Le rock et la religion n'ont pas toujours fait bon ménage, on se souvient de la célèbre boutade de John Lenon : « Le christianisme passera. Il diminuera et disparaîtra. C'est là une
évidence qui se passe d'arguments. Je suis dans le vrai, l'avenir le
prouvera. Nous sommes aujourd'hui plus populaires que Jésus-Christ ». Suite à cela une radio texane appela à organiser un autodafé d'objets ayant trait aux Beatles... la foudre frappa la station qui ne put émettre. Dieu n'aurait donc pas choisi son camp ? C'est ce que nous explique un livre de Fabien Hein : Rock & Religion. Fabien Hein nous rappelle que dès les
origines les artistes rock (et avant eux les bluesmen) ont su exploiter
le pouvoir médiatique du « Pacte avec le diable » pour se distinguer au
sein de sociétés profondément croyantes. Beaucoup d'artistes tels Black Sabbath ou Marilyn Manson joueront ensuite sur cette crainte des communautés évangélistes. Les choses vont aller en se compliquant, les frontières se brouiller, au point aujourd'hui que l'on trouve du rock chrétien, chose impensable en 1954. Le livre évoque également d'autres religions et parle ainsi du krishnacore. Le rap également, bien que plus en retrait dans le livre, connaît des rapports similaires. La Church of Hip Hop en est un exemple. Au Brésil le prix Hutus, équivalent des NRJ awards, comporte une catégorie
« gospel » où s'affrontent les tenants d'un rap chrétien, ceux d'un rap
syncrétique et les disciples d'un rap mâtiné d'une « auto-religion à la
carte »(non, rassurez-vous le livre ne parle pas d'Ophélie Winter !). Les Etats-Unis, qui ont vu naître la Nation of
Islam ainsi que le hip-hop abritent, de manière marginale, des
groupes ultra-radicaux de rap islamiste appelant ouvertement à la
destruction d'Israël (le titre « Beheading Sharon » de Sons of Hagar
est assez explicite sur le sujet) et dont la matière musicale elle-même
est modelée par les interprétations que font les MYNA ( Muslim Youth of
North America) du Coran : absence de tout instrument à vent ou à
cordes, utilisation exclusive de percussions (Native Deen). Le phénomène est
également bien présent en Afrique (les Sénégalais de Wa BMG 44, par exemple). Il existe également un reggae chrétien ou un véritable
revival du gospel reggae (Joan Flemming, Claudette Clark, Grace
Thrillers). Ceci nous renvoie aux origines de cette musique qui incluait déjà des
inspirations divines (cf. « Shadrach, Meshach, & Abendego » de
Justin Hinds & the Dominoes, « Oil in My Lamp » de Eric 'Monty'
Morris, ou bien « The Rivers of Babylon » de Brent Dowe & the
Melodians, popularisée par la suite par Boney M)...
C'est la question du jour. Le lancement juste après minuit mardi du nouvel opus
du célèbre jeu vidéo "Grand Theft Auto" a poussé certains magasins aux
Etats-Unis à rester ouverts tard dans la nuit pour satisfaire les fans
de cette saga où la victoire passe par des comportements pas toujours très moraux. "C'est le jeu le plus attendu", estime Michael
Cooper, employé au rayon jeux vidéos d'un magasin Best Buy en
Californie. "Les gens le réclament depuis janvier", dit-il. "Ma
petite-amie va me tuer", avoue en riant Nag-Hammadi, étudiant, en
s'achetant une console Xbox de Microsoft sur laquelle il prévoit de
jouer à "GTA IV". Le jeune homme ajoute qu'il reviendra sans doute dans
la soirée pour être sûr d'avoir son exemplaire du jeu. "Je deviens
accro, c'est addictif", explique-t-il.
Le jeu invite à se glisser dans la peau d'un personnage à la morale
douteuse effectuant des missions allant de l'assassinat au braquage de
banque et au vol de voiture.La Commission américaine de
classification des logiciels de divertissement (ESRB) a interdit le jeu
à la vente aux moins de 17 ans. Un avertissement accompagnant le
jeu prévient qu'il contient "un haut degré de violence, du sang, des
propos qui peuvent choquer, du sexe, de la nudité partielle et un
recours à la drogue et à l'alcool".
Le héros de "GTA IV" est notamment amené à fréquenter des prostituées et à conduire en état d'ivresse."Les
parents doivent s'assurer que leurs enfants jouent à des jeux adaptés à
leur âge et leur maturité", a cru bon de rappeler la Commission dans un
communiqué. Certains experts soulignent toutefois que d'après les
statistiques américaines, le nombre de crimes violents commis par des
enfants est en baisse depuis des années alors que la vente de jeux
vidéo a explosé. "Si cette relation de causalité existait
vraiment, on assisterait à une nette hausse de la violence chez les
enfants, or ce n'est pas le cas", souligne Mia Consalvo, enseignante
spécialisée dans la recherche sur les jeux vidéo à l'université de
l'Ohio (nord).
En outre, les statistiques tendent à montrer que le joueur typique est plutôt un trentenaire qu'un adolescent. "Les gens pensent que les jeux vidéo sont pour les enfants, mais ce n'est plus le cas", estime M. Woo. Enfin, remarquons que les pays les plus violents (Afrique du Sud, Brésil, Russie) ne sont pas nécessairement les plus gros consommateurs de jeux vidéo...
X-Files (Aux Frontières du Réel ?) a cartonné dans les années 1990-2000. Durant neuf saisons les agents Scully et Mulder ont traqué tout ce que notre petite planète bleue comptait de paranormal, goules, loup-garou, vampires, prêtres vaudous et... Extra-terrestres ! Rappelez-vous : le Consortium, la conspiration, la fameuse mythologie... Un film avait été tourné en 1998 (Combattre le Futur). Fait rarissime pour une adaptation ciné d'une série, le film faisait le lien entre la saison 5 et la saison 6 et se présentait, grosso modo, comme un épisode de 02H00. La Conspiration n'avait pas avancé d'un pouce, non plus que la romance entre nos deux agents. Un 2nd film nous arrive cet été, qui se présente davantage comme un épisode dit "stand-alone", c'est-à-dire indépendant de la mythologie et de la conspiration. Franck Spotnitz a ainsi confirmé qu'il n'y aurait aucun alien dans cet opus. Le casting est assez intéressant, à côté des traditionnels Duchovny-Mulder, Anderson-Scully et Pileggi-Skinner on retrouvera le rappeur Xzibit, Amanda Peet, Calumm Keith Rennie, Billy Connolly et Adam Godley. Quid de L'Homme à la Cigarette, John Dogget ou Monica Reyes ? Mystère, mais si la vérité est ailleurs, je ne doute pas que la photo officielle ci-dessus ne mette en émoi tous les x-philes !!! Rendez-vous le 30 juillet 2008...
Pour qui les super-héros voteraient-ils ? À l'heure où la politique subit une grave dérive de vulgarisation à tous points de vue (Carla, mensonges en Iraq, Berlusconi...) on peut se poser la question ! Si l'on se réfère à Civil War on peut clairement dire qu'Iron Man votera sûrement Mc Cain en novembre prochain ! Son obsession sécuritaire, sa paranoïa, sa passion pour les armes (ex-fabricant d'armes) et son amour de l'argent (PDG de Stark International) font de lui un Républicain pur jus. Captain America avait quant à lui failli devenir président des Etats-Unis. En effet, un parti indépendant voyait en lui la dernière personne intègre susceptible de régler les problèmes des gens. Captain refusa et cita un discours de JFK expliquant à quel point la fonction suprême était sacrée et ne pouvait être prise à la légère. Au début de Civil War Iron Man lui explique que : "nous ne sommes plus en 1945, les choses ont changé". Il lui demande d'abandonner son identité secrète, de devenir réaliste, et de laisser tomber ses vieux idéaux. Il est intéressant de noter que durant cette Guerre Civile des super-héros tous ceux qui ont combattu durant la 2nde Guerre Mondiale (Namor, Nick Fury, Captain America, Bucky) se rangent contre la Loi sur le Recensement. Tous ceux qui se sont battus pour la liberté en tant qu'idée rejettent la version "moderne" qu'est devenue notre démocratie. A la fin de Civil War les tenants de l'ordre ont gagné : les libertés ont régressé. Et les gens applaudissent des deux mains. Deux bémols cependant :
1) comme le fait remarquer Captain America à Iron Man qui lui rend visite en prison : "vous avez sacrifié les principes pour lesquels vous vous battiez, vous avez perdu dès le départ..."
2) World War Hulk qui a commencé nous montre que ceux qui croient pouvoir choisir ce qui est bien pour les autres le paient très cher...
Zaccharie, le seul blog capable de passer du coq à l'âne, de Dallas à Homère, de Hulk à la physique quantique ne pouvait taire plus longtemps cette information : un collectif planche sur la création d'une pièce de théâtre inspirée de la célèbre série télé !!! Laissons la parole à l'initiateur du projet qui parle, à propos de la série originale d'Anarchie d'un scénario qui se développe au gré d'une énergie libidinale du spectateur consumériste. Mise en abyme cathartique évidente du monde capitaliste et du rêve
américain sur fond de culture texane de cow-boys aux grands chapeaux. Ode ou critique ? La question reste ambiguë. Un journal de l'époque
titra : « Nous adorons les haïr ». Il est à noter que nous suivons la
narration du côté des usurpateurs – posture cynique – et que JR, le
salaud, est le vrai héros de la série. Il y a dans Dallas plus de Camus
que de Dumas. De là à l'inscrire dans le courant humaniste… Erthar Jacobsen, politique danois, a par exemple affirmé que la série
avait été conçue par des extrémistes de gauche pour traîner l'Amérique
dans la boue. Quoi qu'il en soit, il y a matière à nous interroger sur l'aspect
politique présent dans la série aussi bien par son contexte (guerre
économique et pouvoir) que par l'idéologie qu'elle évoque, et en
éclaircir les symboles. Affaire à suivre, donc...
Quel peut bien être le lien entre Superman et Staline me direz-vous ? Facile, Joseph Staline (Иосиф Сталин) est un pseudonyme, il provient du mot russe сталь (stal) qui veut dire en russe : "Homme d'Acier" (Superman = Man of Steel). Simple coïncidence ? Mais, comme le disait Fox Mulder : "si les coïncidences n'étaient rien que de simples coïncidences, pourquoi les remarquons-nous autant ?". Plus sérieusement, Superman a rencontré Staline en 1940 dans un Strip commandé par le journal Look. On y voit le kryptonien capturer Staline & Adolf Hitler puis les emmener illico se faire juger par la SDN à Genève. Las, très vite les choses vont "mal tourner" : défaite de la France, attaque de l'URSS par le IIIème Reich en juin 1941, puis en décembre, Pearl Harbor. Staline n'est plus alors le méchant et jusqu'à sa mort, en 1953, il ne sera guère inquièté... Mieux ! Des auteurs se sont demandés ce qu'il serait advenu du monde si la fusée emmenant le petit Kal-El s'était écrasée en Union Soviétique en lieu et place du kansas ! Red Son raconte cette uchronie. L'histoire est raconté par Superman lui même depuis l'époque ou l'URSS dévoile des photos à son sujet jusqu'à sa chute. Le vaisseau spatial emportant Kal-El, le futur Superman, atterrit dans l'URSS de Staline. L'enfant est élevé par ses parents adoptifs dans un kolkhoze et est acquis à la cause du communisme.
Grâce à ses super-pouvoirs il devient un symbole du régime, tout en
refusant de tenir un rôle politique. En effet il estime que cela n'est
pas de son ressort et préfère agir en tant que simple bienfaiteur de
l'humanité. Superman sauve des vies partout dans le monde, peu importe
leur origine ou leur appartenance idéologique. Les États-Unis voient toutefois l'existence de l'alien d'un mauvais œil et la CIA demande au cerveau le plus brillant du pays, le scientifique Lex Luthor,
de trouver un moyen de contrer ce Superman rouge. Il mettra au point
toute une série de stratagèmes et de super-méchants destinés à
l'éliminer, mais en vain...
Quelle est la religion des super héros ? Il est clair que de nombreux super-héros font preuve d'une culture religieuse et/ou d'un nationalisme exacerbé. Ainsi Le Chevalier Arabe est, selon sa fiche Marvel, né en Arabie Saoudite et possède quatre épouses. Dans le combat qui l'oppose à Sabra (Tournoi des Champions), c'est tout le conflit israélo-palestinien qui ressort. Shaman, de la Division Alpha, est un descendant de chamans Sarcee (une tribu amérindienne). L'éducation reçue par Kal-El (Superman) serait très marquée par la religion méthodiste de Johnatan & Martha Kent. Généralement les comics ne font pas de religion (mais les choses vont peut être changer depuis qu'un éditeur arabe a lancé les 99 : des super héros censés incarner chacun l'une des 99 vertus d'Allah). Les Vengeurs combattent les Fils du Serpent qui prônent la supériorité des wasp sur les "mauvais américains", les X-Men s'opposent à toute forme d'intolérance... Un site US nous propose de découvrir la religion de l'ensemble des super-héros, religion par religion. Tout ça nous apprend que Captain Britain est Anglican, que Hank Pym est athée, Spider-Man protestant, qu'US Agent est un évangéliste, qu'Elektra est orthodoxe, qu'il existe des super-héros satanistes, mais aussi des scientologues !!! Si si si !
Comment repérer un travesti ? C'est la question du jour. Wolfgang Zober, âgé de 55 ans, avait rencontré cette personne sur
Internet, et il avait décidé d'attendre la nuit de noces pour consommer
son union. Un fois dans la chambre, il a malheureusement découvert que
sa partenaire avait des organes mâles. Wolfgang témoigne : " Randy Victoria (sa compagne âgée de 38 ans) était aussi charmante en
réalité qu'elle l'était sur les photos qu'elle m'avait envoyé. Nous
nous étions seulement embrassés avant notre nuit de noces. C'est là
qu'elle m'a avoué qu'elle avait un pénis, et que son réel prénom était
Ralf. J'étais dévasté...". Wolfgang était manifestement fâché avec l'anatomie et a oublié de regarder certains détails tels que la pomme d'Adam, le ratio épaules-taille... Cette mésaventure aurait pu être plus grave puisqu'en Thaïlande les travestis sont si parfaits que beaucoup de touristes s'y laissent prendre et risquent d'y perdre plus que leur fierté ! En effet, la police thaïlandaise a révélé que plusieurs "gangs" de travestis repèrent une proie, la rejoignent dans sa chambre et lui font avaler un tranquillisant via un baiser profond !!! Il y a pire comme mode opératoire, d'autant plus que d'autres gangs appliqueraient des tranquillisants sur leurs seins pour droguer et voler leurs victimes...
La Maffya profite de la situation privilégiée de la Turquie (frontières avec le Caucase, l'Iran, la Syrie, l'U.E...). La Chambre de Commerce d'Ankara estimait ses profits à $ 50 milliards en 2006. Ses liens sont très étroits avec le milieux des affaires et elle aurait joué un grand rôle dans de nombreuses privatisations. Depuis 2003 l'État Turc lutte activement contre cette entreprise criminelle. Plusieurs parrains ont été ainsi incarcérés tels le Flamboyant Sedat Peker. Les plus proches associés de la mafia turque seraient la florissante
mafia albanaise et le fonds de commerce englobe le trafic de drogue,
trafic d'hommes, d'armes, de bonnets et tous ce qu'elle peut trouver et
peut transporter vers l'Europe… La mafia turque est un véritable Etat dans l'État en Turquie affirme le
quotidien Milliyet du 10 mai qui établit la liste de 40 domaines
d'activité où elle sévit. Selon le quotidien, la Pieuvre a un budget
annuel de 200 trillions de livres (environ 15 milliards de FF.) et elle
emploie dans l'ensemble du pays 23.000 tueurs à gages. Le journal
publie également les tarif en vigueur en 1994: blesser quelqu'un à la
jambe ou le blesser avec un couteau est facturé 2000 FF; le passage à
tabac avec brisure d'un bras ou de doigs: 1000 FF; simple menace
verbale: 400 FF. Quant au meurtre, il coûte environ 200.000 FF. La
mafia turque tire la majeure partie de ses ressources du trafic de
stupéfiants et de l'obtention, par menace ou corruption, de marchés de
construction ainsi que du paiement des chèques et créances non honorés
des entreprises ou des particuliers. Pour obtenir son dû, il est
courant en Turquie de s'adresser à la Mafia qui, en échange de ses
services, retient 50% de la somme recouvrée. La mafia entretient
également des relations suivies avec la classe politique à tous les
nivaux ainsi qu'avec la police, la justice et la haute hiérarchie
militaire. Les relations ne sont pas toujours occultes. Inci Baba, l'un
des parrains illustres de la Mafia turque, a accompagné à plusieurs
reprises M. Demirel dans ses voyages à l'étranger et à sa mort le
président turc a un moment songé à publier un décret gouvernemental
pour autoriser sa famille à ériger un mausolée à la mémoire de cet Al
Capone local qui avait porté aide financière et «protégé» M. Demirel
après le coup d'Etat militaire de 1980.
Cette mafia est elle aussi née des ruines de l'URSS. On l'aperçoit notamment dans la série The Shield. La Mafia Arménienne est très liée à la Mafia Russe pour laquelle elle constitue un allié dans la zone stratégique du Caucase et un rempart face à l'ascension de la maffya turque. La Mafia Arménienne de Moscou comprendrait plus de 500 personnes, des Arméniens spécialisés dans les finances qui contrôlent nombre de banques de la capitale russe, ainsi que des restaurants, hôtels, marchés et d'autres secteurs de l'économie servant à blanchir l'argent sale. Les activités principales de cette mafia sont le narco-trafic vers l'Europe, le trafic d'êtres humains et les réseaux de prostitution. En outre la mafia arménienne est étroitement liée au monde politique russe ou à des dirigeants des pays de la CEI. Elle est aussi présente aux Etats-Unis où l'on recense une quinzaine de gangs, notamment en Californie et à Los Angeles. Ils privilégient la criminalité en col blanc avec notamment la fraude bancaire.
Par ailleurs dernièrement un réseau de fraude à la carte bancaire a été démantelé en France. À partir de vrais RIB, ils vidaient des comptes bancaires français de l'étranger.
Il n'existe pas de mafia israélienne mais la diaspora, comme d'autres diasporas (chinoises, japonaises, albanaises...) ansi que le racisme des pays d'accueils ont favorisé l'émergence d'un réseau criminel.La Yiddish Connection est un terme non officiel désignant la
mafia juive américaine. C'est le titre d'un livre de l'auteur américain
Rich Cohen, qui y traite du Milieu juif new-yorkais des années
1920-1930. D'autres auteurs américains parlent de Kosher Nostra,
bien que ses membres étaient pratiquement tous dénués de croyances et
pratiques religieuses. Contrairement à la mafia sicilienne, la Yiddish
connection n'est pas une organisation caractérisée par des rituels et
une hiérarchie centralisée, mais une association informelle de
criminels liés par une même origine (communauté ou quartier) et des
liens personnels. L'apogée de la Yiddish Connection se situe dans les années 1930, par la suite, elle se dilua dans la mafia italo-américaine. Son association avec des membres de la mafia sicilienne de New York donna naissance au Syndicat du Crime à l'issue de la Guerre des Castellammarese en 1931. Lucky Luciano & Meyer Lansky furent les deux artisans de cette association. On trouve aussi une branche juive dans la mafia russe.Ils sont également très présents dans l'organisation criminelle russe. Néanmoins, le sujet est complexe pour plusieurs raisons.En premier lieu, les Juifs sont aussi présents hors des frontières qu'à l'intérieur même de la Russie car l'URSS leur accordait plus facilement le droit d'émigrer en raison de leur statut de réfugié politique. En second lieu, malgré la loi israélienne
empêchant à tout immigré (indépendamment de la religion) ayant eu des
implications criminelles de recevoir la citoyenneté, les bandits juifs
russes arrivaient par de multiples moyens à contourner ce règlement et
à bénéficier de la citoyenneté israélienne. De plus, beaucoup de
truands non-juifs prétendaient de façon frauduleuse avoir une
ascendance juive afin de quitter l'URSS pour gagner Israël (où la Mafia
russe¨avait établi une grande base de fonctionnement) et y circuler
facilement. Réciproquement, quelques juifs dans la Mafia cachent
activement ou ne reconnaissent pas leur origine juive pour différentes
raisons. En conséquence, beaucoup de membres de la mafia Russe ont
partiellement une ascendance juive, qu'ils veuillent ou non le
reconnaître. En raison de ces facteurs, il est difficile d'évaluer le
nombre de juifs dans la Mafia russe. S'ils ne dominent nullement en
nombre, ils constituent un effectif significatif au sein de la
population totale.
Je ne vous ferai pas l'affront de vous parler de la mafia italienne mais je vous donne juste quelques infos : Le terme mafia a diverses étymologies possibles, plus ou moins vérifiables et réalistes. Ainsi, il serait une déformation : de l'Arabe Ma-Hias spacconeria, en référence à l'« arrogance » dont font preuve les membres de telles organisations, de l'arabe mu'afak (« protection des pauvres ») ou maha (« grotte de pierre »), lors des Vêpres siciliennes (1282) aurait été adopté le sigle M.A.F.I.A. pour « Morte Ai Francesi Italia Anela » (« L'Italie aspire à la mort des Français ») en référence au soulèvement en cours contre le roi de Sicile Charles Ier. Divers récits rapportent des versions différentes, comme celle d'une mère hurlant Ma-ffia, Ma-ffia ! ou « mia figlia, mia figlia »
après le viol de sa fille lors des mêmes Vêpres. On peut aisément
affirmer qu'il s'agit là d'étymologies plus légendaires
qu'historiques : le terme « fille » dans le dialecte sicilien (figghia)
ne se rapproche pas suffisamment de la versions « -ffia » ; de même que
les Vêpres, si elles étaient effectivement dirigées contre les Français,
restent malgré tout l'illustration d'un nationalisme sicilien et non
pas italien. Le sigle ne semble avoir aucune pertinence historique.
Pour conclure, rappelons quelques points : 1) il n'existe pas de mafia partout (Espagne, Suède, Australie...) 2) un pays riche et non-violent (Japon) peut voir apparaître sa mafia 3) un État fort (Japon, Chine) ne peut empêcher sa naissance 4) chaque mafia reproduit un schéma capitaliste typique des multi-nationales 5) avant la mondialisation (XVème siècle ? XVIIIème siècle ?) il N'EXISTAIT PAS DE MAFIA...
Ayant créé le réseau mondial le plus sophistiqué de livraison de stupéfiants (on a même parlé de DHL de la drogue !), les Clans Ibos, Yorubas (Lagos) et Haoussas-Fulanis (Kaduna) ont fait de leur pays la Tour de Contrôle du narcotrafic. Implantés au Brésil, en Russie, au Pakistan, en Thaïlande, aux Etats-Unis (Detroit & Chicago), en Grande-Bretagne et au Cambodge (souvent comme de faux étudiants) ces contrebandiers experts assurent désormais une bonne part du trafic mondial d'héroïne, de cannabis, d'amphétamine et de cocaïne. Dans un sens les Nigérians transportent l'héroïne d'Asie (Triangle d'Or) via Bangkok et Karachi vers l'Amérique du Nord ; la cocaïne d'Amérique Latine vers l'Europe et l'Asie via l'Afrique ; le cannabis d'Afrique vers l'Europe. Dans l'autre sens ils assurent la remontée d'argent vers les grossistes (cartels, mafias...). Ayant atteint au Nigéria le stade symbiotique où ils gangrènent la société, leur impunité est totale : ils produisent des amphétamines et du cannabis, transforment eux-mêmes la morphine en héroïne. Ils ont crée en Afrique un gigantesque "marché-commun" du crime incluant le Bénin, le Burkina-Faso, le Cameroun, la Côte-d'Ivoire, le Gabon, le Mali, le Sénégal, le Tchad et le Togo. Ils profitent de la faiblesse de l'État (4 policiers seulement en activité en Guinée-Bissau par manque d'argent !) pour étendre leurs réseaux toujours plus loin : Afrique du Sud, Amsterdam... Depuis 2002 ils se sont lancés dans la prostitution de sans-papiers, notamment en France (Nantes, Toulouse, Rennes, Bordeaux, Besançon...).
Cas unique au monde, la mafia japonaise est réprimée mais n'est pas hors-la-loi ! Le mot yakuza(やくざ ou ヤクザ) désigne le membre d'un groupe du crime organisé au Japon. Les yakuza sont représentés par quatre principaux syndicats,
présents sur tout l'archipel, et possèdent également des ramifications
dans la zone Pacifique, et même en Allemagne et aux Etats-Unis. Ils seraient plus de 84 700. Dans la terminologie japonaise, les organisations de yakuza sont appelées Bōryokudan (暴力団), littéralement « groupe violent ». Les yakuza
considèrent ce terme comme une insulte, car il s'applique à n'importe
quel criminel violent. Dans la presse occidentale, on les identifie
parfois à la « Mafia japonaise », par analogie avec d'autres groupes du crime organisé, comme la mafia calabraise. Apparue voilà plus de deux siècles, la mafia japonaise fonde sa légende sur le gokudō (極道), ou Voie de l'Extrême. Sa particularité vient du fait que les Yakuzas apportent la paix civile et aident la police en contrôlant toutes les petites violences visibles : loubards, vols à l'arraché, incivilités... Il s'agit là de deux codes : le Otokogi = Esprit de l'Homme ; et la voie du Ninkyo = Protection des faibles, immunité des civils... Trois clans regroupent plus de 70% des Yakuzas : Yamaguchi-Gumi (Japon Ouest), envrion 38 000 membres ; Sumiyoshi-Kai (Tôkyô), 13 000 membres ; et le Inagawa-Kai (Tôkyô, Corée du Sud, Viêt-Nam, Philippines, Chine, Taiwan, USA), 10 000 membres. Tous suivent les préceptes suivants :
Tu n'offenseras pas les bons citoyens.
Tu ne prendras pas la femme du voisin
Tu ne voleras pas l'organisation
Tu ne te drogueras pas
Tu devras obéissance et respect à ton supérieur
Tu accepteras de mourir pour le père ou de faire de la prison pour lui
Tu ne devras parler du groupe à quiconque
En prison tu ne diras rien
Il n'est pas permis de tuer un katagari (personne ne faisant pas partie de la pègre)
Pour Interpol et Europol la mafia albanaise qui sévit en Albanie, Macédoine et au Kossovo, est l'une des plus actives et des plus violentes au monde. C'est d'abord une réelle "mafia" au sens où ce sont des familles qui sont à la base de l'organisation. Chaque membre est ainsi lié aux autres par une indéfectible loi du silence. Au sommet de chaque famille on retrouve un parrain. Il n'existe aucun parti politique albanais, kossovar ou macédonien qui ne soit lié de près ou de loin à la mafia. Les fiefs mafieux sont à Tirana, Elbassan, Shkoder, Shëngjin, Vlöre, Dürres ou Fier. On retrouve aussi des gangs albanais en France, Autriche, Grande-Bretagne, Espagne, Italie ou Lexembourg... Chaque gang compte 15 à 20 membres âgés de 20 à 25 ans qui pratiquent une polycriminalité "physique" : cambriolages, proxénétisme, narcotrafic, vol... Policiers et magistrats soulignent l'étanchéité de l'omerta qu'ils pratiquent : ils nient toujours tout en bloc, même les faits flagrants, même leur identité, ont chacun une dizaine d'alias, refusent farouchement de se reconnaître entre eux (même des frères trahis par leur ADN). Très frappant, cet unanime réflexe prouve qu'il y a là plus qu'une attitude individuelle mais le respect d'une "omerta" que seule impose une formidable puissance, même à 2000km, à travers trois frontières. Cette puissance s'appelle une mafia...
Historiquement la plus ancienne, numériquement la plus importante... La Triade originelle était une société secrète née en opposition à la dynastie mandchoue des Qing (1644-1911). Ses fondateurs auraient été des moines Shaolin, les inventeurs du Kung Fu, désireux de rétablir l'indépendance nationale. Les triades auront aussi, très tôt, une dimension politique. Le premier président de la république chinoise, Sun Yat Sen, était lui-même un 426, soit un responsable de la sécurité et de la discipline, de la triade des Trois-Harmonies. La victoire de Mao (1949) voit leur interdiction prononcée par le PC chinois. Elles émigrent alors vers Hong Kong, Macao ou Taiwan et perdent toute dimension politique au profit des seules activités criminelles. Les rétrocessions de Hong Kong (1997) et Macao (1999) n'ont guère affecté les Triades car Beijing fait preuve d'une grande tolérance à leur égard. Ces groupes très riches réinvestissent une large part de leur argent
sale sous forme d'investissements en Chine. Ainsi, le ministre de la
Sécurité publique chinois d'alors Tao Siju, a déclaré en 1995 : « les membres des triades ne sont pas tous des gangsters. S'ils sont de
bons patriotes, s'ils assurent la prospérité de Hong Kong, nous devons
les respecter. » Il a même affirmé que « le gouvernement chinois est
heureux de s'unir à eux. ». Le rattachement de Hong Kong et de Macao et
l'ouverture économique de la Chine, va ainsi permettre aux triades de
se réinstaller massivement sur le continent principalement la 14K, le
gang des bambous unis et le gang des Quatre mers. Les groupements mafieux se divisent en trois niveaux. Au sommet trône
un chef, la « tête de dragon ». Il donne les grandes orientations à son
groupe. Peu de membres connaissent sa véritable identité. Sous ses
ordres, il y a plusieurs responsables. Ils ont conservé les noms
traditionnels des officiers de loge. L'« Éventail de papier blanc » s'occupe des finances. Le « Bâton rouge », spécialiste en arts martiaux, se charge du respect de la loi interne. La « Sandale de paille » est délégué aux affaires extérieures du groupe. Le « Maître des encens » a la tâche de recruter les membres. Enfin, les membres les plus nombreux sont les « soldats » qui
constituent le bras armé de l'organisation. À chaque fonction
correspond un code chiffré que l'initié exprime par un simple geste :
489 pour une « tête de dragon », 432 pour une « sandale de paille », ou
49 pour les « soldats ». L'intronisation d'un nouveau membre répond à une cérémonie particulière. On décapite un coq
dont le sang est mélangé à un breuvage alcoolisé. Le futur nouveau
membre jure alors de rester fidèle à la société. Puis, il s'entaille un
doigt et verse quelques gouttes de son sang dans la décoction préparée.
Tous les membres présents trempent leurs lèvres dans la coupe afin de
sceller sa promesse.
Les "Yardies" forment peut-être la criminalité la plus sanguinaire au monde même si, en la matière, le niveau est hélas relevé chaque jour... Leur fief, la Jamaïque fut longtemps un pays très violent (44 homicides/100 000 habs en 2004 contre 0,17 en France). Yardie désigne un jamaïquain en argot (Jamaica = The Black Yard), mais désigne également un territoire. Posse pourrait se traduire par Meute. Pour Elias Canetti : La Meute suit les forts et dévore les faibles. Le terme Posse provient des western spaghetti des années 1970. Il désigne désormais un gang jamaïquain peu structuré, avec son synonyme : Massive. Peu structurés, opportunistes, les Posses conjuguent hiérarchie volatile et stratégie à court terme. Leur originalité vient de l'extrême férocité de leurs soldats, les Tribal Gunmen, qui sont adeptes des hold-up, des meurtres rituels. Un rapport du FBI parlait de violence sanguinaire. Au cours des années 1980 ils auraient été responsables de 5000 meurtres aux Etats-Unis ! Devenus plus discrets en Jamaïque, ils portent le nom de leur quartier : Tel-Aviv Posse, Dunkirk Posse... En 2005 il y avait une vingtaine de Posses en Jamaïque, sans compter ceux opérant à l'étranger via la diaspora : principalement en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis. Grâce à la corruption et la menace, les Posses contrôlent toutes les activités illicites de Kingston, Saint Andrews et Sainte Catherine. Ils feraient transiter 20t de cocaïne colombienne/an aux Etats-Unis. Spécialisés dans le trafic de crack, leur violence a obligé les bobbies (policiers britanniques) à s'armer, huit jours durant, à Bristol, pour démanteler un trafic en 2003 !!!
Historiquement la mafia tchétchène est née de l'éclatement brutal de l'Union Soviétique en 1991. Elle doit également sa puissance à sa situation géographique : Grozny est sur la route reliant le Triangle d'Or (Myanmar, Afghanistan, Thailande) à l'UE via la Russie. La Guerre de Tchétchénie n'a rien arrangé puisque les forces spéciales russes collaborent avec la mafia dans le but de faire augmenter les toxicomanes (un Tchétchène drogué c'est un soldat de moins). Ce conflit favorisa et coïncida avec la prolifération du crime organisé dans les grandes villes de Russie en particulier par la prise de contrôle par les gangs tchétchènes de villes comme Moscou et Saint Petersbourg. Pour contrecarrer cette prise de contrôle (en particulier la zone sud ouest de Moscou appelée aussi Yougo-Zapadnovo), le maire de Moscou (suite à la pression
des services secrets) dû faire appel à des groupes criminels slaves de
Sibérie afin de briser l'hégémonie tchétchène dans la capitale. Après les évènements du 11 septembre 2001 les groupes caucasiens musulmans eurent du mal à contrôler leur territoire. Pour conserver leurs prérogatives et se maintenir à Moscou, ils furent obligés de verser des pots de vin importants aux autorités en place. Les Tchétchènes composent (par rapport à la taille de leur population) une quantité
disproportionnée et importante par rapport au nombre total de membres
de la mafia à l'intérieur de la Russie (la plupart du temps on les trouve dans de grandes villes comme Moscou et Saint Petersbourg), de l'Ukraine (à vérifier ?), et de la Biélorussie. Cependant, à la différence de la Mafia russe, ils sont beaucoup moins présents dans d'autres pays tels que les Etats-Unis et Israël. Si les Tchétchènes ont un pouvoir important en Russie, ils jouent un rôle limité en dehors des frontières.
Redoutée un peu partout, tant par sa violence que par sa puissance. La mafia russe se développe aussi vite que le capitalisme russe, même si son histoire est ancienne. Appelée en Russe Organizatsiya (Организация), l'Organisation, ou Mafia Rouge. Il ne s'agit pas d'une seule mafia mais de dizaines de groupes issus de l'éclatement de l'URSS en 1991 = on trouve donc des mafias arméniennes, azéries, géorgiennes, russes ou ukrainiennes... Chaque organisation possède à sa tête un parrain, secondé par un Premier Loyal (Первый Верный). Il serait étroitement surveillé et contrôlé afin qu'il ne prenne trop
d'importance et qu'il ne représente une menace directe pour le parrain.
Il doit être marié (parfois avec une femme ou une proche de la famille
du Parrain) et ne doit pas pas succomber aux charmes des entraîneuses. Les rites initiatiques tels que les tatouages existent et chaque candidat doit s'y soumettre. L'origine de la mafia russe remonte au temps des Tsars avec les Voleurs dans la loi, ou Вор в законе. Sous le régime communiste l'influence de ces groupes diminua fortement mais la fin de l'empire soviétique, en 1991, et la libéralisation brutale de l'économie favorisa l'explosion des groupes mafieux ! Beaucoup d'anciens tueurs du KGB se sont ainsi retrouvés au chômage et ont intégré la mafia. Aujourd'hui, d'après les rapports du Ministère russe des affaires
internes, la mafia, ce sont 100.000 membres qui doivent allégeance à
5.600 groupes criminels. Ces derniers sont très bien organisés et
divisés en cellules autonomes de trois ou quatre individus, afin que la
police ne puisse pas reconstituer l'organisation dans sa globalité. Ils
commandent approximativement 70 à 80% du secteur privé soit, 48 000
entreprises, 1500 établissements publics et 800 banques.
Hier soir je regardais Lethal Weapon 4 (L'Arme Fatale 4), qui a 10 ans , et je pensais à tout ce qui a pu changer en 10 ans... Le film, dernier volet (pour l'heure) de la célèbre tétralogie, nous montre comment Wah Sing Ku—Jet Li utilise les immigrés clandestins chinois pour travailler pour la Triade de Hong Kong (Xiang Gang en Cantonnais). Et ça peut paraître incroyable à l'heure où Bush veut construire un mur avec le Mexique, à l'heure où Brice Hortefeux veut renvoyer 25 000 clandestins/an, de se dire que le film n'a que 10 ans... Et il aura suffi d'une petite décade pour que les choses changent autant ? L'action commence vraiment quand un navire rempli littéralement à ras bord de clandestins chinois est arraisonné par Riggs & Murtaugh. Ils n'ont bien sûr aucun papier sur eux, sont en situation irrégulière ET, et nous sommes dans un film hollywoodien (Warner Bros NDA), et pourtant le film nous les présente comme des VICTIMES INNOCENTES, et non comme des pique-assiettes venus nous envahir. Quand Murtaugh discute avec l'officier de l'Immigration celui-ci lui explique : "Ils voyagent avec un bol de riz, un peu de poisson, et un seul chiotte, drôles de conditions pour $ 35 000 !". Et Murtaugh de demander où peuvent-ils trouver $ 35 000 ? Réponse de l'officier de l'Immigration : "Ils les ont pas, alors ils travaillent pour les trafiquants qui les utilisent comme des esclaves. Ceux-là on va les renvoyer chez eux, ça nous coûte une petite fortune à vous et à moi...". Murtaugh : "Que devient laissez venir à moi les pauvres et les déshérités, on les oublie ces belles paroles...". Ce à quoi réplique l'officier de l'Immigration : "on lit COMPLET ici." Et Murtaugh de conclure : "Je suppose que vos parents sont nés Américains.".
Cette semaine sort dans nos salles Mongol, une co-production eurasiatique retraçant la première partie de la vie de Temujin (Gengis Khan). La critique d'Alex Zeppenfeld, dans les Cahiers du Cinéma, m'a particulièrement irrité, non pour son jugement esthétique du film mais pour sa stupidité historique. Godard disait que les critiques de cinéma avaient un "problème" de digression alors que les journalistes de l'Équipe, au moins, parlaient du match. C'est exactement le cas d'Alex Zeppenfeld qui s'étonne que le film nous présente sous un jour humain, sympathique presque, un homme auteur de génocides et qui ne peut qu'être aimé puisqu'il ne reste "aucun survivant de ses ennemis" ! ? Cher Alex, le pire défaut que peut avoir un "historien" c'est l'ANACHRONISME !!! Autant critiquer Gengis Khan pour ne pas avoir interdit la cigarette dans les lieux publics ! Plus sérieusement le mot génocide diffère du mot massacre et désigne la volonté exprimée par un état, ou un homme, de tuer une "race". ici de quelle "race" pourrait-on parler ? Des Chinois ? Ses ingénieurs et une part de ses conseillers étaient chinois. Des Kazkakhs ? Des éclaireurs. Des Tchétchènes ? Idem... Gengis Khan tolérait à sa cour l'ensemble des grandes religions (Bouddhisme, Islam, Christianisme) et son empire comme son armée étaient pluri-culturels, linguistiques, religieux... Imagine-t-on les Waffen SS accompagnés d'auxiliaires juifs ? Quand à sa férocité légendaire rappelons que, contrairement à ce que vous écrivez dans votre critique, ce sont les vaincus qui ont laissé la plupart des témoignages de sa cruauté dont on peut légitimement penser que, si elle n'en fut pas moins réelle, il ne manqua pas de scribes pour l'exagérer. Si je veux une histoire de Gengis Khan j'ai la bibliothèque, mais si j'ouvre les Cahiers du Cinéma, c'est pour lire... Des critiques de cinéma !
En mai prochain à Belgrade, lors de l'Eurovision, la France sera représentée par Sébastien Tellier... Il chantera en anglais à ce concours : et déjà des députés UMP crient au scandale, la ministre de la Culture juge ce choix "dommage"
mais temporise, tandis que l'entourage du chanteur dénonce "un débat
qui sent le moisi".
La chanson choisie, "Divine", extraite de son dernier album
("Sexuality"), est entièrement en anglais à l'exception d'un court
refrain, une première depuis la première édition de la compétition en
1956.
D'où la colère de deux députés UMP. Lundi, François-Michel
Gonnot (Oise) a ouvert les hostilités contre ce choix choquant selon
lui "beaucoup de nos concitoyens qui ne comprennent pas que la France
renonce ainsi à défendre sa langue devant des centaines de millions de
téléspectateurs de par le monde".
Le souverainiste Jacques Myard
(Yvelines) lui a emboîté le pas mardi en demandant à Patrick de
Carolis, président de France Télévisions, "dont le cahier des charges
impose la défense de la langue française, de réviser son choix pour
respecter ses obligations".
Interpellée par les deux
parlementaires, la ministre de la Culture, Christine Albanel, a jugé
qu'il "fallait être complètement derrière" Sébastien Tellier, tout en
jugeant "dommage que ce ne soit pas une chanson une chanson française" qui représente la France.
"Je suis
quand même persuadée que l'on peut parfaitement conjuguer le talent, le
rayonnement international (et) la langue française", a-t-elle dit à
l'AFP.
La polémique n'est pas du goût du producteur de Sébastien
Tellier, Stéphane Elfassi. "C'est un débat qui sent le moisi. C'est un
peu dépassé en 2008 de faire croire que la culture française se
réduirait à une chanson en français de trois minutes à l'Eurovision",
a-t-il déclaré à l'AFP.
Radiohead ne se produira pas au Festival de Glastonbury en juin prochain car ledit Festival n'incite pas suffisamment le public à prendre les transports en commun ou ne possède pas assez de toilettes sèches, bref, n'est pas assez écologique ! Le groupe a d'ailleurs commandé à Best Food Foward une étude sur l'impact écologique d'une tournée de rock. Si l'on se donne la peine de lire ladite étude (en ligne sur le site de Radiohead), on voit que pour 6 concerts en salle on obtient 2295t de co2, et que, dans le cas où l'on joue dans des amphithéâtres (ET NON DANS DES STADES COMME ON PEUT LE LIRE SUR BEAUCOUP DE SITES) on en arrive à 9073t de co2. Sachant que ce sont les déplacements du public qui sont en cause (pour aller dans ces arenas il faut prendre sa voiture), le groupe a décidé d'acheminer son matériel par bâteau et de privilégier le bus à l'avion. Les concerts auront donc lieu majoritairement en centre-ville. Il y a sûrement à redire, notamment au fait que les gens qui habitent à la campagne devront prendre leur voiture pour aller au concert, notamment aussi sur le fait qu'en respectant ces conditions il paraît difficile de voir Radiohead en Australie ou au Japon mais la démarche est en soi extrêmement positive et pose la question de l'impact écologique de la musique. Quelle musique laisse la plus grande empreinte écologique me direz-vous ? Et bien...
1) Un concert mammouth (Stones, U2) : 1 500t de matériel, des millions de watts pour éclairer 2 à 5 000 foyers, PLUS ? Plus le déplacement de 50 à 100 000 personnes.
2) Un concert "intime" (Radiohead, Madonna, Björk...) dans une salle plus ou moins grande (5 à 15 000 places) : moins de matériel, moins d'électricité mais beaucoup quand même.
3) Un concert "classique" : salles très petites, en centre-ville, hormis certaines pièces contemporaines aucune source électrique utilisée pour le concert (exception faite bien sûr de l'éclairage).
4) Un concert de musique indienne : en plein air ou en privé, aucun éclairage, aucune source électrique, mais la pollution quand même puisqu'il a fallu fabriquer un sarod, un sitar, des tablas...
5) Un concert Inuit : Des jeux de glottes ! 100% écolo = 0g co2...