Pour beaucoup, on peut reprocher à la musique contemporaine, dans l'ordre : trop de science , pas assez de sensibilité ; recherche de l'originalité à tout prix, d'où évolution artificielle, forcée ; rupture du contact avec le public par un individualisme exacerbé ; refus de l'histoire et de la perspective historique ; enfin, manque de respect vis-à-vis de l'ordre naturel des choses.
Première critique, pas assez de cœur. C'est assurément oublier que la musique est tout autant un art qu'une science. Comment étudie-t-on l'histoire de la musique ? Par l'évolution de sa morphologie, donc de son langage et des formes ainsi engendrées. Vient ensuite cette idée du message créateur de l'artiste. Il est bien entendu qu'un musicien, quoi qu'il puisse avoir à dire, ne peut l'exprimer que par la musique et donc dans une forme ou dans une autre. Si son “message” primait réellement sur son oeuvre alors cela veut dire que l'on aurait pas besoin d'écouter la Flûte Enchantée, il n'y aurait qu'à se pencher sur les rites initiatiques francs-maçons... Bien entendu l'artiste exprime des idées, des sentiments, mais il le fait par son art, sinon il deviendrait philosophe ou politicien.
Seconde réprimande : recherche de l'originalité à tout prix d'où évolution forcée. Si l'on se retourne et que l'on veut bien prendre la peine de regarder l'histoire que peut-on voir ? Le cheval a été remplacé par la voiture. La musique est un écho de la société. Lui reprocher d'aller trop vite c'est donc reprocher au monde d'aller trop vite. Ceux qui s'offusquent de voir des canettes de Coca-Cola sur la scène de Don Giovanni sont les mêmes qui se pâment devant des peintures de Altdorfer représentant Alexandre le Grand en cuirasse du XVIème siècle !
Troisième critique, la rupture avec le public. C'est assurément faire preuve de mauvaise foi que de prendre les cours européennes des Temps Modernes pour des modèles de communication. Au cours de ses nombreuses “tournées” Mozart a, au mieux, touché quelques centaines de personnes, toutes nobles ou presque. Stockhausen, lors de son happening Expo Musik, a présenté un travail vu par un million de personnes. La rupture vient peut-être du fait que le public n'aime guère l'image qu'on lui renvoie de lui-même. Comme ces notables qui refusaient de payer Rembrandt si le portrait n'était pas ressemblant.
Quatrième critique : refus de l'histoire. Il semble au contraire, que ce soit le public qui refuse l'histoire au profit de la conservation — voire l'embaumement. Adorno ne disait-il pas : “Il y a plus de tradition dans les Bagatelles opus 9 de Webern que dans la Symphonie Classique de Prokofiev” ? Qui est l'héritier de Wagner, celui qui continue à singer son style cinquante ans après sa mort où celui qui poursuit son oeuvre mais en allant plus loin — Debussy , Mahler ?
Car la musique n'est pas déconnectée du monde, loin s'en faut. La Renaissance était porteuse d'un espoir immense, elle plaçait l'homme au centre de l'univers. Mais Freud, Einstein et Darwin ont relativisé ce point de vue, la barbarie nazie a largement entamée la croyance au progrès. Peut-on reprocher à la musique de traduire cela ?
Enfin il convient de rappeler que l'Occident n'est plus seul depuis les grands voyages d'exploration. Il a pu en cette occasion découvrir qu'il n'y avait pas une mais des musiques, certaines beaucoup plus anciennes que la sienne — musique chinoise, indienne, indonésienne, iranienne... Il a ainsi pu relativiser ses certitudes, ce que le public n'a peut-être pas encore fait, ce qui nous amène à la cinquième et dernière critique : le manque de respect vis-à-vis de l'ordre naturel des choses.
Envie de briller en société ? Envie de voyager ? Envie de voir autre chose ? Zaccharie vous présente plusieurs séries étrangères à découvrir ! Mujeres asesinas est une série argentine de 70 épisodes qui narre les histoires de plusieurs femmes meurtrières. Karaoke High est une série néo-zélandaise qui compte pour l'heure 15 épisodes et qui décrit le quotidien d'une école de musique (pas très original mais elle a une bonne réputation). Behind The Badge, est une mini-série de 9 épisodes. L'action se déroule dans un commissariat sud-africain qui doit faire face à la criminalité (18 000 meurtres rien qu'à Johannesburg en 2007!). Bai Qien est une série chinoise de 20 épisodes qui raconte la vie de Norman Bethune, chirurgien canadien, qui participa à la Guerre Civile espagnole, communiste, il rallia la Chine et devint chirurgien de l'Armée Populaire. Bratya Po-Raznomu est une sitcom russe de 20 épisodes qui nous présente le quotidien d'un photographe moscovite. MariMar est une série philippine de 20 épisodes (pour l'heure) qui rassemble plusieurs millions de téléspectateurs avides de passion et de trahison ! Si l'humour japonais vous fait vous tordre de rire Nodame Cantabile est pour vous ! Une jeune étudiante en violon bordélique et hyper-cradingue tombe amoureuse d'un 1er Prix de Conservatoire, évidemment très propre sur lui. Pari ui-eonin (Des Amoureux à Paris) est une série coréenne qui raconte les amours contrariés d'un PDG coréen à Paris et d'une jeune étudiante sans le sou. The Zero Degree Turn est une série iranienne qui relate la vie d'un Juste iranien qui, durant la 2nde Guerre Mondiale, aida des juifs à échapper aux Nazis. Ma Famille est une série ivoirienne de 150 épisodes qui traite de l'insatisfaction perpétuelle d'un homme qui compte de multiples maîtresses mais n'arrive pas à trouver le bonheur. Chou Fi Ma Fi ? (Quoi de neuf ?) est une série palestinienne de 200 épisodes qui nous montre les difficiles conditions de vie dans les territoires occupés. C'est la 1ère série à avoir abordé en Palestine le thème de l'homosexualité...
Marre des séries télé occidentales ? Zaccharie a la solution ! Durant deux ans, de 2003 à décembre 2005, chaque jeudi soir, des millions de Turcs regardaient Kurtlar Vadisi Terör (La Vallée des Loups). Cette série relate les aventures d'un homme qui, né sous un pseudonyme, en change, puis infiltre la mafia turque dans le but de la détruire. Parallèlement à cette mission il change de visage puis de vie. Cette version turque d' Un Flic dans la Mafia a connu de multiples rebondissements durant les 97 épisodes qu'elle a compté. Sa notoriété immense a incité le RTÜK (le CSA turc) à alerter les parents sur sa violence. Une polémique est d'ailleurs née en Turquie quand Polat Alemdar, le héros, s'est retrouvé confronté à une organisation terroriste ressemblant à s'y méprendre au PKK. Interrogé par le quotidien Milliyet sur la question, plus de 83% des Turcs ont réclamé le retour de la série. Plus de 100 personnages l'ont traversé, dont, lors du 97ème et dernier épisode : Sharon Stone & Andy Garcia ! Pour le final les producteurs se sont payés deux superstars qui jouent le rôle d'Amon (A. Garcia), un parrain de la mafia californienne, et de Lisa (S. Stone), sa femme fatale. Cet épisode, diffusé le 29 décembre 2005 a battu tous les records d'audience en Turquie. Alors que l'on parle dores et déjà d'une adaptation sur grand écran ! Voici le site officiel de Kurtlar Vadisi Terö.
Ira ? Ira pas ? Eric Clapton a été invité à jouer à Pyongyang. Keith Richards rêvait d'être le 1er artiste rock à s'y produire. Mais au fait, y a-t-il du rock en Corée du Nord ? La Corée du Nord s'est séparée de sa voisine du Sud à la fin de la guerre (1953). Dès lors, les arts et la musique sont passés sous le contrôle de Kim il-Sung et du parti communiste. L'État a alors encouragé les chants révolutionnaires qui ont fini par donner naissance à un genre à part entière : le « Taejung Kayo », à l'orée des années 1980. La musique est entièrement contrôlée par l'État. Kim Jong-il, le fils du Grand Leader, a lui-même écrit plusieurs opéras. L'interdiction de détenir une radio limite évidemment la possibilité d'écouter autre chose que la musique officielle. Jouer ou écouter de la musique sud-coréenne, du rock ou une quelconque musique étrangère est un crime d'état ! Le Gouvernement désigne l'ensemble de ces musiques sous le titre « jazz ». Le mot renvoie ici à une expression nord-coréenne qui veut dire « bizarre, étrange », ces musiques sont rejetées car « barbares, et sans mélodies ». La pop nord-coréenne est toujours gaie, lumineuse, enthousiaste… et kitch ! Le plus souvent c'est une jeune femme qui chante, la plupart du temps une ode à Kim Jong-il ou au Juche, l'idéologie officielle. Les titres des chansons parlent d'eux-mêmes : « Nous tiendrons plus fermement nos baïonettes », « La joie d'augmenter la productivité de la récolte au son de la mécanisation »… Les deux seules influences musicales étrangères furent l'URSS et la Chine. Le DJ Andy Kershaw, de la BBC, nota, durant sa visite en Corée du Nord, que l'on pouvait trouver des artistes pop tels que Jon Hye Yong, Kim Kwang Suk, Jo Hum Hwa, Ri Pun Hui, et les groupes Wangjaesan Light Music Band, Mansudae Art Troupe, ou encore le Pochonbo Electronic Ensemble. Il reste néanmoins difficile de parler de rock nord-coréen, même si Kim Jong Chol, le fils de Kim Jong-il, se dit fan d'Eric Clapton. Le pays reste en effet le seul au monde où Elvis presley, les Beatles, Michael jackson, sont des noms qui n'évoquent rien, ou presque… A l'inverse, The Mansudae Art Troupe a donné plus de 700 concerts dans 50 pays, a composé plus de 1500 chansons et 500 pièces traditionnelles dont plusieurs opéras : « La Fille à la Fleur », « Le Chant du Paradis ». Si le cœur vous en dit de comparer avec la scène sud-coréenne voici un lien : http://www.kome-world.com/fr/database-artists.php
Use Your Illusion I & II, Spaghetti Incident, les albums des Guns'n Roses se vendaient par dizaines de millions à la fin des années 1980 et au début des années 1990. Mais depuis, plus rien, rien excepté le départ de plusieurs membres incapables de continuer à travailler avec le caractériel Axl Rose. Une marque de soda, Dr Peeper, a donc lancé un défi au groupe : sortir avant décembre 2008 Chinese Democracy, leur prochain album attendu depuis des années ! Si jamais les Guns y parviennent, Dr Peeper s'est même engagé à offrir une boisson à chaque américain (300 millions tout de même !). À tous les Américains sauf à Slash et Buckethead, deux anciens membres du groupe, brouillés avec Axl Rose ! Chinese Democracy a dores et déjà été élu "album le plus cher jamais enregistré" par Times Magazine. Annoncé pour Mars 2007, il avait été une énième fois reporté, ce que comprend Dr Peeper qui explique "Mettre au point ce mélange de 23 ingrédients que nos fans connaissent et adorent a nécessité un peu de patience. Nous comprenons ce désir de perfection qui anime Axl et nous sympathisons avec lui. Une fois que le disque sera lancé nous savons que les gens le qualifieront de Dr Peeper pour les oreilles car ce sera un mélange de sons riches et hardis. ". Axl Rose s'est déclaré très surpris et heureux de cette marque de confiance et a précisé que certaines performances de Buckethead figuraient sur l'album et que donc, il partagerait son Dr Peeper avec lui !
Vous voulez devenir un génie en mathématiques tout en profitant d'un dépaysement garanti ? Le tout au meilleur prix ? Rejoignez donc l'école pour surdoués de Pyongyang, elle est ouverte à tous (sauf aux américains). L'école secondaire numéro un (ESNP) de Pyongyang a été fondée en 1954 et sert de modèle à tous les établissements secondaires du pays. Ses élèves se sont distingués en de très nombreuses occasions : un licencié en médecine a publié ses travaux sur le système cardio-circulatoire, la 1ère étude sur le laser comme nouveau principe populaire c'est eux, le logiciel KCC-PADUK (six victoires aux championnats de GO par ordinateur) c'est encore eux. Plusieurs étudiants et promotion se sont distingués durant les Olympiades internationales de mathématiques à Beijing (1990), en Suède (1991), et en Russie (1992). Les bâtiments de l'école sont à Pyongyang et disposent d'abris anti-atomiques. On vient d'y ouvrir un Département de Recherche en nanotechnologie. Rappelons également que Kim Jong-il essaie de former des hackers pour, en cas de conflit ouvert avec les Etats-Unis, saboter et paralyser internet.
Les frais de scolarité ridiculement bas : 500$/an pour la chambre, les repas, et les cours, achèveront de vous convaincre. Il faudra prévoir néanmoins quelques billets de plus pour vos menus frais. Vous aurez obligation de tenir un journal personnel où vous reporterez les faits et gestes de vos professeurs qui feront de même sur vous. La devise de l'école : Etudions pour la Corée ! Pour plus de renseignements voilà le site officiel de la Corée du Nord en France.
Quel est le point commun entre Demis Roussos, Nicolas Sarkozy et Kim Jong-Il ? Tous sont humains n'est-ce pas ? Nous sommes tous de la même famille… Mais il paraît qu'il nous manque un cousin. Depuis le XIXème siècle on a coutume d'appeler « chaînon manquant » ce bond mystérieux qui nous a fait passer du singe à l'homme. Nous savons que durant un temps (- 39 000/ - 35 000) l'Homo Sapiens Sapiens a cohabité en Europe avec Néanderthal. Les régulières apparitions d' « hommes-singes » ont relancé la polémique : Et si cette espèce parallèle avait pu survivre ? De son vrai nom Sasquatch, celui que les Américains surnomment affectueusement Big foot est l'une des légendes les plus récurrentes des USA. Les témoignages le concernant se comptent par dizaines de milliers. L'un des documents les plus fascinants sur Big Foot est un film de 1967, pris par un certain Roger Patterson. Le film pourrait être un canular si l'on oublie alors que c'est seulement l'année suivante que John Chambers créa les incroyables maquillages de la Planète des Singes. En 1921, le lieutenant-colonel Hovard-Bury, chef de l'expédition de reconnaissance de l'Everest, révèle par télégraphe qu'il a découvert des traces d'apparence humaine à 6400m d'altitude. D'après son sherpa elles appartiendraient au Meteh Kangmi, un homme-singe sauvage. Cette découverte vient s'ajouter à la somme de témoignages de voyageurs anglais qui évoquent L'Abominable Homme des Neiges. Les Lamas tibétains confirment l'existence de celui qu'ils appellent Migo, ou Yéti au nord du Népal. Certains chants yogi vieux de 1 000 ans évoquent « L'Homme Sauvage ». Ce qui rend les apparitions du Yéti plus crédibles que celles de Big Foot sont : 1) les observateurs sont considérés comme plus « rationnels ». 2) Le sérieux supposé des Lamas. 3) Les hauteurs glacées de l'Himalaya ainsi que l'étendue de la zone inhabitée = si une race alternative avait survécu elle aurait précisément choisi ce genre de lieu. Dans tous les cas l'affaire est prise très au sérieux par de réputés anthropologues et primatologues, c'est ainsi par exemple qu'en 1985 le Museum d'Histoire Naturelle de Paris a pu identifier des poils rapportés du Népal par l'alpiniste René de Milleville comme appartenant à un grand primate roux…
Et rien en Europe ? Si ! Depuis des temps immémoriaux les plaines du Caucase regorgent de légendes concernant cet homme velu. Des paysans affirment même avoir vu des familles entières se déplacer. Du temps de l'URSS le Dr. Marie-Jeanne Koffman avait ainsi recueilli près de 500 témoignages qui se recoupaient. Un de ses amis zoologues aurait même observé l'un de ces spécimens durant six minutes. Certains spécialistes voient dans l'Almasty du Caucase, soit un préhominien, soit un néanderthal attardé. Yves Coppens a récemment crée la polémique en cautionnant une expédition menée par le Dr. Koffman. Selon lui, cet Almasty pourrait être un chaînon manquant, mais pas sur la chaîne humaine…
Souvent on peut lire ou entendre des critiques à l'encontre de la science-fiction : immature, débile, pas crédible... Pourtant un film comme Soleil Vert a, à mon sens, tout aussi bien compris la nature humaine ou la société que n'importe quel film de Fellini ou de Kusturica ! Si La Cité des Femmes propose un message extrêmement daté sur le féminisme, Soleil Vert reste, lui, terriblement actuel (vache folle, réchauffement, Monsanto, OGM, pluies acides...)
Soylent green est tiré d'un roman antérieurement peu connu de Harry Harrison : Make room, make room ! Le film en revanche est tourné en 1973. La destruction de l'environnement et la raréfaction des matières premières (nous sommes en plein premier choc pétrolier), la pollution deviennent des thèmes récurrents dans l'actualité. Les premiers producteurs de produits biologiques critiquent l'agriculture intensive, le club de Rome vient de sortir le rapport Meadows (1972) Halte à la croissance ?, puis Sortir de l'ère du gaspillage : demain ; enfin un essai terrifiant du sociologue britannique Gordon Rattray Taylor, Le jugement dernier (Calmann Levy, Paris, 1970) annonce la fin du monde si rien n'est fait pour inverser les tendances. Soleil vert arrive donc, commercialement, dans un contexte idéal. New York City : 2022, la population de la ville est de 40 000 000 habitants, les gens dorment dans les cages d'escaliers par manque de place, le dernier arbre est veillé jour et nuit, la terre est recouverte d'un épais brouillard jaune, il n'y a plus de pétrole. L'un des directeurs de Soylent (la compagnie qui nourrit le monde, avec ses alicaments comme le Soleil Rouge, Vert ou Jaune) est assassiné et Thorn (Charlton Heston) mène une enquête qui l'amènera à découvrir une horrible vérité ! Le film décrit parfaitement ce que serait le fait, selon Krishnamurti, de « vivre dans un monde semblable à la mort »...
On connaissait l'Inspecteur Harry, qui opérait aux limites de la loi. Vic Mackey est son descendant. Dans le quartier de Farmington (L.A) il opère au sein d'une brigade de choc anti-gangs (10 000 gangs recensés dans la Cité des Anges). Avec ses hommes il mène une lutte marginale, marginale car très souvent les limites de la légalité sont franchies. Alors que sort la sixième saison en DVD la série est vraiment à découvrir et vaut largement sa réputation sulfureuse. Dans The Shield, rien n'est jamais noir ou blanc, untel est devenu un trafiquant de drogue mais, né dans un quartier dévasté et laissé à l'abandon, avait-il vraiment le choix ? La série aborde de front tous les problèmes que connaissent Los Angeles et les Etats-Unis d'Amérique : immigration clandestine, criminalité, désengagement de l'Etat, violences policières, tensions raciales...
Michael Chiklis, avec ses airs de Pitt Bull est parfait en Vic Mackey. Il rackette les dealers, n'hésite pas à tabasser les suspects, il est pourri... Pourtant il y a de la lumière en lui, d'ailleurs beaucoup de ses adversaires ne valent pas mieux. La force de la série ? Ne pas juger ses personnages. Voilà pour finir un petit extrait, il s'agit de la fin de l'épisode I, un flic a infiltré la brigade de choc de Mackey et les accompagne pour arrêter un dealer quand...
Cet article fait suite à une discussion que j'ai eue dans une soirée. Mon interlocuteur expliquait qu'après avoir regardé plusieurs séries on pouvait voir les grosses ficelles, et que, très vite on se lassait. Je me suis donc posé la question : comment certifier qu'une forme d'expression toute entière (les séries) soit nulle là où une autre (le cinéma) produirait des chefs-d'oeuvre ? Mon contradicteur et moi-même n'étant ni scénariste, ni réalisateur, notre avis ne fait pas plus autorité qu'un autre, alors posons la question à d'autres, plus autorisés. L'été dernier, Rohmer expliquait, dans un entretien paru dans les Inrockuptibles, qu'il aimait plusieurs séries (The Shield, Sopranos...) et ajoutait qu'il y avait souvent, dans un épisode d'X-Files, plus de cinéma que dans un film de 02H00. La preuve est faite, à mon sens, que les choses sont beaucoup plus compliquées.
Prenons There Will Be Blood, Ce film a été encensé un peu partout comme un Chef-d'Oeuvre absolu ! Sa musique "d'avant-garde", ses personnages mythiques, sa critique du capitalisme... Et bien pour moi, et c'est encore là un avis non-autorisé, je pense que n'importe quel épisode de Dallas est 100 fois plus contestataire et critique ! Daniel Plainview, dans le film, ne commet pratiquement rien d'illégal, il arnaque un peu les fermiers, certes, mais ce n'est rien en comparaison de ce que fit Rockefeller, ou feront JR et Bush. Il n'a aucun passé, il creuse des puits, sans raison. Il est travailleur et ne renâcle jamais, en cela il est conforme à l'imagerie traditionnelle. A la fin, comme il faut qu'il soit puni, il se fâche sans raison avec son fils qui l'abandonne alors qu'ils ont traversé sans histoire plusieurs épreuves. Le personnage du prêcheur est parfois risible, et sa fin est parfaitement grotesque ! Il est d'ailleurs si excessif qu'il est impossible de le prendre comme base pour critiquer les millions d'évangélistes "normaux". Si Dallas critiquait le capitalisme de son temps, voire anticipait l'avenir, There Will Be Blood nous parle d'un passé lointain, mais ne le relie jamais à aujourd'hui ! On est très loin par exemple de Syriana.
Alors que je discutais avec mon maître (nag-hammadi) il me lança un défi "Seras-tu capable de faire un article sur le Hip Hop Hopi ?". Maître, vous m'avez bien formé... Voici donc un article sur le Hip Hop Mapuche.
Le premier disque du groupe We Newen se veut un outil de lutte identitaire pour les jeunes Mapuches. Le 18 septembre 2006 les membres du Kolectivo We Newen (force nouvelle), un groupe de musique et de poésie installé à Temuko, Chili, lançait sur internet son 1er album : Canto y Poesia Mapuche del Siglo XXI. "We newen est né de la nécessité de faire entendre une voix artistico-politique puissante dans la capitale du pays Mapuche, Temuko. C'est à nous, les nouvelles générations de Mapuches, qu'il incombe de changer notre présent. ". Les membres de ce groupe s'appellent Küyen, Salvador Mariman (alias Gran Massay), Weichafe Newen & Wenu Mapu. Le collectif mélange avec bonheur les mélodies espagnoles, latinos, Hip Hop, et bien entendu la musique traditionnelle Mapuche. Plus de 70% des Mapuches sont citadins, "La musique a l'avantage de se propager très rapidement et peut constituer une arme de choix pour notre combat. Nous Mapuchisons la poésie et le Hip Hop pour en faire des outils modernes pour la lutte de notre peuple. ". Des Rage Against the Machine andins, en somme...
Après vous avoir fait découvrir le rock indien, il était logique de voir Zaccharie vous parler du rock amérindien ! Suite à leur défaite de Wounded Knee, en 1890, les Amérindiens ont le choix entre l'Assimilation et la Réserve. Il leur est interdit de parler leur langue et de pratiquer leur religion, alors même que des millions de Chinois, Polonais, Italiens, Juifs, Grecs, Nigérians déferlent sur leurs terres et peuvent librement pratiquer leur culture ! Il faudra attendre 1918 pour voir ces lois abrogées, suite à la vaillance des bataillons amérindiens sur les champs de bataille français. C'est durant la 2nde Guerre Mondiale que les Navajos vont s'illustrer. En effet, les codes US sont basés dans le Pacifique sur leur langue, inconnue hors des Etats-Unis, et très difficile à comprendre.
Sur le plan musical les Amérindiens avaient eu une certaine influence sur le Delta Blues (Charles Patton), celui des origines, car plusieurs esclaves en fuite avaient été recueillis par des Cherokee, et s'étaient acculturés, musicalement parlant. Quand Elvis explose au début des années 1950, les Amérindiens restent un peu à l'écart, mais, depuis les années 1970 et les contestations, les choses évoluent. On compte aujourd'hui quelques groupes ou artistes influents tels que Black Fire, formé par le Clan Bennaly. Le groupe se compose de Klee, le chanteur, Jeneda, sa soeur est à la basse, et Clayton à la batterie. Leur punk a été annobli par les Ramones en personne quand le bassiste du célèbre groupe a produit le 1er album de Black Fire : One Under Nation. Citons aussi Ethnic De Generation, un groupe de metal, rendu célèbre par l'album Blood Line, ou encore John Trudell, qui mêle folk songs et chants traditionnels amérindiens... Voici pour finir quelques liens...
La guerre aussi a une histoire, elle est même profondément humaine : les animaux ne font pas la guerre ! l'histoire de la Guerre, du Néolithique à la Guerre du Golfe, de John Keegan, est là pour nous le rappeler. Cet historien anglais explique très bien comment chaque société, selon son développement économique, sa religion, son organisation, ne combat pas de la même manière. C'est ainsi que certaines sociétés ignorent la guerre (en Afrique, en Micronésie...), que certaines sociétés arrêtent la guerre au 1er mort, là où d'autres ne distinguent plus les civils des militaires (IIIème Reich). Si l'on se retourne on peut ainsi refaire l'histoire du monde par le seul fait militaire : les Grecs assignent à la guerre une fonction religieuse. On ne combat pas lors des fêtes religieuses, ni la nuit, ni l'hiver. Enfin, il est souvent convenu de fixer le nombre de combattants de part et d'autre afin de limiter les pertes. Au Moyen Âge on combat au nom de Dieu, Saint Augustin distingue ainsi la guerre juste de la guerre inique. La Révolution Industrielle abat toutes ces règles ! Comme dans une entreprise il faut maximiser les profits (tuer le plus grand nombre) et minimiser les profits (protéger ses hommes). On fait les 3 x 8 (guerre 24h/24).
Terminons par quelques infos pour briller en société : Plus vieil empereur connu = Mesilim de Kish (2800 av-JC) ; plus grand conquérant : Gengis Khan (empire de 20 000 000 km carré, contre 3,7 millions à Alexandre) ; guerre la plus longue = Guerre Civile japonaise (1338-1600) ; guerre la plus courte = 15mn entre un Mahârajah et les armées anglaises ; guerre la plus meurtrière = Seconde Guerre Mondiale 50 000 000 de morts, soit 10% des victimes de toutes les guerres depuis le Néolithique selon certains historiens...
Celui qui croît que la musique adoucit les moeurs ou rapproche les gens, celui-là pleurera toute sa vie... Il suffit pour s'en convaincre d'aller en soirée et de lancer le débat : "T'écoutes quoi ?". Immanquablement votre interlocuteur vous jugera = "U2 c'est commercial, je préfère LCD Soundsystem. Tu rigoles, c'est commercial maintenant ! La musique classique ? Ouais mais pas les trucs trop commerciaux !"... C'est que la musique sert avant tout à nous CLASSER !!!!!!! Plus je le lis et plus j'apprécie La Distinction de Pierre Bourdieu. Je sais que plusieurs historiens de la culture comme Bernard Lahire (La Culture des Individus) ont nuancé ses propos mais il me semble que toute sa théorie reste terriblement actuelle. Mais que dit-il exactement ? L'ouvrage, paru en 1979, explique que, selon son capital social, sa place dans la société (Prof, Agriculteur, Cadre, Chômeur...), chaque individu "choisira" ses pratiques culturelles selon leur LÉGITIMITÉ avant tout ! C'est-à-dire qu'un ingénieur méprisera Le Beau Danube Bleu pour la simple et bonne raison que, parmi les oeuvres classiques, c'est l'une des rares que les classes "inférieures" (agriculteurs, chômeurs) arrivent à apprécier. Horreur ! Elle ne peut donc être que Populaire au sens littéral. En citant Mahler comme compositeur favori il se DISTINGUE. Mais nous le faisons tous, à notre échelle. En effet, y a-t-il vraiment une énorme différence entre Lorie et The Kills ? Musicalement parlant il est permis d'en douter. Aujourd'hui on sait que les classes supérieures se diversifient et peuvent parfois s'adonner à des pratiques "illégitimes" comme regarder la Star Ac'. On sait aussi qu'il y a des exceptions mais on sait aussi que 97% des enfants en Conservatoire ont des parents qui ne sont ni chômeurs, ni ouvriers ni paysans...
Mais n'est-ce pas horrible de penser qu'avec votre fiche de paye et votre profession je peux vous dire la musique que vous aimez, les peintres qui vous ennuient, les films que vous allez voir ? Vous en doutez ? Allez jeter un oeil aux enquêtes menées par Olivier Donnat sur les pratiques culturelles des français...
Avec moins de 100 millions de bande-dessinées vendues chaque année l'Inde n'est pas à proprement parler un géant du genre, même si les choses évoluent. Il faut attendre Pran Kumar Sharma, dans les années 1960, pour voir apparaître les 1ères planches indiennes avec Daabu. Dépité que ses compatriotes connaissent mieux les dieux grecs ou les super-héros US, Anant Pai lança des BD mythologiques sur le Ramayana, Ganesh ou Hanüman à la fin des années 1960. La collection Amar Chitra Katha (426 volumes !) sera ainsi vendue en Afrique du Sud, au Kenya et même aux Etats-Unis. Son style est alors très proche des mangas, formellement parlant. Pai lance dès les années 1980 le magazine Tinkle. Les sujets plus sérieux font leur apparition et, à Calcutta (Kolkata) une école plus littéraire tend à se développer. Dans les années 1990 des caricaturistes apparaissent et vont donner à l'Inde l'un de ses personnages phare : Dubyaman's Duniya. Il s'agit d'un super-héros doté de l'apparence de W (dubble ya en hindi) Bush, et de la cervelle de Rambo. Crée par Neelabh Banerjee & Jug Suraiya. Il est publié au Népal, en Inde et au Pakistan. Shamik Dasgupta & Abhishek Singh ont, quant à eux, créé une version futuriste du Ramayana : RAMAYAN 3393 AD. Les années 2000 ont vu l'arrivée de Virgin Comics, financé par Richard Bronson, et dont le siège artistique est basé à Bangalore, près de la Silicon Valley indienne. On leur doit, depuis 2004, Spider-Man India : Pavitr Prabhakar, un jeune homme vivant à Mumbai (Bombay), reçoit d'un yogi des pouvoirs pour lutter contre des démons tirés de la mythologie hindoue. Les 200 langues parlées en Inde font évidemment obstacle à la naissance d'une école nationale indienne. Mais c'est grâce à cette diversité que l'on voit cohabiter des auteurs plus originaux comme Sarnath Banerjee, auteur du best-seller Calcutta. Son album Corridor s'est écoulé à 7 000 exemplaires en Inde, là où un best-seller atteint à peine les 2 000 exemplaires. Il a depuis ouvert sa propre structure : Phantomville. En attendant un Superman India ?
Si le nag-hammadi (blog.mongenie.com/) reste la référence ultime en matière de bouddhisme quantique il est en revanche passé à côté du Métal védique. Surprenant de la part de ce grand homme, mais heureusement Zaccharie, La Mémoire de Dieu veille... Comme pour le cinéma, le rock indien est régional, divisé entre les 200 langues locales et les grandes villes (Chennai, Mumbai, New Delhi, Kolkata, Hyderabad, Bangalore...). C'est dès les années 1920 que les musiques occidentales arrivent en Inde, via l'occupant anglais. Pourtant, le pays qui a connu maintes invasions résiste, ni le jazz, ni la musique classique n'arrivent à s'imposer tant les traditions millénaires (Ier traité musical indien = 1500 av-JC), sont présentes et ancrées. Il faut attendre le début des années 1950, c'est-à-dire après l'indépendance, pour voir apparaître les 1ères radios rock en Inde. Paradoxalement, à cette époque, et surtout durant les années hippies c'est l'Inde et Ravi Shankar qui vont influencer la Pop et le Rock (Beatles, Stones...). C'est Ananda Shankar qui, le 1er, va réaliser une synthèse entre musique hindustani et psychédélisme. Le mariage est assez réussi, mais reste sans lendemain. Le renouveau aura lieu dans les années 1980 et 1990 : Goa devient la capitale de la World Trance, les émigrés indo-pakistanais lancent la Banghra (Asian Dub Foundation), Kolkata voit naître l'Asian Breakbeat (Joi), et c'est à Singapour que des émigrés indiens vont créer Rudra, le groupe qui a lancé le Vedic Metal. Melody Maker les a surnommé "les Sepultura Hindis" !
Mon nez est trop long ! Mes seins trop petits... Qui n'a jamais rêvé de pouvoir se libérer ? De devenir le "vrai lui" ? C'est ainsi par exemple que sur 11 millions d'opérations pratiquées chaque année aux Etats-Unis, 3 millions concernent des latinos ou des asiatiques désireux d'effacer leur empreinte ethnique afin de réussir leur intégration ! Peu à peu, tout ce qui compose un corps humain devient une simple marchandise. Entre réussir sa propre customisation et réaliser une opération médicale réellement indispensable, la tendance est, là encore, à la délocalisation, avec tous les risques que cela comporte. Si vous n'êtes pas riche, vous pouvez économiser de 20 à 40% des frais d'opération en vous livrant au tourisme médical ! La compagnie PlanetHospital propose ainsi un resurfaçage de la hanche à 12 000$ (contre 20 000 aux USA), forfait comprenant l'intervention, le billet d'avion et l'hôtel, puisque ladite intervention aura lieu à New Delhi. Entre 150 à 500 000 américains auraient ainsi tenté l'aventure en 2007. Quel pays choisir me direz-vous ? Facile ! Une fécondation in vitro ? Rendez-vous en Espagne ou en Pologne. Un changement de sexe ? Choisissez la Thaïlande (400 000 visiteurs médicaux par an !). Une chirurgie des yeux ? Cuba, la Tunisie sont les spécialistes. Des problèmes odontologiques ? Direction l'Irlande, le Brésil ou Singapour. Une petite greffe du coeur ? Vous avez déjà visité l'Afrique du Sud ou l'Inde ? Si vous êtes stérile c'est en Israël que vous passerez vos prochaines vacances. Besoin d'un nouveau rein ? C'est du côté du Népal ou des Philippines que ça se passe. Des cheveux à changer ? Foncez à l'ïle Maurice. Un ventre à lifter ? Le Costa Rica est là pour vous !
Par contre il faut bien réfléchir avant ! Le Guardian rapporte en effet que la tendance serait en train de s'inverser : il s'agirait désormais de déconstruire le travail de la chirurgie esthétique. Katie Price a ainsi ramené ses seins à des dimensions plus "humaines". Alors, bientôt la course au plus laid ?
Vous n'arrivez pas à choisir entre votre amour pour Dieu et votre amour pour la Bête à Deux dos ? Zaccharie vous présente aujourd'hui une église qui vous permettra d'aller au Ciel en talons hauts ! Heather Veitch est une étoile montante de la galaxie évangélique américaine. Élevée dans une famille pauvre de Californie, violée à 14 ans, enceinte à 17, streap-teaseuse à 21. Après quelques années d'une vie de fric et d'alcool, la jeune femme pense — nous sommes un peu avant l'an 2000 — que la fin du monde est proche et que l'enfer l'attend. Elle se tourne alors vers Dieu, épouse son petit ami, se forme à l'esthétique, s'installe comme coiffeuse et donne naissance à une petite fille. Apprenant un peu plus tard qu'une de ses anciennes amies streap-teaseuse est morte, elle décide de se consacrer à l'évangélisation de ce troupeau de brebis égarées : « je ne veux pas changer leur vie, dit-elle, juste leur faire rencontrer Dieu ». Ça ne plaît pas à tout le monde, bien sûr : des hommes d'église ont trouvé osé qu'elle vende, lors d'un salon du porno à Las Vegas, des bibles empaquetées dans des tee-shirts portant l'inscription « sainte bombe ». Celle que les médias américains ont rapidement baptisée « porn again » en référence aux « born again christians », confesse toutefois que le streap-tease est un péché « mais qu'on peut le pratiquer pour son mari. Je le fais pour le mien et, dans mon église, j'apprends aux femmes à le faire » (D'après le Los Angeles Times).
Cela choquera sûrement certains, mais, déjà, dans le Zôhar ou la Kabbale on trouve des passages explicites appelant à l'amour physique entre époux.
J'attends maintenant avec impatience de découvrir des cours bibliques sur les bienfaits du streap-tease chrétien, sur le foi du « Qu'on instruise … les jeunes femmes …à aimer leurs maris … » Tite 2:4. Sur le site web nommé http://www.jcsgirls.com/ vous trouverez toutes les informations utiles pour rejoindre cette église.
Aujourd'hui Zaccharie vous donne les clés pour gagner au foot sans vous ruiner (cf articles précédents) : achetez des maillots rouges ! Les équipes de football dont les joueurs évoluent avec un maillot rouge gagnent plus souvent que les autres, ont affirmé des scientifiques britanniques dans une étude publiée mercredi. Le fait que les clubs anglais de Manchester United, Liverpool, Arsenal, ou par le passé Nottingham Forest s'approprient régulièrement des trophées n'est pas le fait du hasard, ont très sérieusement assuré des experts des universités anglaises de Durham et Plymouth. Les maillots rouges procurent un avantage lié à la réponse sensorielle qu'ils suscitent, selon eux. « Dans la nature, le rouge est souvent associé avec l'agressivité masculine et le besoin de s'afficher », écrivent-ils. Se concentrant sur les matches à domicile, lorsque les équipes qui reçoivent portent leurs vraies couleurs, ils ont trouvé des résultats « surprenants » : les équipes en rouge gagnent plus souvent que celles en bleu, jaune ou orange. Le professeur Robert Barton, de l'université de Plymouth, a avancé deux explications. L'une pourrait tenir à ce que les supporteurs, dont le soutien est souvent crucial, sont inconsciemment plus attirés par les équipes en rouge. L'autre renverrait à un possible « avantage psychologique » de porter du rouge sur la pelouse. Même le flot d'argent arrivé ces dernières années dans le monde du football n'a pas fondamentalement changé ces faits, assurent les scientifiques. « Nous prédisons toujours que porter du rouge peut faire pencher la balance », a indiqué le Dr Russel Hill. Quatre équipes anglaises viennent de se qualifier pour les quarts de finale de la Ligue des champions, dont trois arborent du rouge dans leur maillot: Arsenal, Liverpool et Manchester United.
Heureusement il existe des contre-exemples : La Mongolie, qui joue en rouge, n'a disputé que peu de matchs internationaux au cours de son histoire. Entre 1960 et 1998 l'équipe de Mongolie n'a en effet disputé aucun match international. La Mongolie a encaissé sa plus large défaite en 1998 lorsqu'elle a perdu 0-15 contre l'Ouzbékistan. Le tour préliminaire des qualifications pour la Coupe du Monde de la FIFA 2006 a vu la Mongolie se faire éliminer par les îles Maldives 1-0 et 11-0. Montserrat, dernière au classement FIFA (202ème place) en mars 2008, joue à l'extérieur en maillot... Rouge !
L'association peut paraître incongrue mais elle fut très sérieusement présentée par les opposants au robot cornu lorsqu'ils découvrirent les paroles suivantes dans l'un des innombrables génériques : Tu vas sauver notre race. C'est à peu près à la même époque que sort le livre A cinq ans, seul avec Goldorak de Liliane Lurçat, psychologue. Puisque l'on parle de racisme il est intéressant de constater que ce genre d'attaque concerne presque toujours des oeuvres étrangères (manga, comics). Mais commençons par le commencement et répondons point par point à cette idée grotesque.
1) Il s'agit d'un générique original français (celui d'Enriqué), à la rigueur il faudrait donc taxer les producteurs français de racistes. Ensuite, comme le notent la plupart des internautes sur les forums, il s'agit ici de la race humaine dans son ensemble.
2) Pour quiconque a un tant soit peu regardé Goldorak il est évident que la série est résolument pacifiste. Actarus (Duke Fleed) vivait en paix sur Euphor quand Vega, sans aucune raison, a anéanti son monde natal. Le Prince de l'Espace restera pourtant toujours opposé à l'usage de la violence. A l'inverse Vega manipule, ment, torture, ne recule devant rien pour arriver à ses fins. Son système politique est clairement présenté comme une dictature. Goldorak ne sert pas à détruire Vega, il défend la terre des attaques de Vega, nuance ! Enfin, tout au long de la série on découvre des hommes brisés par la guerre comme Ergastule ou Atlas.
3) Un danger pour les enfants ? Trop violent pour eux ? Mais relisez la Psychanalyse des Contes de Fées ! Tous les contes pour enfants sont violents : Peau d'Âne fuit un père pédophile, Blanche-Neige est empoisonnée par sa belle-mère... L'enfant déteste les histoires aseptisées. De plus, la génération qui a connu Goldorak est aujourd'hui adulte et ni plus raciste, ni plus malade que la génération qui porta le véritable Hitler au pouvoir.
4) Tintin au Congo n'a jamais eu droit aux mêmes "honneurs", pourtant le passé politique de son auteur est des plus troubles, à l'inverse de GO Nagai. Cet album est clairement raciste. Bien sûr c'est en partie dû au fait de son contexte (les années 1930, le colonialisme...) mais c'est aussi et surtout que là il s'agit de Tintin, pas d'un manga.
Marre du rock occidental ? Zaccharie a la solution. Dans de nombreux pays le rock et l'electro se sont acculturées. En Chine par exemple, c'est le style xibeifeng (Vents du Nord-Ouest), fortement inspiré des chansons populaires du Shaanxi, qui a donné le départ. En Israël est apparu ce que l'on désigne sous le nom d'Oriental Metal : un style mélangeant mélodies juives et arabes traditionnelles aux guitares lourdes du hard rock. Au Brésil la Samba et le Dub se sont mêlés à l'electro. En Croatie ce sont les chansons traditionnelles qui ont transformé le rock en chanson à texte et y ont ajouté des instruments. En Inde, la musique savante, basée sur la répétition, est tout naturellement devenue une influence immense pour la scène electro locale. Voici donc une petite sélection world. Bien entendu elle est loin d'être exhaustive et appelle des précisions indispensables de la part des érudits qui ne manqueront pas de noter les oublis inadmissibles et de les rectifier ! D'avance merci !
Estonie : In Spe (Errki-Sven Tüür, un compositeur contemporain l'a fondé)
Même Arlette Laguiller n'y avait pas pensé mais Al-Qaida pourrait devenir un modèle de management ! Religion et capitalisme font souvent bon ménage, après tout, le plus grand business-man de l'histoire n'était-il pas Jésus ? Cet obscur charpentier galiléen illettré qui se retrouva à la tête de la plus grande multi-nationale qui ait jamais existé ? Carlos Siffert, président de Promon (l'une des plus grandes entreprises de haute-technologie brésiliennes) en est convaincu. A tel point qu'il songe sérieusement à adapter le principe organisationnel d'Al-Qaida pour se restructurer. Imaginez une entreprise dont la structure a été conçue pour résister à n'importe quelle attaque, y compris nucléaire ! Une entreprise dont l'organigramme central aurait oublié la hiérarchie et qui n'aurait pas de pouvoir central. Une entreprise dont aucun établissement ne pourrait revendiquer le rôle de siège social. Une entreprise où l'information circule, mais divisée en "paquets" et suivant des circuits à chaque fois différents. Une entreprise en réseau, avec des noeuds interconnectés ! Or cette entreprise existe, elle a pour nom Al-Qaida. L'avantage ? Si un noeud est détruit, l'information continue à circuler avec fluidité. Des parties entières du réseau peuvent céder, lui tiendra toujours nous dit le journal brésilien Exame. Valdis Krebs, un consultant américain, s'est penché sur le réseau unissant les 19 terroristes du 11 Septembre, selon lui il aurait "fallu détruire 21% de l'organisation terroriste pour les arrêter, contre 5% dans une structure hiérarchique traditionnelle" !!!!!
Que feriez-vous si vous étiez Président de la République ? On critique beaucoup Nicolas Sarkozy mais ferions-nous mieux ? Zaccharie vous propose aujourd'hui de voir de visu ce que vous valez comme Président.