CITE DU VATICAN (Reuters) - Benoît XVI, dans la deuxième encyclique de son pontificat, consacrée à l'espérance chrétienne, lance une vigoureuse attaque contre l'athéisme, jugé responsable des "plus grandes cruautés" et des "plus grandes violations de la justice" dans l'Histoire. Dans les 75 pages de l'encyclique "Spe salvi", rendue publique vendredi, le pape exhorte les chrétiens à placer leur espérance en Dieu et non dans la technologie, les richesses matérielles ou les idéologies politiques, et souligne les "ambiguïtés" du progrès. Le document, qui tire son titre d'une phrase de Saint Paul - "Spe salvi facti sumus" ("dans l'espérance nous avons tous été sauvés"), appelle un monde en proie au pessimisme et au renoncement à trouver sa force dans l'espérance chrétienne. C'est un texte théologique et sociologique plein de rigueur, écrit dans un style académique, qui abonde en citations de saints, de philosophes et d'écrivains. Le pape y rappelle que l'athéisme a pu apparaître aux XIXe et XXe siècles, "selon ses racines et sa finalité, un moralisme: une protestation contre les injustices du monde et de l'histoire universelle". "Un monde dans lequel existe une telle quantité d'injustice, de souffrance des innocents et de cynisme du pouvoir ne peut être l'oeuvre d'un Dieu bon. Le Dieu qui aurait la responsabilité d'un monde semblable ne serait pas un Dieu juste et encore moins un Dieu bon", ajoute-t-il en citant les arguments des athées. Mais, poursuit le souverain pontife, l'Histoire a montré la fausseté des idéologies comme le marxisme qui affirment que Dieu n'existant pas, c'est à l'homme seul d'établir la justice sociale. "L'HOMME A BESOIN DE DIEU". "Si face à la souffrance de ce monde la protestation contre Dieu est compréhensible, la prétention que l'humanité puisse et doive faire ce qu'aucun Dieu ne fait ni est en mesure de faire est présomptueuse et fondamentalement fausse", ajoute Benoît XVI. "Que d'une telle prétention s'ensuivent les plus grandes cruautés et les plus grandes violations de la justice n'est pas un hasard mais est fondé sur la fausseté intrinsèque de cette prétention. Un monde qui doit se créer de lui-même sa justice est un monde sans espérance." Le marxisme, écrit le pape, a laissé derrière lui une "destruction désolante" car il n'a pas compris que "l'homme n'est pas seulement le produit de conditions économiques". Le pape appelle les chrétiens à mettre en Dieu leur espérance d'un avenir meilleur. "Sans aucun doute, le progrès offre de nouvelles possibilités pour le bien, mais il ouvre aussi des possibilités abyssales de mal - possibilités qui n'existaient pas auparavant." "Nous sommes tous devenus témoins de ce que le progrès, lorsqu'il est entre de mauvaises mains, peut devenir, et qu'il est devenu, de fait, un progrès terrible dans le mal. Si au progrès technique ne correspond pas un progrès dans la formation éthique de l'homme, dans la croissance de l'homme intérieur, alors ce n'est pas un progrès mais une menace pour l'homme et pour le monde." "Exprimons-le maintenant de manière très simple: l'homme a besoin de Dieu, autrement, il reste privé d'espérance", ajoute l'évêque de Rome. La première encyclique de Benoît XVI, "Deus Caritas Est" (Dieu est amour), publiée en janvier 2006, portait sur l'amour spirituel et l'amour charnel. Le pape, élu à la chaire de Pierre en avril 2005, préparerait une troisième encyclique sur le thème de la justice sociale, qui devrait être rendue publique l'an prochain.
MADRID (AFP) - Un véritable Las Vegas européen va bientôt pousser en plein désert aragonais, dans le nord de l'Espagne, avec 32 hôtels-casinos, des parcs d'attractions, un golf, un hippodrome, un centre de congrès, une salle d'opéra, des musées, des quartiers résidentiels...
Le consortium d'investisseurs International Leisure Development (ILD), basé au Royaume-Uni et promoteur du projet, prévoit à terme 25 millions de visiteurs par an pour une capacité de 35 millions de visiteurs. L'objectif est la "construction d'une ville de loisirs intégrée pour tous les âges, la première ville européenne qui aura ces caractéristiques", à environ une heure de route de Saragosse, explique à l'AFP Jaime Riera, l'un des seuls investisseurs espagnols du projet. Cette ville-loisirs, articulée autour de 16 thèmes historiques, de la préhistoire à la Grèce antique et au monde contemporain, sera construite sur une superficie de 2.000 hectares, soit un carré de 4,5 km de côté, dans le désert aride de Los Monegros. Elle sera desservie par deux routes à trois voies et on pourra y circuler en tramway. On ignore encore quand elle doit être achevée. Ce projet de 17 milliards d'euros, provisoirement baptisé "Gran Scala", a obtenu le feu vert du gouvernement régional d'Aragon, ravi de cette aubaine, "entièrement financée par des fonds privés", qui va mettre en lumière cette région moins connue que les plus touristiques Catalogne (nord-est) ou Andalousie (sud). "C'est un projet intéressant, nous nous sommes engagés à leur donner toutes les facilités nécessaires et nous avons de grandes attentes, avec une prévision de 30.000 création d'emplois", a déclaré à l'AFP un porte-parole du gouvernement aragonais. Très satisfaits de cet accueil, les promoteurs vantent les conditions naturelles de cette région de 47.719 km2 et de 1,2 million d'habitants, calée entre l'Atlantique et la Méditerranée. Ils comptent aussi sur la répercussion touristique de l'organisation en 2008 de l'Exposition internationale de Saragosse, pour laquelle les infrastructures régionales vont être modernisées. "Des infrastructures rénovées, la renommée à venir de l'Aragon et la rapidité d'action des élus régionaux font tous les attraits du projet", résume le Français Didier Rancher, dont l'équipe va implanter deux parcs d'attractions, Spyland et Acquantica. Pour Spyland, grand parc sur l'histoire des agents secrets, l'équipe française avait d'abord pensé à Dubaï, où le projet a été gelé, et à la France, où il n'a pas abouti, notamment en raison de la "frilosité des élus locaux". Spyland et le parc aquatique Acquantica seront finalement installés sur 100 hectares du désert de Los Monegros et leur construction devrait commencer au troisième ou au quatrième trimestre 2008. "Dans une première phase, avec seulement un tiers des parcs construits, on recevrait de l'ordre de un million de visiteurs pour la première année au sein d'un complexe qui ne serait lui-même pas encore totalement construit", explique Didier Rancher. Le projet "Gran Scala" doit être présenté à la presse le 12 décembre à Saragosse, en présence de tous les investisseurs, architectes et ingénieurs, selon Jaime Riera. La semaine dernière, Adolfo Barrena, élu régional de la coalition écolo-communiste Izquierda Unida (IU) a dénoncé ce projet qui, selon lui, ne prend pas en compte "une chose aussi importante et fondamentale que le développement durable". Les investisseurs d'ILD affirment le contraire et promettent que les machines à sous, parcs d'attraction et hôtels du Las Vegas européen tourneront en "majorité à l'énergie solaire et éolienne".
MOSCOU (AFP) - Le président Vladimir Poutine a signé la loi suspendant la participation de la Russie au traité sur les Forces conventionnelles en Europe (FCE), une des clés de voûte de la sécurité sur le Vieux continent, que Moscou cessera d'appliquer le 12 décembre.
"Vladimir Poutine a signé la loi sur la suspension par la Fédération de Russie du Traité sur les Forces conventionnelles en Europe", a annoncé vendredi le Kremlin dans un communiqué. Dans la foulée, le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a confirmé, lors de la conférence annuelle de l'OSCE à Madrid, que cette suspension "prendrait effet le 12 décembre".
La loi avait été adoptée par la Douma (chambre basse du Parlement) le 7 novembre et par le Conseil de Fédération (chambre haute) le 16. L'OTAN a aussitôt demandé que la Russie ne prenne "aucune mesure unilatérale qui porte atteinte à l'intégrité du traité". A Madrid, le sous-secrétaire d'Etat américain chargé des affaires politiques, Nicholas Burns, a estimé pour sa part que "la Russie avait fait une erreur". Vladimir Poutine, qui dénonce l'extension de l'Otan vers ses frontières et le projet de bouclier antimissile américain en Europe, avait annoncé dès juillet une suspension du traité par la Russie, reprochant à l'Otan de ne pas avoir ratifié sa version révisée en 1999.
Le traité FCE - qui limite le déploiement de chars, avions et armes lourdes en Europe et prévoit échanges d'informations et inspections - a été signé en 1990 par les pays de l'Otan et du Pacte de Varsovie, un an avant la chute de l'URSS. Il a été "adapté" en 1999 à Istanbul pour tenir compte de la disparition du bloc soviétique.
Mais les pays de l'Otan n'ont pas ratifié cette version révisée, arguant du maintien de troupes russes dans des régions séparatistes pro-russes de Géorgie et de Moldavie, deux ex-républiques soviétiques. La Russie demande désormais de pouvoir "déplacer librement ses troupes sur son territoire". Elle souhaite notamment pouvoir déployer plus de troupes sur ses flancs nord et sud, les districts militaires de Léningrad et le Caucase du sud. Selon "un haut responsable" du ministère russe de la Défense cité par l'agence russe Interfax, "l'entrée en vigueur du moratoire ne signifie (toutefois) pas que la Russie va immédiatement déplacer des troupes sur ses flancs". "Mais nous nous réservons le droit de déplacer nos forces sur notre territoire là où nous le jugeons indispensable", a-t-il dit. Lors de la réunion de l'OSCE jeudi, les pays occidentaux ont pressé en vain la Russie de revenir sur sa décision. La porte ne semble toutefois pas fermée pour une poursuite des discussions. Cette suspension "ne signifie pas que les efforts (de conciliation) cesseront", a déclaré M. Lavrov. Le chef du gouvernement espagnol José Luis Rodriguez Zapatero, dont le pays est à l'origine, avec l'Allemagne, d'une tentative de conciliation, a appelé pour sa part à trouver un "consensus". Pour Ivan Safrantchouk, du Centre des informations de défense à Moscou, la Russie "ne fera plus marche arrière cette année". "Le problème à vrai dire, c'est le bouclier antimissile. Si on avait trouvé un compromis sur ce sujet, ce moratoire n'aurait pas été décrété", estime l'expert russe. Pour autant, la Russie suspend sa participation mais ne sort pas du traité, souligne-t-il. "Elle ne va pas commencer à s'armer au point de violer le traité, cela reviendrait à le détruire. La conséquence directe, c'est que tout le système des mesures de confiance ne marchera plus", dit-il. Mikhaïl Barabanov, du journal russe "Export d'armments", est plus pessimiste sur l'avenir du FCE. "Il est clair que l'Occident ne fera rien (pour ratifier la version révisée) et que tôt au tard, on en arrivera à une dénonciation complète du traité par Moscou et, de fait, à sa liquidation", estime-t-il.
Personellement je ne fume pas, mais j'adhère : ATHENES (AFP) - Le chorégraphe et plasticien flamand Jan Fabre, figure polémique de la scène artistique, a présenté jeudi soir en première mondiale à Athènes sa dernière création, "I am a mistake", un plaidoyer pour la liberté de fumer dans une société qui "impose la bonne santé". Sur scène, quatre danseuses et une comédienne fument sans discontinuer - provoquant des toux dans les premiers rangs. Derrière elles sont projetées des images de femmes cigarettes à la bouche, l'air langoureux ou triste. La comédienne clame: "Je suis fidèle au plaisir qui essaie de me tuer!". "Quand j'ai écrit ce texte en 1988, c'était à la fois un hommage à Luis Bunuel et Antonin Artaud et un travail sur le plaisir de fumer. C'est une sorte de manifeste émanant d'un artiste, lui même gros fumeur, qui d'ailleurs meurt à la fin d'un cancer de la gorge", raconte Jan Fabre à l'AFP. Les images sont de la cinéaste belge Chantal Akerman, sur une musique du compositeur contemporain allemand Wofgang Rihm, jouée sur scène par les musiciens de l'Ensemble recherche. Le texte, écrit en 1988, est de Jan Fabre. "Au départ c'est Rihm qui est venu me voir pour me demander de travailler avec lui sur ce texte. C'est donc par hasard s'il revient aujourd'hui, alors que tout le monde est entré en guerre contre la cigarette et que le fumeur est un peu devenu le nouveau nègre de la société. Mais du coup il semble avoir plus de force", se félicite l'artiste anversois, toujours grand fumeur à 49 ans. Dans l'acte de fumer, Jan Fabre voit d'abord la marque d'un choix individuel, contre l'ordre social. "Je ne m'attaque pas aux non-fumeurs, je les respecte, mais ils doivent nous respecter en retour", dit-il. "J'ai été très choqué par cette affaire aux Etats-Unis d'un employé renvoyé de son entreprise après avoir été contrôlé positif à la nicotine pour avoir fumé chez lui. Jusqu'où vont-ils aller? Je condamne cette société du contrôle, qui vise une sorte de dictature du bonheur, où tout le monde doit faire de la gym, être en bonne santé, avoir l'air jeune, beau et productif !". Dans une mise en scène sobre, presque austère, les danseuses découpent rageusement des pages de publicité pour cosmétiques ou des photos de mode et s'amusent à les maltraiter, les brûlent avec leurs mégots. Elles font de même avec des posters de George Bush ou Vladimir Poutine, qu'elles gribouillent, potaches, de fausses moustaches ou de dents de vampires. A l'écran, les fumeuses de Chantal Akerman (des danseuses de la troupe de Jan Fabre) belles et mystérieuses, jouent des volutes de leurs clopes. "Ce qui m'intéresse aussi c'est bien sûr l'aspect esthétique et sensuel qu'il y a dans l'acte de fumer. Dans le film on perçoit dans la gestuelle des fumeurs à quel point celle-ci rejoint l'histoire du cinéma. Il y a un nombre tellement important de scènes de films où un homme et une femme fument, s'échangent du feu, c'est extrêmement érotique", dit Jan Fabre. Enfant terrible de l'art contemporain - artiste associé du Festival d'Avignon en 2005, il avait fait scandale avec deux spectacles violents et dérangeants, "L'histoire des larmes" et "Je suis sang" - Jan Fabre se défend de verser volontairement dans la provocation. "Je suis une erreur parce que je ne sais pas faire semblant", clame la comédienne dans son spectacle. Après le Palais de la musique d'Athènes, où il a reçu jeudi soir un accueil plutôt timide de la part du public, le projet va poursuivre sa tournée en décembre dans les salles du réseau Echo (European Concert Hall Organisation) à Vienne, Amsterdam, Birmingham, Luxembourg, Bruxelles, Cologne et Paris.
Les homosexuels masculins pourraient bientôt être autorisés à donner leur sang. La ministre de la Santé Roselyne Bachelot a en effet annoncé vouloir « suspendre » cette mesure qu'elle juge « discriminatoire et pas tolérable ». Le point sur la situation.
En France, depuis 1983, l'homosexualité masculine fait partie des critères d'exclusion du don de sang. Et cela au nom d'un principe de précaution toujours d'actualité. Comme le rappelait en début de semaine le Pr Gilles Brücker, Directeur général de l'Institut de Veille sanitaire (InVS) : « la prévalence du VIH parmi les homosexuels masculins est 100 fois supérieure à la moyenne nationale ».
Ce chiffre est à mettre en parallèle avec la « fenêtre de séroconversion », c'est-à-dire le délai entre la contamination et le moment où les marqueurs spécifiques peuvent être décelés dans le sang. Dans le cas du VIH, cette fenêtre peut durer 3 mois, comme nous l'a confirmé Sida Info Service. Autrement dit, au cours de cette période, le virus est présent mais indétectable.
A l'Etablissement Français du Sang (EFS), le Pr Jacques Hardy ne cache pas son malaise face à cette perspective d'une levée de l'interdiction. « Les statistiques concernant la prévalence du VIH parmi les homosexuels masculins montrent effectivement qu'il y a matière à maintenir le principe de précaution » nous a-t-il expliqué.
Il se montre également agacé par certains propos employés par la ministre. « Si la mesure de 1983 prévoit que les homosexuels masculins soient exclus du don de sang » poursuit-il, « ce n'est évidemment pas parce que les professionnels de la transfusion sanguine auraient une opinion sur l'orientation sexuelle de leurs concitoyens. Nous nous basons uniquement sur des données épidémiologiques. De ce point de vue là, parler de discrimination pose problème ».
A l'encontre de la position de l'OMS…
Concrètement, existerait-il une augmentation du risque lié à la levée de cette interdiction ? Un travail de modélisation mathématique réalisée à l'InVS en 2006 et resté jusqu'alors confidentiel répond justement à cette question. D'après ses auteurs, le risque d'avoir un échantillon contaminé serait doublé, sachant que le risque résiduel d'avoir un don contaminé est actuellement de 1 pour 2,6 millions. Des chiffres certes très faibles mais qui laisseraient augurer d'une baisse de la sécurité du don de sang en France.
Selon Roselyne Bachelot, « la levée de l'interdiction pourrait intervenir dans les prochains jours », sous la forme d'un arrêté. Le principal objectif du texte serait de ne plus employer l'expression « populations à risque » mais « pratiques sexuelles à risque ». Selon cette logique, toutes les personnes –hommes comme femmes- déclarant avoir eu plusieurs partenaires lors des 12 mois précédant un don devraient être exclues.
Enfin, autoriser les homosexuels à donner leur sang reviendrait à aller à l'encontre de la position de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) sur le sujet. Laquelle « écarte du don de sang les homosexuels masculins, en raison du risque de transmission du VIH et d'autres organismes pathogènes ».
Source : France Info, InVS, OMS, EFS, SIDA Info Service, 28 novembre 2007
BRATISLAVA - L'uranium que cherchaient à vendre trois
suspects, deux Hongrois et un Ukrainien, arrêtés mercredi en Slovaquie
et en Hongrie, provenait de l'ex-URSS et était suffisamment enrichi
pour être utilisé dans une "bombe sale" radiologique, a annoncé la
police slovaque jeudi.
Selon
le vice-directeur de la police slovaque Michal Kopcik, les trois hommes
arrêtés mercredi après-midi étaient en possession de 481,4 grammes
d'uranium sous forme de poudre, qui selon les enquêteurs proviendrait
d'une ex-république soviétique non précisée. "Il aurait été possible de
l'utiliser de plusieurs manières pour des attaques terroristes", a-t-il
déclaré à la presse.
Selon M. Kopcik, les enquêteurs tentaient
toujours de déterminer qui avait cherché à acheter la marchandise, que
le trio aurait proposé au prix d'un million de dollars (680.000 euros).
Il a précisé que la police disposait de renseignements indiquant que
les suspects, âgés de 40, 49 et 51 ans mais dont l'identité n'a pas été
révélée, comptaient initialement conclure la transaction entre dimanche
et mercredi. La police est intervenue lorsqu'elle a constaté que la vente n'avait pas eu lieu.
Deux
des suspects ont été arrêtés dans l'est de la Slovaquie et le troisième
en Hongrie. L'uranium, dissimulé dans des conteneurs en plomb, était
constitué de 98,6% d'uranium-235, révèle une enquête préliminaire.
L'uranium peut être utilisé à des fins militaires s'il contient au
moins 85% d'uranium-235.
A la mi-octobre, trois autres suspects,
dont un ressortissant slovaque, avaient été arrêtés en République
tchèque parce qu'ils auraient essayé de vendre de fausses matières
radioactives, selon M. Kopcik. On ignore toutefois s'ils sont impliqués
dans la nouvelle affaire, sur laquelle les polices slovaque et
hongroise ont travaillé conjointement depuis le mois d'août.
Les
nouvelles arrestations renforcent les craintes d'un possible trafic à
partir de l'Europe de l'Est de matières radioactives destinées à
construire une "bombe sale", qui utiliseraient des explosifs
conventionnels pour répandre des débris radioactifs.
Selon les
experts, 25 kilos d'uranium ou de plutonium hautement enrichis sont
nécessaires dans la plupart des cas pour concevoir une bombe nucléaire
rudimentaire. Mais une fraction seulement de cette quantité suffit pour
une bombe sale, dont le principal but serait de semer la peur et le
chaos, pas de faire des victimes.
Selon Vitali Fedtchenko,
chercheur à l'Institut international de recherche sur la paix de
Stockholm, il ne faut pas croire pour autant que ces matières sont
faciles à obtenir. "Le danger existe sans aucun doute. Mais il n'y a
pas de raison de paniquer", assure-t-il. "La plupart des 'acheteurs'
sont des membres des forces de l'ordre et toutes les matières (qui
pourraient être achetées) ne sont pas de qualité militaire."
En
2003, la police tchèque avait arrêté deux Slovaques accusés d'avoir
vendu à de faux acheteurs qui étaient en fait des policiers de
l'uranium naturel appauvri pour 715.000 dollars.
Les autorités de
Kiev, les gouvernements occidentaux et des organismes de surveillance
internationaux ont averti à maintes reprises que des matières issues
des 15 réacteurs en service en Ukraine et de la centrale de Tchernobyl
pourraient facilement se retrouver entre les mains de terroristes. Ces
dernières années, les autorités ukrainiennes ont arrêté une dizaine de
personnes soupçonnées de vente ou d'achat de matières radioactives.
"Un jour on me rendra justice et les hommes reconnaîtront que je suis le père du XXème siècle.". Jack l'Éventreur. Cette citation attribuée au 1er tueur en série de l'histoire est le point de départ du roman graphique d'Alan Moore & Eddie Campbell. A l'origine se trouve la seule lettre authentifiée de Jack l'Éventreur qui portait comme adresse From Hell : de l'enfer. Alan Moore profite de cette petite virée victorienne pour critiquer la société bien-pensante britannique. Interrogés sur les meurtres, tous les Lords répondent d'une seule voix qu'aucun anglais ne pourrait en être capable ! A cette époque l'Empire Britannique est à son apogée et se considère comme supérieur. Devant le Wild Wild West Show, l'inspecteur Aberline constate, désabusé, que les Etats-Unis sont le pays de la connerie ; ce à quoi lui rétorque un "peau-rouge" : Ne sous-estimez pas la puissance de la connerie, Inspecteur. Pourtant, dans le quartier misérable de Whitechapel des milliers de femmes, d'hommes et d'enfants survivent dans des conditions lamentables et inhumaines. L'ouvrage se présente sous une forme imposante et rigoureusement documentée (voir les innombrables notes de bas de page). Mais Moore évite l'écueil de l'enquête sur Jack l'Éventreur et son identité. Pour lui l'intérêt est ailleurs (il avoue d'ailleurs avoir des doutes quand à la validité de l'hypothèse de son oeuvre et n'hésite d'ailleurs pas à présenter au lecteur les autres théories. Pour ma part j'ai été captivé par cette bande dessinée que j'ai dévoré d'une traite. J'ai adoré le voyage historique dans Londres quand Jack montre à son cocher la lutte séculaire entre la magie et la science, le féminin et le masculin au travers de l'ensemble des monuments de la grande ville. Autre grand moment : le cauchemar sanguinaire qui préside à la "création" d'Adolf Hitler : les meurtres commis par Jack l'Éventreur ont eu lieu en 1888, quelques neuf mois avant la naissance du futur Führer du Reich...
Nous allons ici aborder un problème spécifique à la musique mais qui est en même temps inhérent à sa nature même : la répétition. A la différence des autres arts — peinture, sculpture, architecture, littérature... — la musique ne naît pas de la création mais de l'exécution. Il en va de même pour le théâtre ou le cinéma. Il n'est pas question ici de réclamer une table rase du passé mais d'attirer l'attention sur un fait majeur et surtout nouveaux au sein de la musique savante occidentale : on joue davantage de vieux que de neuf ce qui peut, à long terme, représenter un danger pour toute l'industrie musicale “classique”.
La spécialisation des productions n'est pas nouvelle dans l'édition phonographique et n'est aucunement spécifique à ce secteur. Cependant l'élargissement du champ musical couvert par l'audiographie — des premières formes musicales aux productions actuelles — accentue fortement cette tendance. Les majors ont, depuis leur création, associé leurs noms aux plus grandes vedettes, pour les œuvres du grand répertoire.
Deutsche Grammophon s'est ainsi forgé une identité dans le répertoire romantique allemand — Brahms, Brückner, Mahler... — Decca s'est résolument orienté vers le répertoire lyrique, tandis que Philips s'est fait le champion des vastes intégrales. Ces trois maisons regroupées au sein du groupe PolyGram permettent à ce dernier d'accumuler des champs restreints de répertoire et ainsi de couvrir tout le secteur.
En outre, en plus des trois grands labels cités ci-dessus, le groupe comprend une série de sous-labels spécialisés dans la musique baroque ou les musiques nouvelles : découpage en labels qui traduit bien cette volonté de fractionner en sous-champs un marché et, corrélativement, de contrôler une gamme de produits la plus vaste possible.
Les collections qui fragmentent chaque label spécialisé constituent le dernier maillon de cette stratégie. Les éditeurs de rock ou de jazz produisent des programmes non substituables alors que dans la musique classique les interprètes puisent essentiellement dans un répertoire déjà constitué. Sur le grand répertoire les maisons de disques sont donc en concurrence directe, situation qui provoque une saturation complète sur certaines œuvres : 50 versions disponibles de la 5ème symphonie de Beethoven, 45 de la 13ème sérénade de Mozart — La Petite Musique de Nuit — et 60 des Quatre Saisons de Vivaldi — plus de 200 versions réalisées depuis les débuts du disque !
P. Pauly — Philips France — commente ce phénomène de saturation en le reliant à la question des rapports technique-contenu des programmes et des catalogues. Il reconnaît par là que la politique éditoriale menée par l'ensemble des majors a généré la situation actuelle : “On a une saturation des répertoires, c'est un problème nouveau, et l'arrivée du CD a accentué le phénomène, d'abord parce que c'est une période — 10 ans — où l'on a beaucoup produit, l'industrie phonographique a beaucoup produit, le CD a permis de maintenir au catalogue des versions anciennes, dans des conditions de son, des conditions techniques excellentes, donc tous les enregistrements du passé se sont cumulés à la surproduction venant augmenter le catalogue (...). Si on se replonge dans les catalogues d'il y a vingt ans on s'aperçoit qu'il y a 5 ou 10 fois moins de titres disponibles !”.
Le label Philips, pourtant l'une des plus jeunes majors, propose à lui seul 12 versions des Quatre Saisons, 5 Symphonie fantastique de Berlioz, 5 Messie et 6 Water Music de Haendel, 6 Requiem de Mozart, 6 Boléro de Ravel, autant de Casse-Noisette de Tchaïkovski... Le goulot se resserre et l'on voit quel est le problème : comment assurer la pérennité de son art sur un répertoire aussi restreint ?
Si la musique classique a fait la preuve, tout au long de son histoire, de sa capacité à se renouveler, on ne peut pas en dire autant de son public actuel ainsi que de ses interprétes qui, pour une large majorité font montre de frilosité et d'un raidissement parfaitement dommageables à la musique classique. A long terme on peut s'inquiéter de l'avenir discographique si les comportements n'évoluent pas.
Les trois intégrales des 32 sonates de Beethoven par A. Brandel s'inscrivent dans cette démarche de manière presque caricaturale. Cela fait une quinzaine d'années que ce pianiste enregistre systématiquement le répertoire qu'il a déjà gravé en 1954. Cette attitude dessert la musique en lui déniant toute vitalité.
Certes il ne s'agit pas de dire que Beethoven, Mozart ou Brahms sont dépassés ou que leur musique est morte et ne devrait plus avoir droit de cité, bien au contraire, il ne s'agit pas non plus d'encenser la musique contemporaine ou de tomber dans l'excès inverse comme par exemple Dominique Wallon, alors Directeur de la Musique : “Enfin, l'avenir de la musique sérieuse est celui de la modernité, c'est-à-dire celui de la musique contemporaine. Les générations futures ne s'occuperont plus des Héroïnes de Donizetti : c'est la musique du XXème siècle qui deviendra l'essentiel du répertoire .”
Simplement, demandons-nous comment une musique qui se dit “savante”, “sérieuse”, “grande”, peut dans le même temps ne plus avoir produit quoi que ce soit de “valable” depuis un siècle ? Faut-il alors considérer que le meilleur est derrière nous comme le fait G. chevalier de Deutsche Grammophon :
“Emotionnellement, les compositeurs de ces trente dernières années ont quelques problèmes... rythmiquement aussi. Si on compare avec ce qui se passe depuis 40 ans dans le jazz, je crois que nos compositeurs ont des années-lumières de retard. Quant aux compositeurs à tendance commerciale, comme Glass... c'est beaucoup moins important, historiquement, que les premiers disques de rock ‘n roll. Quand on se pose la question quelle est la musique du XXème siècle qui va rester, quels sont les vrais créateurs ? Faut-il chercher du côté des compositeurs, ou des compositeurs-interprètes, ou des instrumentistes comme Charlie Parker ou Jimi Hendrix, ou alors des Stockhausen et autre Kurtag ? Ça se discute...".
Après une saine colère civique, je reviens à des sujets plus sérieux, comme la musique. . Adorno n'explique pas exclusivement l'évolution de la musique savante par le seul fait du système technicien. Adorno parle d'une résistance de la musique, de l'art à une rationalisation défreinée. Une vision de la société où la culture est harcelée, voir pervertie par les industries culturelles — Kulturindustrie. Pour Adorno le fait que la musique entre dans la sphère de la consommation modifie sa perception au point que se mélangent les hiérarchies sociales entre classes populaires, moyennes et supérieurs. Pour lui l'art subit la dégradation, la perte de sa spécificité en tant qu'art au profit d'une jouissance plus au moins matérialiste. La “vraie” écoute de la musique est ainsi gravement altérée par les industries. L'écoute purement émotionnelle tend à supplanter l'écoute intellectuelle, principe bourgeois de “l'Art pour l'Art”. L'audition de la musique devient consommation dans laquelle prime l'émotion. La musique devient pur divertissement. Toujours selon Adorno l'industrie culturelle réifie toute culture et aliène le consommateur qui devient totalement passif. Une idée assez naïve de la réaction de la masse, elle n'est pas si passive que cela puisqu'elle exige du nouveau sans cesse. La standardisation, que dénonçait Adorno, ne peut être totale, l'innovation est toujours présente, la nécessité de la nouveauté , même si la nouveauté n'est bien souvent qu'un simple recyclage. Les industries culturelles ne s'adressent pas a une masse amorphe mais jouent sur une dialectique entre individualisation et universalité. Donc production et consommation fonctionneraient comme un cercle de causalité où l'un produit l'autre. Phénomène sous-estimé par Adorno. Adorno a développé la problématique de l'interdépendance dans le domaine de la musique des forces de production. Il a ainsi montré une double influence entre composition et rapports de production — chacun exerçant une influence sur l'autre et vice-versa — notamment au travers de ces études de Wagner, Schönberg ou Mahler. Selon lui deux types de musiciens se font jour : ceux qui produisent une “musique radicale”, en rupture avec le conformisme et/ou l'industrie culturelle. Le but de ces compositeurs est donc de provoquer un déclic chez les récepteurs, de les “réveiller” voire de les éveiller. En ce sens, Schönberg et sa musique atonale sont l'exemple parfait d'un créateur d'une “musique non conformiste qui sauvegarde sans doute sa vérité sociale (...) ”. A l'opposé se trouvent les compositeurs qui s'intègrent parfaitement à l'industrie musicale et ne songent nullement à la remettre en cause. C'est là que la démarche d'Adorno trouve ses limites car s'il range dans cette catégorie les Beatles ou les yé-yé rien ne nous empêche d'y adjoindre Bach ou Mozart qui n'ont jamais montré la moindre velléité à s'opposer aux rapports de production de leurs temps.
Vous êtes vous déjà demandé ce qui aurait été différent si Ségolène Royal avait vaincu Nicolas Sarkozy ? La réponse : RIEN !
Essayez de vous en souvenir lors des prochaines éléctions....
Pour chaque député non réélu, les Français devront payer 417 120€ = 60 mois x 6952€. C'est la nouvelle indemnité chômage des députés ! Repris ce matin ( il y a maintenant quelques temps déjà ) sur RMC par JJ BOURDIN qui souligne que les élus de la gauche à la droite sont tous d'accord !
La plupart des médias n'en parlent pas !
A l'issue des 5 ans d'indemnités, les députés non réélus percevront " à vie " 20 % de ce traitement : soit 1390€ par mois.
Alors, faîtes des efforts, travaillez plus pour payer plus d'impots qui serviront à payer les " golden parachutes " de nos députés. Mais pourquoi 5 ans ? C'est précisément le temps d'une alternance législative.
Ce vote intervient au moment où les candidats nous parlent des efforts que devront consentir les Français pour réduire la dette et dénoncent le train de vie dispendieux de l'Etat !
L'information sur la nouvelle indemnité " Chômage " des députés a été révélée par : " Le Canard Enchaîné " le 7 février 2007, puis reprise et précisée par " Le Midi Libre ", le 1er Mars 2007. Curieusement, ce sont les seuls médias à en avoir parlé. Silence total du côté des télés, radios ou des autres journaux, habituellement pressés de dénoncer les parachutes en or de certains grands patrons (certes avec raison...).
Pourquoi se taisent-ils sur cette affaire ? Sans doute parce que cette loi a été votée en douce, par tous les groupes politiques, UMP, PS, UDF et PCF, qui savent parfaitement s'entendre lorsqu'il s'agit de s'octroyer des avantages sur le dos des Français.
Avant de quitter son perchoir, Jean-Louis Debré a fait voter à l'unanimité et dans le silence complet, une loi pour que désormais, un député non réélu touche pendant 60 mois au lieu de 6 mois son indemnité mensuelle nette qui est à ce jour - selon info sur site Assemblée nationale :
- de 5178€, soit 6 952 euros brut. Chaque député non réélu coûte donc aux Français 417 180€ sur 5 ans !
Sans parler ce qu'il leur coûtera " à vie " ! Ces indemnités ont été attribuées aux députés et définies par l'ordonnance N° 58-1210 du 13 décembre 1958. L'indemnité de base est calculée " par référence au traitement des fonctionnaires occupant des emplois de l'État classés dans la catégorie présentement dite hors échelle. Elle est égale à la moyenne du traitement le plus bas et du traitement le plus élevé de cette catégorie ", ce qui correspond au traitement d'un conseiller d'État ayant moins d'une année d'ancienneté dans son grade. S'y ajoute l'indemnité de résidence, comme pour les fonctionnaires, au taux de 3 %. Selon l'article 2 de l'ordonnance précitée : " L'indemnité parlementaire est complétée par une indemnité dite de fonction ". Le montant de cette indemnité est égal au quart du montant de l'indemnité parlementaire ( Indemnité parlementaire proprement dite majorée de l'indemnité de résidence ).
Depuis le 1er février 2007, les indemnités mensuelles brutes sont les suivantes :
- Indemnité de base : 5 400, 32€ - Indemnité de résidence (3 %) : 162, 01€ - Indemnité de fonction (25 % du total) : 1 390, 58€
Soit brut mensuel 6952, 91€.
Retenues obligatoires devant être déduites du brut mensuel :
- Cotisation à la caisse des pensions pendant les 15 premières années de mandat soit 1 153, 08€ - Contribution exceptionnelle de solidarité : 55, 62€ - Contribution sociale généralisée et contribution au remboursement de la dette sociale : 539,55€ - Cotisation au fonds de garantie de ressources : 27,00€
Soit net mensuel 5 177, 66€ .
Avant de quitter la présidence de l'Assemblée Nationale, Jean Louis Debré, nouveau président du conseil constitutionnel, a fait un joli cadeau à ses amis députés de tous les partis ! Bien entendu cette généreuse " Indemnité chômage " est totalement inconditionnelle, et l'heureux bénéficiaire de cette jolie rémunération de 5 ans, n'est tenu à aucun engagement quelconque, comme par exemple justifier de la recherche d'un nouvel emploi, d'une visite mensuelle auprès d'un conseiller ANPE, ou d'une activité justifiant cette " aide sociale "... Bref, tout ce qui est demandé à des chômeurs ordinaires.
Comme le disait Charles Quint : "Un Homme incorruptible c'est un homme plus cher que les autres", car évidemment aucun parti n'a protesté, vu que tous bénéficieront des largesses de M. Debré.
Tout le monde connaît aux Etats-Unis l'aventure des Pères Fondateurs du Mayflower (1620), de ces colonies qu'ils ne trouvèrent jamais, de ce serment qu'ils prêtèrent, tout le monde enfin, sait que, lors du 1er hiver ils faillirent mourir de faim et furent sauvés par les Amérindiens, ce qui donna naissance au... Thanksgiving. Hélas, tout le monde se trompait ! WASHINGTON (AFP) - Les Américains s'apprêtent à célébrer jeudi le jour d'action de grâce en s'attablant autour de l'incontournable dinde, accompagnée de sauce aux canneberges et suivie d'une tarte au potiron, mais ce menu n'aurait rien à voir avec celui du premier "Thanksgiving" en 1621. Cette année-là, ce repas est censé avoir été servi pour la première fois par des colons anglais et des indiens. Mais des historiens estiment qu'il n'y avait alors ni dinde, ni tarte au potiron au menu de la première édition de "Thanksgiving", qui, selon eux, n'était pas une fête religieuse mais une fête des récoltes. "Nous savons que le repas de 1621 comprenait du gibier, apporté par les indiens wampanoag, et de la volaille sauvage, probablement du canard ou de l'oie, qui étaient chassés par les colons", affirme à l'AFP Kathleen Curtin de la Plantation de Plymouth (Massachusetts, nord-est), où un village de colons anglais du 17e siècle a été recréé. "Ils n'avaient pas de farce, ils n'avaient pas de sauce aux canneberges parce que cela demande trop de sucre. Et probablement qu'ils avaient du potiron, mais ni farine, ni beurre pour faire une tarte", ajoute-t-elle. "C'était clairement une fête des récoltes" qui se déroulait plutôt en septembre ou en octobre, précise Mme Curtin. "Thanksgiving" est l'une des principales fêtes américaines et tombe le quatrième jeudi du mois de novembre, qui est férié aux Etats-Unis. Cette date a été fixée par le président Abraham Lincoln en 1863.
Attention, ça pique ! LONDRES (Reuters) - Des scientifiques ont découvert en Allemagne le fossile d'une pince provenant d'un scorpion de mer de 2,5 mètres, une créature terrifiante qui vivait avant l'ère des dinosaures. Ce spécimen, daté de 390 millions d'années, a été découvert dans une carrière en Allemagne et suggère que les araignées, insectes et crabes préhistoriques étaient beaucoup plus grands qu'on ne le pensait jusqu'à maintenant, font savoir mercredi des chercheurs de l'université de Bristol. "C'est une découverte extraordinaire", a déclaré le chercheur Simon Braddy.
"Nous savions depuis un certain temps grâce aux fossiles qu'il existait des mille-pattes colossaux, des scorpions géants, des cafards monstres et des libellules énormes mais nous n'avions jamais réalisé, jusqu'à maintenant, à quel point certaines de ces anciennes bestioles étaient grandes", a-t-il expliqué. Cette étude a été publiée dans la revue Biology Letters. La pince du scorpion de mer Jaekelopterus rhenaniae mesure 46 centimètres de long, ce qui porterait la taille de l'animal à environ 50 centimètres de plus que les anciennes estimations pour les arthropodes. La raison pour laquelle ces arthropodes préhistoriques ont atteint une telle taille est encore incertaine. Certains scientifiques avancent comme explication un taux d'oxygène élevé dans l'atmosphère de l'époque. Une autre théorie soutient qu'ils doivent leur taille à une "course à l'armement" avec leur principale proie, les poissons à carapace.