements. Peut-on alors en conclure que la musique est un langage universel ? Haydn disait de sa musique : “On comprend ma langue dans le monde entier”. Il paraît difficile de le suivre si par “monde entier” il n’entend pas seulement Occident. En effet, il est peu probable que des Inuits ou des Chinois goûtent facilement sa musique. C’est qu’ici le débat est nécessairement faussé par un ethnocentrisme qui n’ose dire son nom. De nombreux politiques ou musiciens, en maintes occasions — discours d’ouverture d’un festival par exemple, clament que la musique dépasse les frontières et rapproche les hommes. Ceci serait vraiment merveilleux si dans les faits on ne constatait un “rapprochement” à sens unique. Bien souvent il faut comprendre notre musique est universelle. Car si la musique est universelle cela signifie que les jeux vocaux Inuits, le Gagaku, les musiques Nyanza le sont aussi, ou alors existerait-il des musiques “plus universelles” que d’autre. D’aucuns répondront que la musique occidentale est plus universelle car plus “logique”. Il faudrait tout d’abord le prouver et ensuite qui a décrété que la logique rationnelle était universelle sinon des occidentaux ? La première musique à avoir connu une diffusion mondiale fut la musique baroque, consécutivement aux grands voyages d’explorations des XV-XVIIIème siècles. Suite à l’arrivée des Européens dans des terres inconnues — Amérique précolombienne notamment — on a même vu le style “dégénérer” en baroque colonial, c’est-à-dire évoluant à l’écart et dans l’ignorance de ce qui se passait en Europe. C’est de cette époque que datent de nombreux témoignages d’Occidentaux sur les musiques extra-européennes et vice-versa. Dès lors que peut-on voir ? La première trace de musique européenne en Chine date du début du XVIIème siècle avec l’arrivée du père Matteo Ricci à Beijing. Les Jésuites nous ont laissé des témoignages sur l’effet produit sur des Chinois par l’exécution de musique baroque : — “Il se faut après tout que les oreilles européennes soient différentes des nôtres. Vous aimez les choses compliquées, nous nous plaisons dans celles qui sont simples. Vos concerts, surtout s’ils sont un peu longs, sont des exercices violents pour ceux qui les exécutent, et de petits supplices pour ceux qui les écoutent”. Présenter la musique comme langage universel paraît bien audacieux. Non seulement en termes scientifiques la musique n’est pas un langage, mais, du fait de son caractère éminemment culturel, de ses dimensions esthétiques propres, de la diversité de ses expressions et — plus encore — de la variété des codes qu’elle utilise, elle n’a aucune vocation à l’universalité. N’en déplaise à des idéologues aussi sympathiques et généreux qu’un Yehudi Menuhin par exemple, l’intercompréhension des peuples à travers la musique est une utopie. Les musiques sont l’expression majeure de la différence et de l’identité. C’est ce que nous enseigne la pratique de l’ethnomusicologie. Celui qui fait une musique différente de la vôtre pratique une forme de borborygme musical. On pourrait dire que l’universalité de la musique dépend de la culture de l’auditeur. Écouter de la musique n’est jamais simple car la musique est par essence un art abstrait. Il faut nécessairement faire un effort et aller à sa rencontre, la difficulté est donc dédoublée lorsque les codes esthétiques qui ont vu naître la musique sont étrangers à l’auditeur. En revanche le phénomène musical est, quant à lui, universel, sur tous les continents chaque peuple, chaque civilisation, a développé et joué de la musique. Et quand Verdi écrit : “La musique est universelle. Seuls les sots et les formalistes ont inventé les systèmes ! (...) Il n’y a pas de musique italienne, allemande ou turque — mais il y a une MUSIQUE ! Ne m’agacez donc pas avec de telles définitions.” il insiste, en musicien Romantique sur la possibilité pour tout un chacun d’apprécier n’importe quelle musique en ouvrant son cœur. |
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| lundi 28 mai 2007, a 08:54 |
| Dieu existe !? |
 En appliquant la formule du mathématicien Thomas Bayle, le journaliste allemand Thomas Vasek a calculé que Dieu a 62% de chances d'exister. Il s'est appuyé sur le livre du physicien Stephen D. Unwin "The Probability of God : A simple calculation that proves the truth.". Il est parti du principe qu'il y a 50% que Dieu existe, et 50% qu'il n'existe pas, ce qui revient "à ne rien savoir du tout" et a décomposé son univers d'étude en cinq champs d'indices. Le premier : — la naissance du cosmos, fait pencher la balance en faveur de Dieu et élève la probabilité de son existence à 67% puisque l'état actuel des connaissances empêche de penser que quelque chose puisse surgir du néant, l'hypothèse que Dieu ait créé l'univers est donc un peu plus "plausible". Le deuxième champs d'indices : — l'ordre cosmique, joue également en faveur de Dieu, car l'étude des conditions physiques de l'univers montre qu'il suffirait de les changer d'un iota pour que celui-ci s'effondre et qu'un faisceau d'éléments donnent à penser que notre univers est extrêmement improbable. Or il est toujours là, ce qui fait grimper la probabilité de l'existence de Dieu à 80%. Le troisième : — l'évolution de la vie sous toutes ses formes met les chances d'une auto-génèse à égalité avec celle d'une création, ce qui nous ramène à 50-50. Mais c'est le quatrième indice qui porte un coup sérieux à Dieu : — l'existence du bien et du mal. En effet, même si l'universalité de la notion de bien plaide pour la préexistence d'un Bien, celle-ci est contredite par l'abondance du mal sur la terre qui fait tomber la possibilité de Dieu à 45%. Enfin, avec son cinquième champs: — les expériences spirituelles. Là c'est l'Homme qui vient sauver Dieu, de même que 50 000 000 de fans d'Elvis ne peuvent se tromper, 2500 ans d'expérience humaine de la transcendance et 6 000 000 000 de croyants (100 000 000 d'athées et 400 000 000 d'agnostiques environ) donnent à Dieu 62% de chances d'exister. Même s'il corrige de 5% à la baisse les calculs d'Urwin de 2005 ce résultat est supérieur aux 50% du pari pascalien. Pour être complet je vous signale un site internet rageusement athée qui vous donnera 30 preuves de l'inexistence de Dieu : http://www.whywontgodhealamputees.com J'attends vos réactions. |
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| dimanche 27 mai 2007, a 21:26 |
| Darwin Awards |
 Alors que vient de s'achever le Festival de Cannes je propose à tous ceux qui liront ces pages de voter pour les Darwin Awards 2007. Il s'agit de voter pour ceux qui ont échoué dans la dure loi de la sélection naturelle, ou, pour parler plus crûment, des morts les plus absurdes. Voilà donc la liste des nominés : 1) Un américain de 35 ans de l'Idaho qui voulait se saoûler à bas prix a mélangé du lait avec de l'essence, rendu malade il a vomi dans sa cheminée et provoqué un incendie qui a détruit sa maison et tué sa soeur et lui. 2) Un employé de banque de Manille s'est noyé dans 25cm d'eau : il essayait de récupérer ses clés de voiture mais s'est coincé dans une évacuation d'eau sous un trottoir. 3) Un canadien de 19 ans a tenté un saut à l'élastique avec des tentacules de poulpe mais avait mal calculé l'élasticité desdits tentacules. 4) Une patrouille de l'Arizona a trouvé un homme de 45ans mort, le gland et les testicules brulés. Après enquête les policiers ont découvert un trou dans son canapé par lequel l'homme avait dissimulé deux ponceuses électriques à des fins crapuleuses. Il semble que son dernier plaisir solitaire ait provoqué un court-circuit puis son électrocution. 5) Un américain de 53 ans, qui vivait dans le Dakota du Nord, son révolver toujours sur sa table de nuit s'est involontairement tiré une balle dans la tête suite à un coup de fil nocturne qui vit le malheureux, dans la précipitation, confondre son arme et son téléphone. 6) Deux jeunes australiens ont voulu, lors d'une virée sur la plage de Darwin, caresser un requin qui paraissait s'être échoué (en fait il dévorait une baleine à moitié échouée). Les malheureux ont été littéralement saignés à blanc (le coroner a parlé d'une perte de plusieurs litres de sang !). 7) Un ancien officier croate a voulu, lors du Noël Orthodoxe, épater ses enfants en jonglant avec de véritables grenades (bilan : 7 morts). 8) Un mari jaloux, en Russie, aurait suivi sa femme en cachette pour débusquer un éventuel amant. Planqué dans sa voiture, il se serait involontairement tiré un coup dans les testicules en voulant sortir précipitamment son arme et s'est vidé de son sang dans sa voiture. 9) Un ex-marine aurait récupéré, à l'insu de l'US AIR Force une fusée JATO (celles-là même que l'armée utilise pour faire décoller les gros porteurs sur une faible distance) pour l'essayer sur sa Jeep Cherokee ! Le malheureux a brûlé ses freins sur les 300 premiers mètres puis a percuté une falaise (16m plus haut tout de même !) à une vitesse estimée à 750km/h !!!! On a retrouvé quelques bouts d'os dans ce qui fut son volant. 10) Un jeune texan de 19ans a voulu jouer à la roulette russe avec un semi-automatique 45mm. Le problème c'est que les armes semi-automatiques mettent SYSTÉMATIQUEMENT une balle dans la première chambre vide... 11) Un américain de Floride a voulu montrer à son ami la redoutable efficacité de son gilet pare-balles face aux armes blanches : le couteau a traversé son coeur comme du beurre ! 12) Deux Anglais coincés dans leur voiture au milieu d'un champ de maïs suite à un accident (2 jambes cassées chacun) décidèrent d'allumer un feu pour alerter les secours de leurs présences, tous deux moururent carbonisés... 13) Eric Tomaszewski a amené aux urgences de Salt Lake City son compagnon, mortellement brulé. Eric a avoué : "j'ai poussé un tube en carton dans son rectum, comme d'habitude, et poussé Kiki (leurs hamster) dedans...". Son partenaire, Andrew, a crié le signal — Armageddon — pour demander l'arrêt des hostilités mais Kiki ne venait pas. Eric a donc craqué une allumette qui a enflammé une poche de gaz intestinal (le rectum d'Andrew était alors anormalement ouvert) qui a provoqué un retour de flammes (Tomaszewski a été brûlé aux cheveux) et qui a surtout enflammé le malheureux rongeur propulsé vers l'intestin comme un boulet de canon. Andrew est décédé l'intestin brûlé au 4ème degré.14) Un jeune allemand de 17 ans, gardien de but s'ennuyait lors d'un entraînement et a décidé d'escalader sa cage pour se laisser glisser le long du poteau. Il n'a pas remarqué un crochet sur lequel s'est arraché l'un de ses testicules. 15) Un américain de 23 ans, à la suite d'un pari est allé uriné en haut d'un poteau électrique. La ligne à haute tension (plus de 250 000 volts!) n'a pas nécessité de contact direct avec l'inconscient pour l'électrocuter grièvement, la chute l'ayant achevé...16) L'employé d'un zoo traitait un éléphant victime de constipation chronique. Il se serait trompé dans le dosage du médicament et est mort étouffé sous 120kg d'excréments. 17) Un couple de suèdois qui voulait pimenter ses ébats s'est tartiné les organes sexuels de beurre de cacahuète, puis se sont bandés les yeux, Monsieur en a perdu une suite à l'entrée dans le jeu du labrador de la maison. 18) En Californie un cambioleur s'est tué en tombant sur la tête dans le magasin qu'il souhaitait dévaliser (il tenait sa lampe de poche dans la bouche elle lui a perforé le crâne). 19) Un obèse vivant dans l'Illinois et qui ne pouvait se déplacer est mort étouffé par ses flatulences !!! L'autopsie a en effet révélé que son sytème d'aération était HS depuis longtemps et que son régime alimentaire à base de choux et de flageollets n'avait pas aidé. Deux infirmiers ont légèrement été intoxiqués lors de l'intervention. Pour vérifier la véracité de ses histoires allez sur le site de Wendy Northcutt, c'est elle qui contrôle l'exactitude des faits. J'attends donc vos votes avec impatience !!!! |
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