« Je suis étonné de voir des gens considérer encore qu'il s'agit d'une littérature pour enfants ou pour arriérés mentaux. Cela prouve bien leur ignorance de cet univers maintenant célébré par de nombreux intellectuels, particulièrement dans le monde anglo-saxon. La preuve, voici un livre de philosophie sur le sujet : consécration ultime ! » Christian Boissinot, fan de BD depuis toujours, est aussi prof de philosophie. Il fait référence ici à Superheroes & Philosophy: Truth, Justice and The Socratic Way, publié en 2005 par Open Court aux États-Unis. En 19 chapitres, de grands spécialistes se penchent très sérieusement sur l'image des superhéros, leurs problèmes existentiels, leur devoir moral, la question de leur identité, et même sur la métaphysique des superhéros. « Ce qui m'intéresse surtout, c'est d'examiner les questions de fond posées à l'humanité par les bandes dessinées consacrées aux superhéros » : l'augmentation des performances physiques et intellectuelles par le moyen d'implants, de substances chimiques, de modifications génétiques… Le cyborg, le mutant, le posthumain font reculer les limites que sont la vieillesse et la mort. Un rêve sans doute aussi vieux que l'humanité, mais devenu obsessionnel depuis la révolution scientifique. En effet, si, comme le croyait La Mettrie, « Le corps humain est une machine », n'est-il pas possible de perfectionner cette machine ? Évidemment, comme le rappelle Christian Boissinot, « cela pose des questions éthiques. On revient constamment à la question fondamentale : peut-on et doit-on altérer la nature humaine ? » Pour certains, c'est remettre en question la perfection de l'œuvre de Dieu, pour d'autres, c'est trahir la nature humaine. Mais une foule de gens répondent avec Nietzsche que « l'homme est quelque chose qui doit être dépassé. » Les Extropiens, par exemple, ne voient pas pourquoi l'on devrait se contenter de ce que la nature nous a légué, alors que la science est en mesure de faire reculer, voire d'abolir ces limites. Une idée qu'ils s'efforcent de répandre.
Or, il est intéressant de constater que, depuis 40 ans, les histoires de superhéros ont abordé toutes ces questions, parce que leurs auteurs étaient branchés sur les réalités scientifiques. Ainsi, Thor se bat depuis des millénaires; quasi invulnérable, il vieillit à une vitesse infinitésimale. Le Silver Surfer, qui est fait de « matière pure », n'est affecté ni par la mort ni par le vieillissement. Le squelette de Wolverine ayant été renforcé avec de l'« adamantium » dans le cadre d'un programme de recherche sur l'Arme X, son corps se régénère comme celui du phénix… La philosophie se penche maintenant sur ces questions, qui font intervenir des réalités scientifiques et des réflexions éthiques d'aujourd'hui. Comme le dit Christian Boissinot, « il ne s'agit plus de science-fiction quand on se demande si un athlète, pour sa propre gloire, pour son pays, pour la compagnie qui le parraine, est prêt à subir une altération. Et si l'athlète le fait, pourquoi pas le citoyen ordinaire ? » Pourquoi en effet ne multiplierait-on pas à volonté son propre génome, pourquoi ne fusionnerait-on pas avec la machine ? La science, qui se pose la question du comment et non du pourquoi, est muette sur ces questions, mais la science-fiction peut proposer des pistes intéressantes. « Les créateurs peuvent partir des données scientifiques et extrapoler, que ce soit pour nous mettre en garde ou nous montrer un monde de promesses extraordinaires. C'est ce que je trouve intéressant dans la littérature. ». Christian Boissinot ajoute que, contrairement à la croyance populaire, on est très loin ici d'un monde purement manichéen. Les superhéros sont souvent tiraillés, torturés moralement. Ces êtres subissent une sorte de fatalité. Ils sont enfermés dans un corps et un destin qu'ils n'ont pas choisis. Si différents des simples mortels en apparence, ils en partagent au fond les inquiétudes et les interrogations.
Dans Watchmen (Les Gardiens, dans l'édition française), ils sont confrontés à la réalité quotidienne, aux échecs et à la névrose. Les auteurs, Alan Moore et Dave Gibbons, ont procédé à une déconstruction du monde traditionnel des superhéros, reprenant les grands mythes en les transformant. Ils mettent en scène une équipe de superhéros renvoyés, en quelque sorte, à la vie civile pour avoir outrepassé leurs prérogatives. Confronté à cette réalité nouvelle, chacun réagit à sa façon. Certains avaient subi une transformation à la suite d'expérimentations scientifiques; l'un d'eux, effrayé par sa propre puissance, quitte la Terre et s'en va méditer seul sur une autre planète, pour ne pas mettre l'humanité en danger...
Qui n'a jamais voulu comprendre pourquoi il rêve ? Pourquoi il fait des cauchemars ? Les rêves prémonitoires existent-ils ? Zaccharie vous dévoile aujourd'hui comment mieux comprendre vos rêves, leur signification, leur origine... Mais Zaccharie vous pose aussi une question... Pourquoi les Dauphins ne rêvent-ils pas ?
Le cinéma tient une place à part en Corée du Nord.
On ne peut pas à proprement parler de censure de la production cinématographique de la part du régime nord-coréen, mais plutôt d'un contrôle total de l'État. La censure supposerait en effet une action de la part d'une autorité
sur ces films, une fois qu'ils sont produits. Or, en Corée du Nord,
toutes les structures de production sont nationalisées : les studios
sont ainsi des structures d'État. Le régime de Kim Jong-il n'a donc aucune censure à réaliser, puisque la liberté de création
artistique est déjà inexistante. Laurent Guido et Philippe Ney
relèvent ainsi que « l'ensemble du processus de la production
cinématographique [nord-]coréenne, du projet à la réalisation, est sous
le contrôle de l'Etat.». Néanmoins, le terme de censure peut être utilisé, en reprenant alors
cette notion dans un sens plus large : l'organisation de la production
cinématographique nord-coréenne empêche en effet toute liberté d'expression et de création artistique.La place du secteur cinématographique est considérée comme très
importante, puisque la production est placée directement sous
l'autorité de Kim Jong-il à partir des années 1966-67. D'après sa biographie officielle, Kim Jong-il, qui intègre le Comité central du Parti du Travail de Corée en 1964,
s'intéresse « dès les premiers temps de son activité [...] à la
littérature et aux arts » et « fait d'abord concentrer les forces sur
l'art cinématographique ». Dans les années suivantes, il affirme son contrôle sur le secteur cinématographique de Corée du Nord et propose ainsi de « déclencher une révolution dans le cinéma en
transposant à l'écran les œuvres que le camarade Kim Il-sung a écrites
lors de la Lutte révolutionnaire antijaponaise. Il fait, à cette fin,
mettre sur pied en 1967 la Troupe de création cinématographique
Paektusan qui devra s'occuper exclusivement de cette tâche.». En 1969, il devient directeur adjoint du « Département de l'Agitation et de la Propagande », avant de diriger formellement la Corée du Nord à partir de 1994. Les objectifs de ce contrôle total de l'État sont de s'assurer de la diffusion de l'idéologie du Juche, ainsi que le dit lui-même Kim Il-Sung cité par son fils dans son essai De l'Art Cinématographique : « Le film doit avoir une puissante action sensibilisatrice, à
l'instar d'un article de fond du journal officiel du Parti, et
anticiper sur la réalité. Il lui incombe ainsi de jouer un rôle
mobilisateur à chaque étape de la lutte révolutionnaire. [...] La tâche fondamentale de l'équipe de création est de faire des films
révolutionnaires d'une grande valeur idéologique et artistique de
nature à contribuer efficacement à imprégner les hommes de l'idéologie
unique du Parti et à uniformiser toute la société selon les grandes
idées du Juche. ». Et d'ajouter : "l'objet même du cinéma nord-coréen est donc la production de films mettant en avant les valeurs nationales et l'idéologie du comminisme à la coréenne, dans le but d'uniformiser et de mobiliser le peuple.". Selon Antoine Coppola, le cinéma nord-coréen est fondé sur le réalisme socialiste soviétique mais son histoire montre une évolution des thématiques. Une des principales caractéristiques du cinéma nord-coréen est « l'image-over ».
fondée sur une succession de plans et d'événements. Ce procédé rappelle
notamment les cinémas soviétique et chinois, mais aussi les mélodrames
hollywoodiens. Mais, selon Antoine Coppola,
« le cinéma coréen détourne ces mélodrames : le destin, les forces de
la nature, les forces surnaturelles qui justifient les "coups de
théâtre" des mélodrames sont désormais justifiés comme des difficultés
rencontrées par le nouvel homme communiste pour bâtir l'Histoire et de
venir maître du destin ». Il ajoute que l'on distingue quatre types dans le cinéma nord-coréen : le plan-tribune, où un orateur, apparaissant dans un plan coupé à mi-corps, harangue la foule à la tribune ; le plan-composition, qui correspond à un plan cadré sur un groupe dont la composition fait ressortir le leader révolutionnaire ; le plan-symbole, qui suggère la présence du dirigeant (car,
à la différence du cinéma soviétique ou chinois, le leader divinisé
n'apparaît pas directement à l'écran) : par exemple, dans Forever in our memory (1999),
alors que les travailleurs luttent contre les inondations, la présence
du « Grand Guide » est suggérée par un arrêt sur image où des rayons de
soleil transpercent un ciel nuageux, sur fond d'un hymne patriotique ; le plan-cérémonie, lequel représente les scènes de grand-messe du régime. La catharsis des larmes et de la démesure sont d'autres traits asiatiques du cinéma nord-coréen.A partir des années 1980, suivant le mot d'ordre du dirigeant Kim Jong-il,
le cinéma nord-coréen met en valeur les héros cachés, dont il faut
suivre l'exemple : ce sont des personnages anonymes de la vie
quotidienne qui se sont dévoués à leur patrie et au socialisme,
notamment dans les années d'après-guerre. Depuis 1992, le réalisme autonome met en valeur des héros qui, par
contraste avec les Occidentaux, doivent compter sur leurs seules forces
grâce à leurs capacités exceptionnelles, dans un contexte de
difficultés économiques et sociales accrues en Corée du Nord après la disparition du Bloc de l'Est. Un autre procédé consiste en l'insertion d'images d'actualité, en
rompant la narration, sous-entend que la fiction rejoint la réalité,
créant ainsi un univers spécifique de l'œuvre (univers appelé diégèse). La Corée du Nord compte 500 écrans. Les films sont issus du studio de production coréen, du studio de
l'armée et du studio des films éducatifs, qui produit des dessins
animés (y compris pour des sociétés étrangères : les séries françaises Pif le Chien & Corto Maltese sont réalisées à Pyongyang). Compte tenu des actuelles difficultés économiques de la République
populaire démocratique de Corée, La production de films par la Corée du
Nord a diminué d'une cinquantaine de longs métrages, à la fin des
années 1980, à seulement deux films en 2006 : Pyongyang Nalpharam de Phyo Kwang et Maeng Chil-min et Le Journal d'une Écolière, de Jang In-hak.
En 2007, le budget prévisionnel pour la production cinématographique
s'élève à 3 millions de dollars, correspondant à la production de 5 à 7
longs métrages. Depuis 1987, le Festival International du Film de Pyongyang est organisé dans la capitale nord-coréenne. Profitons-en pour évoquer la sortie en France du Journal d'une Jeune Nord-Coréenne ; film qui, avec ses 8 millions d'entrées en Corée du Nord fait figure là-bas de Titanic !
Dans Comic Box #50, sorti ce mois-ci, se trouve un article
particulièrement intéressant de Xavier Fournier sur la drogue et les comics. Je vous en
fais ici un résumé succint. Parler de drogue dans les comics était
strictement INTERDIT par la Comics Code Authority même pour
dénoncer ce problème. Mais en 1971 le Département de la Santé demande à
Stan Lee de faire passer un message anti-drogue dans Spider-Man #96-98.
Stan Lee obtempère mais la CCA refuse de s'aligner et essaie
d'interdire la publication. Le succès de Marvel amène DC à faire de
même avec Green Lantern, mais va plus loin. Si Harry Osborn ne prenait
que des "amphèt'" dans Spider-Man, Speedy, l'auxiliaire de Green
Lantern se pique carrément ! A cette époque la drogue est perçue de
manière générique et point n'est fait de distinction entre drogues
dures ou douces. Plusieurs héros ou vilains vont apparaître : Cloak
& Dagger sont d'anciens junkies, Bane, un ennemi de Batman, est un
super-junkie victime d'une drogue : le Venom, qu'il doit s'injecter en
permanence. Autre héros, et non des moindres : Popeye ! A l'époque de
sa création le terme Spinatch (épinard) désigne en argot la
marijuana... Si l'on veut quelque chose de plus explicite la couverture
de king Comics #42 nous présente Popeye fumant un narguilé rempli
d'épinards !! Harry Anslinger, représentant du Federal Bureau of
Narcotics considérait Popeye comme un comics pro-drogue. Autre
exemple, Doctor Strange, même si Steve Ditko, son créateur, était
farouchement anti-drogue, ses passages "psychédéliques" vont marquer
toute une génération : Pink Floyd reprend des extraits de Strange Tales
#158 sur la pochette de A Saucerful of Secrets, dans son livre Acid Tales, Tom Wolfe explique comment Kelsey a rédigé ses thèses sur le psychédélisme en planant sur Strange Tales, les Merry Pranskers,
groupe monté par Kesey, sillonait les USA dans un bus pour promouvoir
les usages du LSD déguisés en Captain Marvel (Shazam) !!!! Dans le
Swamp Thing d'Alan Moore, lorsque Abigail Cable avoue son amour à la
créature celle-ci génère des "tubercules" que le couple peut ingérer
pour vivre un acte sexuel que la nature végétale de Swamp Thing ne peut
concrétiser physiquement...
La question peut paraître incongrue mais, dès que l'on creuse un peu, plus du tout. Wonder Woman fut créée par un féministe (cf un précédent article). Les toutes premières histoires sont sans équivoque, elles voient la Princesse Diana ligoter à tour de bras des voleurs, des amazones, des géantes, des fausses wonder woman... Le créateur de Wonder Woman, le Dr William Moulton Marson, était un
"psychologue féministe" qui pensait que la femme était la supérieure de
l'homme en tout et recommandait aux maris de se laisser dominer par
leurs femmes. Sa vie sexuelle était très certainement passionante si l'on en croit les différents écrits qui circulent à ce sujet ! Les
premiers comics de Wonder Woman étaient en tout cas plein de tensions
sexuelles sado-masochistes, d'amazones sadiques et de bondages naÎfs. "The
only hope for peace is to teach people who are full of pep and unbound
force to enjoy being bound ... Only when the control of self by others
is more pleasant than the unbound assertion of self in human
relationships can we hope for a stable, peaceful human society. ...
Giving to others, being controlled by them, submitting to other people
cannot possibly be enjoyable without a strong erotic element" disait le
bon docteur. Aujourd'hui tout cela n'a pas totalement disparu : pour preuve cette couverture où le pied de Wonder Woman écrase la tête de Batman...
Aujourd'hui Zaccharie vous dévoile comment voyager vers l'avenir !!!! Quels seront les numéros gagnants du tirage de samedi ? George W. Bush mettra-t-il le monde à feu et à sang ? Rambo IV est-il un bon film ? Les hommes remettront-ils un jour des pantalons à patte d'éléphant ? Le réchauffement climatique va-t-il s'accélérer ? A quoi ressemblera Clara Morgane en 2057 ? Embarqez vite !
Paix sur terre aux hommes de bonne volonté (sic !)... BETHLEEM (AFP) - Cinq prêtres et deux policiers ont été blessés jeudi dans une bagarre générale qui a éclaté dans la basilique de la Nativité, à Bethléem, entre prêtres arméniens et grecs orthodoxes à la suite d'un différend "territorial" sur le nettoyage des lieux.
Les prêtres grecs orthodoxes avaient installé des échelles pour nettoyer les murs et les plafonds du lieu saint qui relèvent de leur responsabilité après Noël, empiétant ainsi sur la partie de l'église contrôlée par les arméniens, provoquant leur courroux, a indiqué à l'AFP un témoin qui a assisté au pugilat. Pendant plus d'un quart d'heure, une cinquantaine de religieux en robes noires se sont affrontés en hurlant à coups de balais et de barres de fer dans un chaos indescriptible avant que n'intervienne la police palestinienne pour séparer les belligérants. Les sept blessés ont été évacués à l'hôpital de Beit Jala, la localité voisine. "Les orthodoxes voulaient nettoyer dans la partie arménienne ce qui a provoqué la bagarre", a affirmé à l'AFP le maire de Bethléem, Victor Batarseh, qui a offert ses bons office pour tenter d'apaiser les esprits. "Tout est fini à présent", a-t-il ajouté. "Comme d'habitude, le nettoyage de l'église après Noël est à l'origine de problèmes. Depuis deux ans que je suis maire, tout allait pourtant bien", a-t-il assuré. Tout comme l'église du Saint sépulcre, dans la veille ville de Jérusalem, la basilique de la Nativité à Bethléem, ville de naissance du Christ, est soumis à un strict statu quo régissant les responsabilités des Eglises grecque-orthodoxe, catholique et arménienne. L'espace y est rigoureusement réparti tout comme les horaires de prières. La Nativité reste la plus ancienne basilique en Terre sainte et un des lieux les plus saints du christianisme.
"Tout n'explique pas tout et inversement" avait coutume de dire Michel Platini. La physique planchait sur la question à sa manière dans le but d'unifier la mécanique quantique (le sub-atomique), et la mécanique relativiste (les étoiles). Grosso modo il s'agit de réussir à intégrer la Gravitation aux trois autres forces "unifiées" : Force Nucléaire Faible, Forte, et Electro-magnétisme. En effet, la Gravitation est pour l'heure la seule force qui ne soit pas observable au niveau sub-atomique (elle se manifeste par une courbure de l'espace-temps mais pas, à la différence des trois autres, par une intéraction entre particules élémentaires comme les gluons ou les quarks). C'est que certains objets comme les trous noirs ne peuvent être expliqués qu'en faisant appel aux deux "physiques". Garret Lisi, surfeur amateur et docteur en physique théorique, a récemment proposé une "Théorie de Tout exceptionnellement simple". L'homme n'est pas banal. A 39 ans, il n'est membre d'aucune université et partage ses loisirs
entre le surf, le snow board et autres sports de glisse, et la
recherche solitaire des lois ultimes de la physique. On pourrait
facilement ne pas le prendre au sérieux. Mais inévitablement, quand un
physicien de la carrure d'un Lee Smolin déclare à propos de la théorie de Garrett Lisi que « c'est l'un des modèles d'unification les plus convaincants que j'ai vu depuis de longues années », le côté un peu hippie et même New age de cette histoire lui confère illico une belle réussite médiatique. En son temps Einstein avait révolutionné la physique en solitaire durant l'année 1905 en publiant trois articles qui jetèrent les bases de la physique moderne. A priori donc, un chercheur indépendant, possédant de plus un doctorat
en physique théorique, peut très bien avoir eu l'idée qui manquait
malgré des années de recherches poursuivies intensément par les
meilleurs physiciens et mathématiciens de la planète.Pour d'autres physiciens théoriciens, dont Thibaut Damour et Jean Iliopoulos,
les idées de Garrett Lisi sont très loin de faire le poids avec ce
qu'on attend d'une théorie de tout censée unifier la matière, les
forces nucléaires et électromagnétiques avec la théorie de la
relativité d'Einstein.
Certains vont même ouvertement plus loin. Sur son blog, Lubos Motl, le bouillant physicien théoricien et expert reconnu en théorie des
cordes, ne mâche pas ses mots. Pour lui, Garrett Lisi ne serait qu'un
de ces nombreux amateurs incompétents et prétentieux que l'on trouve
sur le web et qui prétendent révolutionner la physique. Bien que Motl
n'utilise pas cette comparaison, on voit clairement qu'il pense que les
compétences de Garrett Lisi en physique sont comparables à celle de
Brice de Nice en surf !
Il faut dire que Lisi a ouvertement déclaré qu'il rêvait de « botter les fesses à la théorie des cordes », clairement un casus belli pour Motl dont on connaît le mépris violent envers les critiques de la théorie des cordes que sont Lee Smolin et Peter Woit. Garrett Lisi est intervenu en personne sur plusieurs blogs dont celui de Backreaction, tenu par Sabine Hossenfelder, et qui fait aussi partie des blogs
scientifiques phares sur le Net, avec ceux de Lubos Motl, Peter Woit,
John Baez et enfin Cosmic Variance. Ses interventions sont toujours mesurées et
constructives. Il ne se présente pas comme un nouvel Einstein et est
ouvert à la critique. Pour lui, même s'il est convaincu d'avoir trouvé
quelque chose, beaucoup reste encore à faire pour préciser le contenu
de sa théorie qui n'est encore que l'esquisse d'un programme de
recherche. Il tient particulièrement à ce que l'on garde un œil
critique, et même sceptique, sur ses travaux et pense qu'il est
beaucoup trop tôt pour en arriver à quelques-unes des déclarations que
l'on trouve sur le Web, et qui tendent à les présenter comme la clé du
problème de l'Unification des forces.
J'aime beaucoup Nine Inch Nails (NIN), après le lancement de Year Zero on pensait avoir tout vu... On se trompait ! Trent Reznor, leader du groupe Nine Inch Nails (NIN), est un artiste remonté. Pas seulement parce qu'il produit une musique violente - NIN est le fer de lance du metal indus, un rock martial et bruitiste mâtiné de musiques électroniques -, mais aussi parce que, ces derniers temps, l'industrie du disque l'énerve. Exemple en septembre dernier, où, pendant un concert en Australie, il s'adresse ainsi au public : « Ici, le prix des disques est ridiculement haut. Alors volez-les ! Donnez les disques à vos amis et continuez à les voler ! Ainsi, ces enculés [les maisons de disques] finiront par comprendre qu'ils arnaquent le public et que ce n'est pas juste ! » Démago ? Non : après avoir annoncé en septembre la fin de son contrat avec sa maison de disque Interscope, filiale d'Universal, Trent Reznor, leader de Nine Inch Nails avait produit et mis en ligne presque gratuitement le nouvel album du poète et slammeur Saul Williams. A cette occasion, Reznor avait admis fréquenter assidûment les sites de piratage. Nine Inch Nails a mis en ligne un site promis depuis quelques semaines : remix.nin.com. Sur le site, n'importe quel internaute peut, une fois inscrit gratuitement, télécharger les versions brutes des morceaux de Nine Inch Nails et de certains titres de Saul Williams. Avec pour but de les remixer à loisir, dans le logiciel de son choix. Presque tous les morceaux du dernier album du groupe, Year Zero, sont télé chargeables gratuitement, piste par piste - voix, basse, guitare, batterie. Et tous les autres sons sont découpés de manière à pouvoir être retravaillés individuel lement dans un logiciel de son. Sur le site, dans la même liste de lecture, sont ainsi mélangés les remix proposés par Reznor (ou ses collaborateurs habituels) et ceux des internautes. Tous sont logés à la même enseigne, au point que certains remix « amateurs » sont mieux notés que les remix officiels.
Qui sommes-nous ? D'où venons-nous ? Où allons-nous ?PARIS (AFP) - Largement popularisée par la science-fiction, l'idée d'univers multiples, que reprend Philip Pullman dans la trilogie "A la croisée des mondes" qui a inspiré un film sorti récemment, reste sérieusement envisagée par des scientifiques. "L'idée d'une multitude d'univers est plus qu'une fantastique invention. Elle apparaît naturellement dans plusieurs théories et mérite d'être prise au sérieux", écrit l'astrophysicien Aurélien Barrau dans le numéro de décembre de la revue Cern Courier de l'Organisation européenne pour la recherche nucléaire. "Ces univers multiples ne sont pas des théories mais des conséquences de théories élaborées pour répondre à des questions claires de physique des particules ou de gravitation. Beaucoup de problèmes centraux de physique théorique (...) trouvent ainsi une explication naturelle", résume ce physicien du Laboratoire de Physique Subatomique et de Cosmologie (UJF/CNRS/IN2P3). "Notre univers ne serait-il qu'un îlot dérisoire au sein d'un immense multivers infiniment vaste et diversifié?" si c'était vrai, cela pourrait être pour l'homme, qui s'était longtemps cru au centre du monde ou de la création, "une quatrième blessure narcissique", après celles infligées "par Copernic, Darwin et Freud", poursuit-il. Imaginer qu'il y a une multitudes d'univers répondrait à une des interrogations des physiciens : par quel hasard - sauf à croire en Dieu- notre univers, s'il était le seul existant, aurait-il précisément les lois et constantes physiques ayant permis l'apparition d'astres, de planètes et finalement de la vie?. "Les caractérisques de notre univers s'expliquent bien si l'on suppose que toutes les versions imaginables - ou non - de la réalité existent quelque part", résumait voici quelques années l'astrophysicien Max Tegmark. L'idée d'univers parallèles avait été avancée dès 1957 par le physicien américain Hugh Everett, pour interpréter certaines bizarreries - pour le sens commun - de la physique quantique. Des particules peuvent se trouver dans une superposition d'états -comme si un chat pouvait être à la fois mort et vivant, selon le célèbre paradoxe relevé par un des "pères" de la physique quantique Erwin Schrödinger. Mais un seul état devient réalité lors d'une observation. Les autres probabilités ne se concrétisent-elles pas dans d'autres univers? Hugh Everett et d'autres physiciens l'ont supposé. Il existerait alors, plusieurs univers parallèles ayant eu un passé commun, avant de diverger vers un autre possible. L'ancienne série télévisée américaine "Sliders", où les "héros" glissaient de monde en monde, s'est inspirée de cette idée de même que Philip Pullman dans sa trilogie. "Ce monde, comme tous les autres univers, est né du résultat des probabilités", explique Lord Asriel à Lyra la jeune héroïne de "A la croisée des mondes", en évoquant les particules élémentaires. "A un momment donné, plusieurs choses sont possibles, l'instant suivant, une seule se produit, et le reste n'existe pas. Sauf que, poursuit-il, d'autres mondes sont nés, dans lesquels ces autres choses se sont produites".
Vous avez dit "sous-littérature" ? PARIS (AFP) - La science-fiction romance des idées venues de la science, des scientifiques décortiquent la part de vrai dans les pouvoirs de Superman et "la physique de Star Trek" ou bien prennent la plume pour écrire leurs propres histoires: science et fiction ne cessent de se croiser. Ascenseur spatial, mondes parallèles, téléportation, voyages intersidéraux défiant la vitesse de la lumière grâce à des "trous de ver", hypothétiques tunnels ou raccourcis dans l'espace-temps... des idées folles avancées par des chercheurs, prennent vie dans des romans, avant d'être considérées avec sérieux des années plus tard par d'autres scientifiques. Lancée il y a un siècle par le savant russe Konstantin Tsiolkovski, l'idée d'un ascenseur reliant la Terre à l'espace, a été popularisée dans le roman "Les Fontaines du Paradis" d'Arthur Clarke publié en 1979, avant d'être étudiée par la Nasa. Grâce à la résistance des nanotubes de carbone, la construction de cables s'élevant jusqu'à 36.000 voire 100.000 km dans l'espace, devient envisageable. Dans son roman "Contact" paru en 1985, suivi d'un film en 1997, l'astronome américain Carl Sagan a recours aux "trous de ver", sur une suggestion de son collègue Kip Thorne, pour faire voyager les héros à des milliers d'années lumières. Si l'utilisation de tels raccourcis dans l'espace-temps reste utopique, la téléportation, autre idée inséparable de la science-fiction, progresse...mais pour des particules, pas pour l'homme. Des expériences ont permis de "téléporter" une information, grâce aux propriétés de la physique quantique. Pour faciliter l'interprétation de cette physique déconcertante, le physicien américain Hugh Everett avait évoqué en 1957 l'idée de mondes parallèles. Dans "SF: la science mêne l'enquête" (Le Pommier, 2007), l'astrophysicien au Commissariat à l'énergie atomique Roland Lehoucq décortique les idées de la SF grâce aux outils de la science. Ce chercheur, qui écrit des chroniques dans la revue de science-fiction Bifrost, avait déjà soumis Superman ("D'où viennent les pouvoirs de Superman" EDP Sciences, 2003) et Star Wars ("Faire de la science avec Star Wars" Le Pommier/Cité des sciences, 2005) à l'analyse scientifique, tout en refusant de "briser l'imaginaire". Lawrence Krauss suit la même démarche dans "La physique de Star Trek" (Bayard, 1998). "La science-fiction telle que la pratique Star Trek n'est pas un simple divertissement : elle sert un projet sérieux, qui est d'étendre l'imagination humaine", écrit en préface Stephan Hawking. Les scientifiques ne se contentent pas de fournir des idées à la SF, ou de jauger la vraisemblance des histoires publiées, ils utilisent aussi des personnages de romans ou en créent pour mieux vulgariser des notions complexes. Le héros de Conan Doyle, Sherlock Holmes, est amené à résoudre des énigmes policières grâce à la théorie de la relativité, la physique nucléaire ou quantique, dans "L'étrange affaire du chat de Mme Hudson" (Flammarion, 1998) de l'écrivain-physicien britannique Colin Bruce. M. Tompkins, le personnage créé en 1941 par l'un des théoriciens du Big bang, George Gamow, rêve qu'il joue au "billard quantique" ou visite un "broyeur d'atomes" dans "Le nouveau monde de M. Tompkins" (Le Pommier, 2002), une suite de ses aventures écrite par le physicien anglais Russel Stannard.
Où l'on reparle de l'Euro 2008 et des "sucesseurs" de Jaari Litmanen. HELSINKI (Reuters) - Le grand-duc qui avait interrompu un match éliminatoire pour l'Euro 2008 en se posant nonchalamment sur la cage du gardien a été sacré citoyen d'honneur de l'année par l'association des journalistes d'Helsinki. La rencontre, opposant en juin l'équipe nationale finlandaise à la Belgique, avait du être suspendue pendant six minutes sur ordre de l'arbitre. "Le choix a été unanime", a expliqué vendredi le président de l'association, Pasi Tuohimaa. "Le rapace a fait plus pour l'image de notre football que la piètre performance de nos joueurs ce jour-là sur le terrain". Après le match, ce rapace de la famille des prédateurs nocturnes avait été adopté comme mascotte du onze national. Hélas, "Bubi" - c'est son nom - s'est envolé après un concert de rock et n'est pas réapparu lors des rencontres internationales. En revanche, les admirateurs du volatile ont été ravis de revoir "Bubi" virevolter au-dessus du stade lors de la cérémonie de remise du prix - c'était sa première apparition depuis des mois.
Une nouvelle à tomber par terre !!! TOKYO (AFP) - Le ministre de la Défense du Japon a estimé jeudi que l'existence des Ovni était plausible et que les
troupes japonaises devaient pouvoir réagir si des soucoupes volantes
apparaissaient. "Il
n'y a rien qui nous permette de nier l'existence d'Objets volants non
identifiés (Ovnis) et d'une forme de vie qui les contrôle", a déclaré à
la presse Shigeru Ishiba (Parti Libéral Démocrate, droite), précisant
qu'il s'agissait d'une opinion personnelle.
Le ministre a déclaré
vouloir étudier comment les Forces d'auto-défense (FAD) pourraient
réagir au cas où des soucoupes volantes apparaîtraient. Au nom de la
constitution pacifiste du Japon, ces troupes ne sont autorisées à
intervenir que si le pays est menacé d'invasion par un Etat étranger ou
pour des opérations limitées à l'extérieur.
"Dans les films
Godzilla, les FAD sont mobilisées", a-t-il remarqué, s'étonnant que
rien n'ai été fait jusque-là pour fixer un "cadre légal" en cas
d'invasion extra-terrestre.
Ces commentaires du ministre sont
intervenus deux jours après une sortie surprenante du numéro deux et
porte-parole du gouvernement, Nobutaka Machimura, qui s'est dit
"absolument persuadé" de l'existence des Ovni. Machimura contredisait,
"à titre personnel", une résolution officielle adoptée dans la journée
en Conseil des ministres, et dans laquelle le gouvernement ne
"confirmait pas l'existence d'objets volants non identifiés qui
seraient venus de l'espace", à la suite d'une question d'un sénateur.
Voici une petite vidéo qui reprend un série de dessins réalisés par le grand maître Milo Manara (un futur article ?) et qui illustre à merveille ce vieil adage qui dit que : " plus ça change, plus c'est la même chose !"
Triste nouvelle, mais le combat continue. WASHINGTON - L'agence fédérale américaine de Protection de l'environnement (EPA) a rejeté mercredi une requête de la Californie demandant une dérogation à une loi fédérale antipollution, l'empêchant de facto d'appliquer des limites sur les émissions de gaz à effet de serre (GES) des véhicules circulant dans l'Etat. Cette décision, longtemps attendue, est un sérieux revers pour la Californie et 16 autres Etats américains souhaitant adopter des objectifs de réduction des émissions de GES.
Sous l'impulsion du gouverneur Arnold Schwarzenegger, la Californie a adopté en 2004 un projet de loi contraignant les constructeurs automobiles à réduire à partir de 2009 les émissions de GES sur leurs nouveaux modèles, pour parvenir à une diminution de 30% d'ici 2016.
Mais, pour appliquer le texte, l'Etat devait obtenir une dérogation à la loi fédérale sur la pollution de l'air, le "Clean Air Act". Une dérogation que lui a refusée mercredi l'agence fédérale de Protection de l'environnement.
"L'administration Bush avance avec une solution nationale claire, pas un amas confus de lois des Etats", a expliqué Stephen Johnson, administrateur de l'EPA. "Je pense qu'il s'agit d'une meilleure approche que celle qui verrait les Etats agir d'eux-mêmes".
"C'est décevant de voir que le gouvernement fédéral s'oppose à nous et ignore la volonté de plusieurs millions de personnes dans le pays. Nous continuerons à mener cette bataille", a réagi le gouverneur de Californie Arnold Schwarzenegger.
La Californie avait attaqué en justice l'EPA pour la contraindre à se prononcer sur sa demande de dérogation, faite il y a deux ans. Mercredi, Arnold Schwarzenegger a annoncé qu'il allait de nouveau saisir la justice "pour casser la décision d'aujourd'hui et permettre aux Californiens de protéger notre environnement".
Douze autres Etats (Connecticut, Maine, Maryland, Massachusetts, New Jersey, Nouveau Mexique, New York, Oregon, Pennsylvanie, Rhode Island, Vermont et Washington) ont adopté les règles fixées par la Californie, et les gouverneurs de quatre autres (Arizona, Colorado, Floride et Utah) ont annoncé leur intention d'en faire autant.
La décision de l'EPA intervient alors que le président George W. Bush a signé mercredi une loi obligeant les constructeurs automobiles à augmenter de 40% l'efficacité énergétique de leurs véhicules pour en ramener la consommation de carburant à l'équivalent d'un litre aux 15km. Ils devront également accroître la part de l'éthanol, dans le cadre de la lutte contre le changement climatique.
Alors que la Conférence de Bali s'est achevée sur un refus poli de Bush le monde entier grogne et fulmine. Le monde a tort car Bush appartient déjà au passé. Comme nous l'avons expliqué auparavant, les Etats-Unis sont en passe de dvenir un état écologique malgré ses dirigeants fédéraux. Un exemple qui ne manque pas d'ironie se trouve au Texas. Même au Texas il est difficile de trouver un homme politique plus à droite que Warren Chisun. Il y a quelques années, ce dernier avait présenté une proposition de loi visant à interdire la sodomie hétérosexuelle. Une démocrate lui avait alors demandé « ce qui se passerait si jamais son époux venait à déraper ». Chisun lui avait rétorqué : « Je vous conseille d'aller consulter un médecin pour s'assurer de ses réelles motivations ». Mais, et c'est sans doute là toute la beauté du paradoxe humain, ce même Chisun est aujourd'hui un chantre de l'écologie : « la vente de vent pourrait être notre prochain boum pétrolier ! ». C'est que depuis 5ans, sans faire grand bruit, le Texas a dépassé la Californie dans le domaine éolien, il est même sur le point de passer devant le Danemark ! Le plus étonnant c'est que cette révolution n'est pas le fait des écologistes mais des pétroliers !!! Le potentiel éolien du Texas est le plus important de l'Union, derrière le Dakota du Nord et suffirait théoriquement à couvrir plusieurs fois les besoins énergétiques du Lone Star State. Or ceux-ci sont énormes, seuls 12pays sur la terre consomment plus d'électricité que le seul Texas ! Tout a commencé en 1999 quand un certain George Walker Bush, alors Gouverneur, a libéralisé l'énergie. Bien conscients d'être impuissant, les écologistes texans ne s'y sont pas opposés mais ont fait ajouter une clause exigeant des compagnies qu'elles produisent 2000mégawatts d'énergie renouvelables d'ici 2009. Toutes ces compagnies ont énergiquement protesté mais ça a marché. Grâce à cette déréglementation de petites start-up comme GreenMountain.com ont pu vendre de l'énergie renouvelable et le secteur a pris son essor. Quand les prix du gaz et du pétrole ont flambé les magnats du pétrole se sont mis à l'éolien. L'un des premiers convertis se nomme Jerry Patterson et ne peut guère être suspecté de « gauchisme » (Républicain convaincu, il se présente à la Commission d'Aménagement où il siège, avec son arme et prie durant les pauses). Avec Herman Schellstede (un constructeur de plates-formes offshore) et Harold Schœffer (concessionnaire Cadillac et militant écologiste qui ne s'est jamais posé la question du paradoxe qu'il y a à vendre des voitures très polluantes et dans le même temps à attaquer les grandes compagnies pétrolières), ces trois-là ont monté un projet d'évaluation du potentiel éolien du Golfe du Mexique. Convaincus, ils ont installé des éoliennes sur d'anciennes plates-formes abandonnées. La pénurie de pétrole menaçant (le pic de la production au Texas fut atteint en 1972) a fini de convaincre les plus grosses fortunes qui ont suivi. C'est ainsi que T. Boone Pickens a annoncé qu'il allait investir 6 milliards $ pour bâtir dans le Panhandle (Texas ouest) la plus grande ferme éolienne du monde : 80 000 ha !!!!!! Bientôt le Texas produira plus d'énergie éolienne que l'Allemagne. David Swinford, un parlementaire, expliquait : « Le Texas s'est toujours enorgueilli d'être un état énergétique, et, pour être franc, nous voulons toujours être les premiers dans tout ce que nous faisons. ».
Nous avons déjà évoqué le décès de cet immense artiste que fut Stockhausen. Nous allons ici parler de son influence sur le rock. La plus "évidente" se trouve sur la pochette de Sergent's Peepers (1967), où, parmi les visages de stars on peut retrouver celui de Karlheinz Stockhausen. Paul McCartney a longtemps proclamé avoir été le premier Beatles à découvrir la musique de Stockhausen, à travers Gesang der Jünglinge. Selon Maxime Kaprielan on décèle également des influences, cette fois musicales. Dans Revolution par exemple, il serait possible de reconnaître une influence d'Hymen. Il n'existe cependant aucune trace d'une éventuelle rencontre Beatles-Stockhausen même si l'époque était portée sur l'avant-garde par principe. Rappelons d'ailleurs que Stockhausen reste le compositeur contemporain ayant obtenu la plus grande affluence : 1 million de spectateurs à Osaka pour Konzert für Ein Hause. Autre influence évidente : Pink Floyd. L'usage de musique concrète (Money), la collaboration avec Ron Geesin, compositeur de musique électro-accoustique (Meddle). Frank Zappa, grand fan de Varèse, mais qui a su intégrer les avancées décisives menées par Stockhausen en matière de bandes magnétiques. Björk enfin, qui avoue avoir découvert à l'âge de 12ans la musique du maître allemand, a toujours intégré son influence (Stimmung, Tierkreis) dans ses oeuvres : Vespertine, Medùlla, Homogenic. D'ailleurs une création commune était envisagée pour 2008...
Un groupe terroriste refait encore parler de lui. NANTES (AFP) - Un collectif créé par une bande de "doux-dingues" vendéens va défiler le 31 décembre à Paris pour dire "Non à 2008" après avoir rassemblé il y a un an 600 personnes à Nantes et fait des adeptes de par le monde. Le Fonacon (Front d'opposition à la Nouvelle année - Comité d'organisation nationale) invite à sa manifestation parisienne "tous ceux qui ne veulent plus que l'on cuisine de la dinde à la Saint-Sylvestre, (...) qui ne veulent plus se laisser défigurer par les rides" ou "plus voir changer le gagnant de la Star Academy". "Nous l'avions dit: si 2007 passait, 2008 nous retrouverait!", clame l'un des organisateurs cagoulé sur le site internet du collectif (Créé à Chauché, un petit village vendéen) où la première manifestation avait rassemblé 300 personnes en 2005, le Fonacon avait mobilisé le 31 décembre 2006 600 personnes sous une pluie torrentielle à Nantes pour "empêcher le passage en 2007". L'idée a été reprise en Belgique, au Canada ou en Suisse, tandis qu'une manifestation du même type est prévue cette année à Saint-Petersbourg. En outre, "chacun est invité à manifester dans son jardin, dans son immeuble et à faire une minute de silence à minuit pour protester contre l'arrivée de 2008", affirment les organisateurs. Le lieu et l'horaire de la manifestation parisienne seront dévoilés sur le site internet du collectif qui prévient déjà que si 2008 passait, "nous pourrions radicaliser nos positions" et "aller le 31 décembre 2008 à Bruxelles, devant la Communauté européenne, voir devant l'Onu à New York".
Malgré une production de 1091 films et 5 milliards d'entrées (2006), la production de Bollywood restait "confidentielle" à Hollywood. Les chose risquent cependant de changer. Jusqu'ici les Indiens se moquaient éperduement du marché international mais plus maintenant. EROS Entertainment, firme phare du cinéma indien, vient d'investir dans la toute nouvelle compagnie Eyeqube Studios qui se spécialise dans les effets visuels. EROS sera donc partenaire avec Charles Darby, concepteur des effets spéciaux et matte painting de Matrix, Titanic, Harry Potter, Tigre & Dragon... Basée à Mumbai (Bombay), Eyeqube entend élever la qualité technologique des films indiens sous la direction de Darby qui sera le directeur créatif de la société. Eyeqube produira des films pour EROS mais aussi pour tous ceux qui loueront ses services. Le travail a déjà commencé avec le nouveau film de la star Amitabh Bachchan : Aladdin. "L'Inde possède des personnes talentueuses, passionnées et ambitieuses. Ce qui lui manquait c'était l'infrastructure et l'ouverture aux possibilités actuelles" a déclaré Darby. Par ailleurs, Pyramid Saimira Theater, un groupe d'exploitants indiens, a racheté une chaîne de 17 salles au Texas pour $75 millions. Ce groupe possédait déjà 703 salles de par le monde et envisage d'obtenir une présence pan-américaine rivalisant avec celle de la communauté asiatique (Chine, Corée, Japon). Des films tels que Bhoot, Dhoom 2, Krrish... pourraient bénéficier d'une audience bien plus large que celle des salles spécialisées. Alors qu'il y a quelques temps un article intitulé "La Fin de la Culture Française ?" faisait bondir nos compatriotes pour qui, bien évidemment la SEULE culture digne de ce nom et capable de résister à la déferlante yankee reste la culture française (magnifique mépris pour l'Italie, la Chine, le Japon, le Brésil et bien d'autres) il me paraît opportun de terminer par quelques chiffres : un film français coûte en moyenne €12 millions et sera vu par 800 000 spectateurs. Un film US coûte €75 millions et sera vu par 7 millions de spectateurs. Un film indien coûte moins de €1 million et sera vu par plus de 40 millions de spectateurs...
TOKYO - Le jeu du chat et de la souris ne sera plus jamais le même. Des chercheurs japonais affirment dans la revue "Nature" avoir produit des souris génétiquement modifiées qui ne manifestent plus de peur devant les félins, ce qui pourrait apporter un nouvel éclairage sur le comportement des mammifères et la nature même de la peur. Les chercheurs de l'Université de Tokyo ont génétiquement neutralisé l'instinct de la souris de se cacher lorsqu'elles repèrent l'odeur ou la présence des chats, ce qui suggère que la peur est génétique et non le fruit de l'expérience.
"Les souris sont naturellement terrifiées par les chats et habituellement elles paniquent ou s'enfuient quand elles en sentent un, mais les souris privées de certaines cellules nasales par des manipulations génétiques n'ont donné aucun signe de peur", explique Ko Kobayakawa, qui a dirigé la recherche publiée dans "Nature" le mois dernier.
Lors de l'expérience, les souris génétiquement modifiées se sont approchées des chats, allant jusqu'à se frotter contre eux et à se montrer joueuses. Evidemment, a souligné le chercheur, il a utilisé des chats domestiques, moins enclins à profiter de l'amabilité du rongeur pour n'en faire qu'une bouchée...
Les souris mutantes ont présenté d'autres changements encore, comme de cesser d'éviter la nourriture avariée, autre signe de l'atténuation de leur réponse à la peur.
Pour évaluer le niveau de peur, l'équipe de Ko Kobayakawa a mesuré l'activité provoquée par la peur dans le cerveau des souris, qui produit certaines hormones dans le sang: ces niveaux étaient moins élevés que la normale.
Des tests distincts ont montré qu'il était toujours possible d'apprendre aux souris mutantes à craindre les chats en les exposant à une odeur de félin et en leur infligeant une douleur, précisent les scientifiques dans "Nature". "La découverte de ce que la peur est déterminée génétiquement et non apprise après la naissance est très intéressante et va à l'encontre de ce que l'on pensait jusqu'ici", notent-ils.
Ces recherches pourraient trouver des applications pratiques à l'avenir. M. Kobayakawa a expliqué que ses résultats suggéraient la possibilité que l'aversion humaine pour des odeurs dangereuses telles que celle de la nourriture avariée pourraient également être génétiquement programmée. Cette connaissance pourrait servir au développement du traitement de maladies nerveuses liées à la peur, comme les troubles anxieux, les phobies ou les troubles obsessionnels compulsifs (TOC).
Le chercheur voudrait aussi étudier les réactions associées à des odeurs perçues comme positives, celle de la nourriture saine par exemple. "Beaucoup d'actions peuvent être déclenchées par l'odorat. J'aimerais approfondir la connaissance de ce qui détermine ces actions."
Kim Dae-soo, professeur de neurogénétique à l'Institut supérieur de science et de technologie de Séoul (KAIST) et qui n'a pas participé au projet, estime pour sa part que ces recherches pourraient permettre de mieux savoir ce qu'est la peur et comment la contrôler.
"Les gens pensaient que les souris redoutaient les chats parce que les chats étaient leurs prédateurs mais ce n'est pas le cas. L'étude suggère que les souris sont destinées à redouter les chats", explique-t-il. "Si nous suivons le trajet du signal dans le cerveau, je crois que nous pouvons découvrir quelles sortes de réseaux cérébraux jouent un rôle important dans le contrôle de la peur."
Quant à créer des humains ignorant la peur, la route est encore longue: les souris ont la vue basse et dépendent bien plus de l'odorat que les humains. L'expérience n'a pas mesuré les changements pour la peur liée à la vue ou à l'ouïe.
On savait que 95% des accidents mortels sont provoqués par des hommes, mais on ne savait pas tout... Les assurances Liverpool-Victoria ont conduit une étude très sérieuses, concernant l'inattention au volant. Elle est responsable de 2895 des 150 000 accidents intervenus l'an dernier en Grande-Bretagne. Désormais, les portables sont bannis, les cigarettes vont bientot l'être, ainsi que la nourriture et les boissons le sont sur la C3. Reste deux facteurs aggravants: les enfants et les conductrices.
Les enfants (vous) stressent facilement. De plus, le temps de voir pourquoi bébé a vomi/de séparer Enzo et Lea qui se battent/de calmer Jennifer qui a peur d'arriver en retard à la soirée où il y a son Kevain et boum, accident! Vous n'aviez pas pu voir le cycliste. D'après l'étude, ils sont la source N°1 de distraction du conducteur, devant les portables ou la programmation du GPS.
Vous connaissez le “pilotage automatique”? C'est le fait de conduire machinalement (notamment sur les trajets quotidiens, que l'on connaît par coeur.) Evidemment, votre attention est réduite; d'où un risque d'accident. Arrivé à destination, certains oublient carrément comment ils sont venus! Or, les Anglaises sont plus enclines à ce comportement que les Anglais. 60% d'entre elles conduisent comme cela. Donc, il faut interdire les femmes au volant, afin d'éviter les accidents. En plus, elles n'ont aucun sens de l'orientation à l'extérieur, comme l'a démontré une étude dont nous vous reparlerons.
Voilà une nouvelle qui intéressera John Gaeta, l'inventeur du Bullet Time : WASHINGTON (AFP) - L'impression, chez les personnes vivant un événement traumatisant comme un accident, que le temps intérieur se ralentit à ce moment là n'est qu'une illusion, selon une expérience conduite par des scientifiques américains dont les résultats sont dévoilés aujourd'hui. "Les gens racontent souvent que les choses paraissent se dérouler au ralenti dans un accident", indique David Eagleman, professeur-adjoint de neurosciences et de psychologie à la faculté de médecine Baylor College à Houston (Texas, sud ouest). "La question est de savoir si cette expérience du temps ralenti se produit vraiment intérieurement ou si cela arrive seulement rétrospective