X
Identifiant Mot de passe
  Admin Blog Accueil Blog Créér un blog Mail Actualités ToutApprendre Soutien Scolaire Shopping Mag des Voyages Keygle Recherche Web
OK
zaccharie
jeudi 05 juin 2008, a 20:07
Les attaques de requin pour les nuls...

Après vous avoir expliqué comment survivre à un Tsunami, Zaccharie vous dévoile aujourd'hui une méthode millénaire pour échapper à l'attaque d'un grand blanc, d'un carcharodon carcharias et autres Dents de la Mer !!!



dimanche 18 mai 2008, a 09:28
Néphéloccocygia : Sim CITY 8.0

Quelle serait selon vous, la cité idéale ? C'est le petit test du jour... Le groupe Véolia Environnement a réalisé un sondage auprès de 8000 personnes âgées de 15 à 70 ans qui ont proposé un patchwork de plusieurs villes : Tôkyô pour les transports en commun, Los Angeles pour la propreté, New York pour la diversité culturelle et Prague pour l'architecture, Alexandrie pour les rencontres, Paris pour l'offre culturelle, Sydney pour le cadre et Paris pour l'offre culturelle. Le sondage démontre donc que beaucoup de Français n'y connaissent rien en urbanisme (comment obtenir les transports modernes dans une ville médiévale et ancienne comme Prague ?). Sur le site de Greenpeace on trouve même une proposition de cité idéale. À mon avis la question mérite d'être posée différemment :

1) Où serait située votre cité ?
2) Combien d'habitants y vivraient ?
3) Sa date de fondation ?
4) Sa criminalité ?
5) Son empreinte écologique ?
6) Ses monuments remarquables ?
7) Son plan ? (damier, concentrique, anarchique...)
8) Ses transports en commun ?
9) Sa composition ethnique et sociale ?
10) Son coût de la vie ?

1) Kanoa, sur une île du Pacifique.
2) 1 587 666 habitants.
3) 1975.
4) Une ville assez tranquille, mais pas une ville sécuritaire non plus (217 homicides en 2007).
5) Aucune usine, mais des voitures, une position idéale (vents océaniques, aucun relief) pour lutter contre le smog.
6) Une bibliothèque immense, un corridor vert (comme à Kuala Lumpur), des immeubles ultra-modernes ainsi qu'un "centre historique, sans oublier un quartier par immigrants (little China, little Lagos, little Cannes...).
7) Aucun plan, comme à Los Angeles ou Tôkyô.
8) Un métro couvrant TOUTE la ville, des tramways.
9) Des immigrants venus du monde entier (Asie, Afrique, Europe, Océanie, Amérique) = AUCUN groupe majoritaire.
10) Rien à voir avec Tôkyô, Oslo, New York Paris ou Londres, plutôt quelque chose comme Buenos Aires...

jeudi 15 mai 2008, a 12:24
Paix verte



mardi 15 avril 2008, a 14:19
Radiohead, U2, Bach, Mozart, Ravi Shankar & Fela contre GREENPEACE !

Radiohead ne se produira pas au Festival de Glastonbury en juin prochain car ledit Festival n'incite pas suffisamment le public à prendre les transports en commun ou ne possède pas assez de toilettes sèches, bref, n'est pas assez écologique ! Le groupe a d'ailleurs commandé à Best Food Foward une étude sur l'impact écologique d'une tournée de rock. Si l'on se donne la peine de lire ladite étude (en ligne sur le site de Radiohead), on voit que pour 6 concerts en salle on obtient 2295t de co2, et que, dans le cas où l'on joue dans des amphithéâtres (ET NON DANS DES STADES COMME ON PEUT LE LIRE SUR BEAUCOUP DE SITES) on en arrive à 9073t de co2. Sachant que ce sont les déplacements du public qui sont en cause (pour aller dans ces arenas il faut prendre sa voiture), le groupe a décidé d'acheminer son matériel par bâteau et de privilégier le bus à l'avion. Les concerts auront donc lieu majoritairement en centre-ville. Il y a sûrement à redire, notamment au fait que les gens qui habitent à la campagne devront prendre leur voiture pour aller au concert, notamment aussi sur le fait qu'en respectant ces conditions il paraît difficile de voir Radiohead en Australie ou au Japon mais la démarche est en soi extrêmement positive et pose la question de l'impact écologique de la musique. Quelle musique laisse la plus grande empreinte écologique me direz-vous ? Et bien...

1) Un concert mammouth (Stones, U2) : 1 500t de matériel, des millions de watts pour éclairer 2 à 5 000 foyers, PLUS ? Plus le déplacement de 50 à 100 000 personnes.

2) Un concert "intime" (Radiohead, Madonna, Björk...) dans une salle plus ou moins grande (5 à 15 000 places) : moins de matériel, moins d'électricité mais beaucoup quand même.

3) Un concert "classique" : salles très petites, en centre-ville, hormis certaines pièces contemporaines aucune source électrique utilisée pour le concert (exception faite bien sûr de l'éclairage).

4) Un concert de musique indienne : en plein air ou en privé, aucun éclairage, aucune source électrique, mais la pollution quand même puisqu'il a fallu fabriquer un sarod, un sitar, des tablas...

5) Un concert Inuit : Des jeux de glottes ! 100% écolo = 0g co2...

vendredi 04 avril 2008, a 11:48
Le sexe est-il soluble dans l'écologie ?

C'est la question du jour ! On le sait les condoms ne sont pas les symboles du recyclage. Les millions de présertatifs ne peuvent suivre le cycle réduire - réutiliser - recycler. Il y aurait 4 milliards de condoms produits chaque année qui finissent à la poubelle à la grande joie des écologistes. Est-ce grave ? Cela dépend des types de condoms. Les préservatifs dont la membrane naturelle est en intestin d'agneau ou en boyau de mouton (l'ancêtre historique connu des Egyptiens) sont biodégradables mais ont un inconvénient majeur : ils sont contraceptifs mais ils ne protègent pas des MTS, les Maladies sexuellement transmissibles. Les préservatifs qui sont en polyuréthane ne sont pas biodégradables en revanche.  A propos des préservatifs qui sont en latex : beaucoup, près de la moitié, sont produits en Thaïlande pour profiter de la proximité de ses forêts d'hévéas. Lors de sa fabrication, un le latex, matériau de base du préservatif, est élaboré dans des cuves auxquelles on ajoute des conservateurs et des stabilisants chimiques. On plonge dans le liquide des cylindres de verre qui se couvrent, en plusieurs fois, du matériau qui est ensuite séché. Les formes cylindriques se sont diversifiées car il existe des modèles avec des formes curieuses (des antennes, des oreilles, etc.). Cette fiche couche est rincée et détachée du cylindre en verre puis testé pour voir si le préservatif est résistant et totalement imperméable. Avant d'être conditionné dans un boîte, il est lubrifié et parfois parfumé de diverses senteurs et même de goûts variés.
Ces préservatifs ne sont pas facilement recyclables mais il y a débat sur leur « durée de vie » une fois enterrés dans un site d'enfouissement. Retenez toutefois que ces préservatifs contiennent une enzyme provenant du lait : à éviter donc si vous êtes allergiques au lait ou végétalien.

lundi 24 mars 2008, a 14:00
Du Soleil Vert sinon rien...

Souvent on peut lire ou entendre des critiques à l'encontre de la science-fiction : immature, débile, pas crédible... Pourtant un film comme Soleil Vert a, à mon sens, tout aussi bien compris la nature humaine ou la société que n'importe quel film de Fellini ou de Kusturica ! Si La Cité des Femmes propose un message extrêmement daté sur le féminisme, Soleil Vert reste, lui, terriblement actuel (vache folle, réchauffement, Monsanto, OGM, pluies acides...)

Soylent green est tiré d'un roman antérieurement peu connu de Harry Harrison : Make room, make room ! Le film en revanche est tourné en 1973. La destruction de l'environnement et la raréfaction des matières premières (nous sommes en plein premier choc pétrolier), la pollution deviennent des thèmes récurrents dans l'actualité. Les premiers producteurs de produits biologiques critiquent l'agriculture intensive, le club de Rome vient de sortir le rapport Meadows (1972) Halte à la croissance ?, puis Sortir de l'ère du gaspillage : demain ; enfin un essai terrifiant du sociologue britannique Gordon Rattray Taylor, Le jugement dernier (Calmann Levy, Paris, 1970) annonce la fin du monde si rien n'est fait pour inverser les tendances. Soleil vert arrive donc, commercialement, dans un contexte idéal. New York City : 2022, la population de la ville est de 40 000 000 habitants, les gens dorment dans les cages d'escaliers par manque de place, le dernier arbre est veillé jour et nuit, la terre est recouverte d'un épais brouillard jaune, il n'y a plus de pétrole. L'un des directeurs de Soylent (la compagnie qui nourrit le monde, avec ses alicaments comme le Soleil Rouge, Vert ou Jaune) est assassiné et Thorn (Charlton Heston) mène une enquête qui l'amènera à découvrir une horrible vérité ! Le film décrit parfaitement ce que serait le fait, selon Krishnamurti, de « vivre dans un monde semblable à la mort »...



jeudi 24 janvier 2008, a 15:55
Hollywood, c'est SALE !!!!!

Zaccharie vous parle aujourd'hui de la pollution cinématographique...

A Hollywood, la tendance “fashion” est de tourner dans un film ou dans une série au “bilan carbone zéro”. Un terme un peu barbare pour dire qu'en contrepartie de la pollution engendrée par la réalisation, les producteurs se sont engagés à recycler ce qui était possible de l'être ainsi qu'à “replanter des arbres” (sur le territoire américain). C'est manifestement une bonne initiative. Les stars affichent au grand jour leur écolo attitude : Harrison Ford traque du haut de son hélicoptère les navires qui polluent la côte. Julia Roberts dépense 20 millions $ pour équiper sa maison d'une alimentation solaire. Richard Gere, Matt Damon et beaucoup d'autres achètent des terres en Argentine pour protéger l'éco-système

Néanmoins cette démesure est un moindre mal lorsqu'on sait, grâce à une étude menée en 2006 par l'Université de Los Angeles UCLA, que le cinéma est le deuxième pollueur de Californie… après les industries pétrolifères… Ainsi, l'industrie du cinéma et de la télévision émet chaque année 140 000 tonnes métriques d'ozone et de particules résultant de la combustion du diesel, principalement à Los Angeles, où le smog est un problème récurrent. Ces conclusions peu reluisantes pour Hollywood mettent en lumière un fait rarement évoqué ici : les films ne nécessitent pas seulement la présence d'acteurs, de réalisateurs et de techniciens, mais également d'une quantité incalculable de ressources naturelles, comme du bois et du pétrole, et de quantités astronomiques de nourriture. L'industrie du cinéma et de la télévision emploie plus de 252 000 personnes à Los Angeles et engendre des revenus de 29 milliards $ annuellement.

«Les gens ici parlent de «l'industrie du cinéma, mais nous ne considérons habituellement pas Hollywood comme une vraie industrie, » a expliqué Mary Nichols, coauteur de l'étude, qui dirige l'Institut de l'environnement à l'UCLA. « Quand on pense au cinéma, on pense au côté créatif, aux gens, aux acteurs. On ne pense pas à tout ce qu'il faut pour arriver à faire le produit.»


L'étude souligne toutefois qu'une poignée de productions hollywoodiennes agissent en pionnières dans le domaine du respect de l'environnement. Ainsi, les producteurs du film The Day After Tomorrow ont alloué 200 000 $ à la plantation d'arbres qui compensaient les émissions polluantes des véhicules ayant servi à la production du film.

Les films de la série The Matrix ont également innové en s'assurant que 97% des matériaux utilisés sur les plateaux de tournage soient recyclés. Des pièces de bois utilisées dans différents décors ont par exemple été envoyées au Mexique, où elles sont utilisées pour fabriquer des maisons.

Le démantèlement et le recyclage des décors des films The Matrix a été réalisé par la compagnie ReUse pour la somme de 450 000 $.

«L'industrie du cinéma et de la télé n'est pas écologique du tout. En fait, elle devient écologique quand elle est forcée à l'être», dit-il.

Les représentants de l'industrie du cinéma réfutent ces conclusions. La Commission des films de Californie souligne qu'une réglementation encore plus sévère serait une contrainte pour les productions locales et encouragerait les studios à filmer dans d'autres États, ou au Canada.

Selon la commission, l'étude de l'UCLA dépeint un portrait trop pessimiste par rapport à la réalité. «La Californie est l'un des États les plus sévères quant aux restrictions environnementales imposées aux entreprises, note Amy Lemisch, directrice de la commission. Et aussitôt qu'une nouvelle technologie devient disponible, l'industrie l'adopte très rapidement

 

mercredi 02 janvier 2008, a 00:13
Ensemble, tout devient possible... 02


[…] « N'avez-vous rien vu de différent ? »
     Une petite ville, jolie, des gens marchant dans la rue, dans un automne qui ressemblait encore à l'été. À part cela, semblable à toutes les autres villes que je connais au monde. Ils ont réglé l'addition, nous avons traversé la rue pour aller dans un autre bar, ils m'ont prié de regarder de nouveau – et j'ai continué à trouver Drachten très sympathique, et très semblable au reste de l'Europe.
     « Vous me décevez, a dit l'une des filles. Je pensais que vous croyiez aux signaux.
     – Bien sûr, j'y crois.
     – Et vous avez vu un signal ici ?
     – Non.
     – Eh bien, c'est justement ça ! Drachten est une ville sans signalisation ! 
»
     Son petit ami a ajouté :
     – Pour la circulation ! »

     
Soudain, je me suis rendu compte qu'ils avaient absolument raison : il n'y avait pas la fameuse plaque « Stop », les passages cloutés, les panneaux indiquant le croisement et « cédez le passage » . Il n'y avait pas un seul de ces appareils que nous appelons signaux, ou sémaphores, avec leurs feux rouge, jaune et vert ! Et, à ma surprise, il n'existait même pas de division entre le trottoir et la rue. Le mouvement était assez intense : camions, voitures, bicyclettes (omniprésentes en Hollande), piétons, tous semblaient parfaitement organisés dans cet endroit où rien ne venait mettre de l'ordre dans la circulation. À aucun moment je n'ai entendu une injure, des coups de frein brusques ou des klaxons assourdissants.

     Sur le chemin de l'aéroport, ils m'en ont dit un peu plus de l'expérience, qui – il faut en convenir – est vraiment singulière. L'idée est venue d'un ingénieur, Hans Monderman. Il travaillait pour le gouvernement hollandais dans les années 70, quand il a commencé à penser que le seul moyen de réduire le nombre d'accidents en augmentation constante était de donner au conducteur la responsabilité totale de ce qu'il faisait.

     Sa première mesure consista à diminuer la largeur des routes qui traversaient des villages, utiliser des briques rouges au lieu de l'asphalte, supprimer la ligne centrale qui sépare les deux voies, détruire les accotements et remplir les avenues avec des fontaines et des paysages apaisants – de sorte que les gens, pris dans les embouteillages, puissent se distraire pendant l'attente. Puis vint la décision radicale : retirer les panneaux de signalisation et en finir avec la limitation de vitesse.

     En entrant dans la ville, les 6 000 conducteurs qui passaient là chaque jour furent effrayés : Où puis-je doubler ? Qui a la priorité ? Et ainsi, ils firent deux fois plus attention à ce qui se passait autour d'eux. Au bout de deux semaines, la vitesse moyenne était inférieure aux 30 km/h autorisés dans des lieux comme Drachten. Monderman pariait tout haut :

     « Si un piéton s'apprête à traverser la rue, la voiture devra évidemment s'arrêter : nos aïeux nous ont enseigné les règles de la courtoisie. »

     Jusqu'à présent, cela a marché. Je suis arrivé à l'aéroport en pensant que Monderman n'avait pas fait seulement une expérience de circulation, mais quelque chose de beaucoup plus profond. Finalement, la phrase est de lui :

      « Si vous traitez quelqu'un en idiot, il se comporte conformément au règlement, et c'est tout. Mais si vous lui donnez des responsabilités, il saura s'en servir. » […]

mercredi 02 janvier 2008, a 00:06
Ensemble, tout devient possible...

A méditer... En France, une multitude de panneaux, de marquages au sol, de dispositifs anti-stationnement, d'aménagements relativement complexes sont disposés sur la voie publique, et en particulier dans les carrefours, pour empêcher la transgression des règles et dégager les responsabilités publiques tout en se donnant bonne conscience.
Aux Pays-Bas, une expérience de partage de l'espace sans ces équipements et sans signalisation particulière aux carrefours a été conduite d'abord dans la ville de Drachten, puis dans 100 autres villes des Pays-Bas. L'absence de signalisation et d'indications de priorités responsabilise ainsi les usagers sur le partage de l'espace public et sur la nécessité de cohabiter de façon civique. Instituée en premier lieu dans les zones 30, où la priorité est donnée à la marche et aux modes de déplacements et de transport non motorisés, cette expérience s'est concrétisée par des carrefours sans obstacles, extrêmement banalisés, où les usagers les plus lents, dont en premier les Personnes à Mobilité réduite, empruntent naturellement les trajets les plus courts et les plus directs. L'évaluation de cette expérience, puis de son extension à 100 villes du pays, a été jugée particulièrement positive. On note en particulier un très grand niveau de satisfaction des personnes aveugles et malvoyantes, mais aussi des personnes âgées, des mères de famille, des piétons, des cyclistes ainsi que, paradoxalement, des automobilistes, des livreurs, bref de l'ensemble des usagers, satisfaits d'être enfin "responsabilisés" et non pas contraints par des règles incapables de répondre à la diversité des situations, que l'on est obligé de transgresser et qui génèrent des conflits.

Compte tenu de cette évaluation positive, l'absence de signalisations et de marquages aux carrefours urbains devrait être généralisée rapidement à l'ensemble des villes du pays, et notamment à Amsterdam où ce dispositif banalisé devrait entrer en vigueur dans le courant de l'année 2006.

Source : Une voirie pour tous, rapport 2005 du CNT, tome 2, page 90.


mercredi 02 janvier 2008, a 00:02
Greenwar

2008 commence bien !!!

BERLIN (AFP) - Les véhicules trop polluants sont interdits de circulation depuis mardi matin dans le centre-ville de trois grandes agglomérations allemandes, dont Berlin, une mesure qui doit être étendue courant 2008 à une vingtaine de villes du pays, dont Stuttgart et Munich. Le but de cette réforme, inédite en Allemagne, est de bannir des grandes villes, en commençant par Berlin, Cologne et Hanovre, les voitures émettant trop de particules fines. 1,7 million de véhicules, principalement des diesel anciens, seraient concernés.

Les autorités espèrent ainsi convaincre les propriétaires de véhicules anciens de les équiper de filtres à particules lorsque c'est possible.

Concrètement, toutes les voitures ou camions voulant accéder aux zones concernées doivent arborer sur leur pare-brise une nouvelle vignette, de couleur verte, jaune ou rouge, suivant leur degré de "propreté". Les voitures considérées comme vraiment trop polluantes ne peuvent obtenir aucune de ces vignettes et sont donc de facto interdites d'accès.

Les automobilistes qui circulent ou stationnent sans vignette dans les zones concernées s'exposent à une amende de 40 euros et à un retrait d'un point sur leur permis. A Berlin, les autorités ont toutefois annoncé qu'elles feraient preuve de clémence au moins jusqu'à fin janvier.

Cette réforme est "la tentative la plus sérieuse jusqu'à présent pour lutter contre la plus grave des sources de pollution de l'air, qui provoque 75.000 décès prématurés par an", s'est félicitée dans un communiqué l'ONG écologiste "Deutsche Umwelthilfe", en annonçant qu'elle déploierait dès mercredi ses propres équipes de contrôleurs pour sensibiliser la population.

jeudi 20 décembre 2007, a 09:58
ARNOLD SCHWARZENEGGER VS GEORGE W. BUSH

Triste nouvelle, mais le combat continue. WASHINGTON - L'agence fédérale américaine de Protection de l'environnement (EPA) a rejeté mercredi une requête de la Californie demandant une dérogation à une loi fédérale antipollution, l'empêchant de facto d'appliquer des limites sur les émissions de gaz à effet de serre (GES) des véhicules circulant dans l'Etat. Cette décision, longtemps attendue, est un sérieux revers pour la Californie et 16 autres Etats américains souhaitant adopter des objectifs de réduction des émissions de GES.

Sous l'impulsion du gouverneur Arnold Schwarzenegger, la Californie a adopté en 2004 un projet de loi contraignant les constructeurs automobiles à réduire à partir de 2009 les émissions de GES sur leurs nouveaux modèles, pour parvenir à une diminution de 30% d'ici 2016.

Mais, pour appliquer le texte, l'Etat devait obtenir une dérogation à la loi fédérale sur la pollution de l'air, le "Clean Air Act". Une dérogation que lui a refusée mercredi l'agence fédérale de Protection de l'environnement.

"L'administration Bush avance avec une solution nationale claire, pas un amas confus de lois des Etats", a expliqué Stephen Johnson, administrateur de l'EPA. "Je pense qu'il s'agit d'une meilleure approche que celle qui verrait les Etats agir d'eux-mêmes".

"C'est décevant de voir que le gouvernement fédéral s'oppose à nous et ignore la volonté de plusieurs millions de personnes dans le pays. Nous continuerons à mener cette bataille", a réagi le gouverneur de Californie Arnold Schwarzenegger.

La Californie avait attaqué en justice l'EPA pour la contraindre à se prononcer sur sa demande de dérogation, faite il y a deux ans. Mercredi, Arnold Schwarzenegger a annoncé qu'il allait de nouveau saisir la justice "pour casser la décision d'aujourd'hui et permettre aux Californiens de protéger notre environnement".

Douze autres Etats (Connecticut, Maine, Maryland, Massachusetts, New Jersey, Nouveau Mexique, New York, Oregon, Pennsylvanie, Rhode Island, Vermont et Washington) ont adopté les règles fixées par la Californie, et les gouverneurs de quatre autres (Arizona, Colorado, Floride et Utah) ont annoncé leur intention d'en faire autant.

La décision de l'EPA intervient alors que le président George W. Bush a signé mercredi une loi obligeant les constructeurs automobiles à augmenter de 40% l'efficacité énergétique de leurs véhicules pour en ramener la consommation de carburant à l'équivalent d'un litre aux 15km. Ils devront également accroître la part de l'éthanol, dans le cadre de la lutte contre le changement climatique.

mercredi 19 décembre 2007, a 08:23
Le Texas bio : ou comment l'ex état US le plus pollué est devenu écolo !

  Alors que la Conférence de Bali s'est achevée sur un refus poli de Bush le monde entier grogne et fulmine. Le monde a tort car Bush appartient déjà au passé. Comme nous l'avons expliqué auparavant, les Etats-Unis sont en passe de dvenir un état écologique malgré ses dirigeants fédéraux. Un exemple qui ne manque pas d'ironie se trouve au Texas.     Même au Texas il est difficile de trouver un homme politique plus à droite que Warren Chisun. Il y a quelques années, ce dernier avait présenté une proposition de loi visant à interdire la sodomie hétérosexuelle. Une démocrate lui avait alors demandé « ce qui se passerait si jamais son époux venait à déraper ». Chisun lui avait rétorqué : « Je vous conseille d'aller consulter un médecin pour s'assurer de ses réelles motivations ». Mais, et c'est sans doute là toute la beauté du paradoxe humain, ce même Chisun est aujourd'hui un chantre de l'écologie : « la vente de vent pourrait être notre prochain boum pétrolier ! ». C'est que depuis 5ans, sans faire grand bruit, le Texas a dépassé la Californie dans le domaine éolien, il est même sur le point de passer devant le Danemark ! Le plus étonnant c'est que cette révolution n'est pas le fait des écologistes mais des pétroliers !!! Le potentiel éolien du Texas est le plus important de l'Union, derrière le Dakota du Nord et suffirait théoriquement à couvrir plusieurs fois les besoins énergétiques du Lone Star State. Or ceux-ci sont énormes, seuls 12pays sur la terre consomment plus d'électricité que le seul Texas ! Tout a commencé en 1999 quand un certain George Walker Bush, alors Gouverneur, a libéralisé l'énergie. Bien conscients d'être impuissant, les écologistes texans ne s'y sont pas opposés mais ont fait ajouter une clause exigeant des compagnies qu'elles produisent 2000mégawatts d'énergie renouvelables d'ici 2009. Toutes ces compagnies ont énergiquement protesté mais ça a marché. Grâce à cette déréglementation de petites start-up comme GreenMountain.com ont pu vendre de l'énergie renouvelable et le secteur a pris son essor. Quand les prix du gaz et du pétrole ont flambé les magnats du pétrole se sont mis à l'éolien. L'un des premiers convertis se nomme Jerry Patterson et ne peut guère être suspecté de « gauchisme » (Républicain convaincu, il se présente à la Commission d'Aménagement où il siège, avec son arme et prie durant les pauses). Avec Herman Schellstede (un constructeur de plates-formes offshore) et Harold Schœffer (concessionnaire Cadillac et militant écologiste qui ne s'est jamais posé la question du paradoxe qu'il y a à vendre des voitures très polluantes et dans le même temps à attaquer les grandes compagnies pétrolières), ces trois-là ont monté un projet d'évaluation du potentiel éolien du Golfe du Mexique. Convaincus, ils ont installé des éoliennes sur d'anciennes plates-formes abandonnées. La pénurie de pétrole menaçant (le pic de la production au Texas fut atteint en 1972) a fini de convaincre les plus grosses fortunes qui ont suivi. C'est ainsi que T. Boone Pickens a annoncé qu'il allait investir 6 milliards $ pour bâtir dans le Panhandle (Texas ouest) la plus grande ferme éolienne du monde : 80 000 ha !!!!!! Bientôt le Texas produira plus d'énergie éolienne que l'Allemagne. David Swinford, un parlementaire, expliquait : « Le Texas s'est toujours enorgueilli d'être un état énergétique, et, pour être franc, nous voulons toujours être les premiers dans tout ce que nous faisons. ».

mardi 11 décembre 2007, a 07:15
Réchauffement climatique + bêtise humaine = Guerre Civile Mondiale ?

A méditer... NUSA DUA (AFP) - Le réchauffement climatique pourrait provoquer une "guerre civile mondiale", met en garde un rapport de l'ONU rendu public lundi à Bali.

L'étude du Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE) a été diffusée - ce n'est pas un hasard - le jour de la remise à Oslo du prix Nobel de la paix à l'ex-président américain Al Gore et aux experts du Giec, pour leurs efforts de sensibilisation aux dérèglements du climat.

La surchauffe causée par la saturation en gaz à effet de serre risque de déstabiliser dans quelques années des régions entières, expliquent les auteurs du rapport, des scientifiques suisses et allemands pour lesquels "agir pour le climat est agir pour la paix".

Parmi les "points chauds" identifiés figurent le delta du Nil, le Sahel, la Chine, l'Inde, les nations autour du Golfe du Bengale, l'Asie centrale, les Caraïbes, le golfe du Mexique et l'Amazonie. "Si le réchauffement climatique n'est pas jugulé, des Etats fragiles et vulnérables, qui sont déjà aujourd'hui assez mal gérés, pourraient imploser sous la pression du réchauffement global, puis générer des ondes de choc vers d'autres pays", a affirmé Hans Schellnhuber, directeur de l'Institut de recherche sur l'impact du climat de Potsdam.

Il a par exemple expliqué qu'une hausse générale de la température de 5 degrés serait accentuée sur le plateau montagneux tibétain (de +10 à +12 degrés), asséchant durant l'été les fleuves alimentant d'immenses bassins de population, en Chine ou en Inde. De même, la fonte des glaciers dans les Andes (Amérique latine) aurait des conséquences selon lui effroyables, coupant l'approvisionnement d'une mégalopole comme Lima (Pérou).

Autre danger, une hausse de 7 mètres du niveau des océans se traduirait par le déplacement de 500 millions de "réfugiés climatiques".

Le rapport "trace un scénario crédible pour l'avenir", a prévenu M. Schellnhuber en marge de la conférence sur les changements climatiques organisée à Bali.

Le réchauffement est désormais une réalité prise en compte de façon sérieuse par les experts militaires, a souligné Achim Steiner, directeur exécutif du PNUE.

"Les généraux américains, l'état-major de l'Otan et d'autres institutions militaires du monde entier ne considèrent plus le changement climatique comme il était auparavant dépeint, une fiction sortie de l'imagination des écologistes", a-t-il assuré.

Les spécialistes en géopolitique n'écartent pas des "guerres de l'eau" ou des affrontements dépassant les traditionnelles frontières des Etats, dont ils voient des premières illustrations avec les conflits en Somalie ou au Darfour. Avec une hausse de 5 degrés, "nous pourrions avoir quelque chose qui ressemblerait à une guerre civile à l'échelle mondiale", a dit M. Schellnhuber.

"Du Sénégal à la Corne de l'Afrique, les prédictions sont très sombres", a-t-il ajouté, estimant que des tensions latentes entre des populations menaçaient d'être exacerbées par le réchauffement.

Le rapport auquel il a participé, intitulé "Le changement climatique, risque pour la sécurité" avait d'abord été baptisé "Vers un climat de violence?".

jeudi 06 décembre 2007, a 19:15
E PLURIBUS UNUM

Dans le match Etats-Unis contre le reste du monde, niveau écologique ça fait encore mal... NUSA DUA (Indonésie) (AFP) - L'Etat américain du Michigan émet davantage de gaz à effet de serre que le Nigeria, le plus peuplé des pays africains, dont la population est seize fois supérieure, souligne une ONG américaine dans un rapport présenté jeudi à la conférence sur le climat de Bali.
Le Texas à lui seul (696 millions de tonnes de CO2 pour 23,7 millions d'habitants) pollue plus que 116 pays en développement totalisant plus d'un milliard d'individus, et autant que le Royaume-Uni (60 millions d'habitants), indique le National Environment Trust (NET) dans son étude intitulée "Taking Responsability" ("Prendre ses responsabilités: pourquoi les Etats-Unis doivent prendre la tête des réductions mondiales de GES").
"42 Etats américains émettent, chacun, davantage de gaz à effet de serre (GES) que plus de 100 pays en développement cumulés", ajoute le NET.
Ainsi, la Californie (395 millions de tonnes de CO2) pollue plus que 106 pays en développement ou que le seul Brésil, pourtant cinq fois plus peuplé.
"Même le Wyoming, l'Etat américain le moins densément peuplé avec 510.000 d'habitants émet plus de CO2 que 69 pays en développement réunis, totalisant 357 millions de personnes", notent les auteurs qui renvoient l'administration de George Bush à ses responsabilités, alors que plus de 180 pays sont réunis au chevet du climat sur les suites à donner au protocole de Kyoto après 2012.
"Les dirigeants politiques américains ne sont plus crédibles quand ils demandent aux pays en développement de commencer par réduire leurs émissions pour que les Etats-Unis prennent des mesures à leur tour", insiste Angela Anderson, vice-présidente du NET, présente à Bali.
"La bonne nouvelle", poursuit-elle, est que 17 Etats américains à ce jour - représentant 31% des émissions américaines et 45% de la population - ont adopté des objectifs de réduction et de nombreux autres ont fixé des réductions par secteurs d'activité, "jetant les bases d'une future politique nationale" de lutte contre le réchauffement climatique.
Le NET rappelle également que de 1750 à 2005, les Etats-Unis et une poignée de nations industrialisées, dont l'Europe, la Russie, le Japon ou le Canada, ont été responsables de plus de 73% des émissions de GES cumulées par l'usage des énergies fossiles (dont 27,8 % pour les seuls USA).
Durant la même période, la Chine - aujourd'hui en passe de devenir le premier pollueur de la planète - n'a émis que 7,8% de tous les gaz à effet de serre émis par les énergies fossiles.

jeudi 06 décembre 2007, a 09:28
Divorcer pollue...

A l'heure du Grenelle de l'environnement cette nouvelle me paraît importante. WASHINGTON (Reuters) - Des chercheurs américains viennent de donner aux couples dont le mariage bat de l'aile une nouvelle motivation pour rester ensemble : le divorce nuit à l'environnement. La hausse générale du nombre de divorces a entraîné une augmentation du nombre de foyers car qui dit divorce, dit souvent déménagement de l'un des époux et création d'un nouveau foyer, expliquent des scientifiques de l'université du Michigan dans la parution Proceedings of the National Academy of Sciences.

Or un nouveau foyer entraîne des dépenses supplémentaires d'énergie: construction de logement, chauffage, consommation d'eau...

"Globalement, le nombre de foyers augmente beaucoup plus vite que le nombre de gens", explique le co-auteur de l'étude Jianguo "Jack" Liu.

"Même dans les régions dont la population diminue, nous constatons une augmentation substantielle du nombre de foyers", explique-t-il.

Le problème c'est que le nombre moyen de personnes dans le foyer d'une personne divorcée est de 40 à 50% inférieur à celui du foyer d'une personne mariée alors que la quantité d'énergie nécessaire pour les chauffer est sensiblement la même.

Les chercheurs estiment ainsi que 73 milliards de kilowatts/heures et 2.850 milliards de litres d'eau auraient pu être économisés en 2005 aux Etats-Unis.

Liu concède cependant que ce n'est pas tant le mariage qui compte pour l'environnement que la taille moyenne des foyers. Donc, vivre ensemble même sans passer devant Monsieur le maire contribue à la préservation de l'environnement. Dernier point : nos candidats pour 2007 : Sarkozy = divorcé ; Royal = séparée. Triste bilan écologique...

mardi 06 novembre 2007, a 23:54
New Delhi vire au jaune !

NEW DELHI (AFP) - Un brouillard de pollution dû à la circulation automobile menace de nouveau de tomber cet hiver sur la capitale indienne New Delhi, après six années de répit grâce aux efforts de la municipalité, a prévenu mardi une association écologique. La mégalopole de 18 millions d'habitants est en train de perdre les bénéfices de ses mesures environnementales prises en 2000 lorsqu'elle avait interdit les autobus à moteur diesel et obligé des triporteurs à fonctionner au gaz naturel, a averti le Centre indien pour la science et l'environnement. Il faut dire que l'Inde est depuis en pleine croissance économique et qu'un millier de voitures sont immatriculées chaque jour à New Delhi. Quatre millions d'automobiles sont enregistrées dans la capitale, deux fois plus qu'il y a sept ans. La circulation, déjà chaotique en Inde en raison du non-respect du code de la route, est devenue infernale à New Delhi. "Les niveaux de pollution ont de nouveau grimpé jusqu'à 350 microgrammes par mètre cube d'air en 2006-2007", a déclaré à la presse la directrice du Centre, Sunita Narain. "Les taux d'oxyde de carbone ont augmenté dans la ville à des niveaux dangereux, ce qui est un signe évident de pollution due aux véhicules, en particulier des voitures à moteur diesel", a-t-elle accusé. Citant des statistiques de l'industrie automobile, Mme Narain a indiqué que les voitures diesel représentaient 30% du parc automobile à New Delhi, contre 2% seulement en 2000 et 50% attendus d'ici à 2010. "Cette augmentation du nombre de véhicules particuliers à moteur diesel va effacer tous les efforts qui avaient été entrepris pour réduire la pollution par la disparition des autobus au gazole", a déploré Anumita Roychoudhry de la même association écologique, jugeant que les émission de ce carburant pouvaient provoquer de l'asthme "et même, à long terme, des cancers du poumon".

mardi 06 novembre 2007, a 09:18
Fatwa

On croyait connaître toutes les utilisations possibles de la fatwa... On se trompait ! LE CAIRE (AFP) - Un décret religieux musulman, une fatwa, a été émis en Egypte pour interdire aux paysans de brûler les pailles de riz, une cause de l'extrême pollution qui sévit au Caire en cette saison. Un organisme officiel lié au Grand Moufti, la Maison de la Fatwa d'Egypte, a condamné cette pratique qui depuis une dizaine d'années fait naître un nuage grisâtre, nocif et malodorant dans le ciel de la capitale égyptienne. "Le Coran interdit de tels actes qui sont considérés comme une nuisance pour la société", précise la fatwa qui appele les autorités à intervenir pour que ces déchets soient éliminés de "manière propre et sûre". Quelque 3 millions de tonnes de pailles de riz sont brûlées après les récoltes d'automne, sans aucun souci écologique, par les paysans du delta du Nil pour laisser le champ libre aux nouvelles plantations. Les particules de suie se mêlent ainsi à d'autres composants polluants, notamment liés au trafic automobile, pour faire du Caire, où vivent 16 millions d'habitants, une des capitales les plus polluées du monde, avec Pékin et Mexico. "Nous avons en ce moment des pics de 540 microgrammes/m3 de particules fines polluantes, c'est trois fois plus que le plafond autorisé officiellement et dix fois plus que celui de l'OMS!", l'Organisation mondiale de la santé, affirme à l'AFP Magdi Abdel Wahad, chef du département météo de l'Université du Caire.

jeudi 27 septembre 2007, a 19:09
L'écologie du XXXIème siècle ?

LEE VINING (AFP) - Si le lac Mono existe encore, c'est en partie grâce à de nouvelles chasses d'eau économes installées dans les toilettes à Los Angeles, ville qui dépend d'aqueducs reliés aux montagnes de Californie (ouest) pour étancher sa soif. Difficile de croire que le lac, merveille écologique bordée de volcans et enchâssée à près de 2.000 mètres d'altitude près du célèbre parc national du Yosemite, a failli devenir une flaque boueuse, voire une étendue balayée par des nuées de poussière toxique. C'est pourtant le destin funeste qu'ont connu nombre de lacs de montagne dans l'ouest des Etats-Unis, drainés par les agglomérations. Dès 1942, Los Angeles avait ainsi commencé à exploiter non le lac Mono, qui est salé, mais les torrents qui l'alimentaient, en achetant des terrains alentour, explique à l'AFP Geoffrey McQuilkin, directeur du "Comité du lac Mono", une association écologique installée dans le village voisin de Lee Vining. Résultat, en 50 ans, le lac a baissé de 14 mètres et perdu la moitié de son volume. Des îles sur lesquelles nichaient des oiseaux se sont retrouvées reliées à la terre, à portée des prédateurs. La concentration en sel était devenue dangereuse pour les animaux du lac, dont certains sont endémiques. Après une longue bataille judiciaire, une autorité d'arbitrage a révisé en 1994 les droits de prélèvement de Los Angeles. La ville de quatre millions d'habitants a été priée de laisser davantage d'eau couler vers le lac, avec pour objectif de faire remonter son niveau de six mètres en 20 ans. Les torrents ont recommencé à couler et l'échéance de 2014 est toujours considérée comme réaliste. "Le lac ne retrouvera pas son niveau d'autrefois", concède M. McQuilkin: "C'est une solution de compromis. Le lac doit bien se porter, mais nous savons aussi que les gens ont besoin d'eau". A l'autre bout de l'aqueduc, 500 km plus au sud, Los Angeles a dû aussi faire contre mauvaise fortune bon coeur. "Je mentirais si je disais que cela n'a pas été difficile", indique à l'AFP le président du département de l'eau et de l'électricité de la ville (LADWP), David Nahai: "Mais aujourd'hui, nous sommes fiers de ce que nous avons réalisé". L'installation de chasses d'eau et de pommes de douches plus économes, les subventions à l'achat de machines à laver efficaces et le recyclage des eaux usées pour l'arrosage ont permis d'effacer la fermeture partielle du robinet du lac Mono: 91,2 millions de mètres cubes par an, soit plus de 10% de la consommation de la ville, ont été économisés. "Historiquement, Los Angeles a gaspillé beaucoup d'eau", remarque M. McQuilkin. "Mais ils ont désormais des programmes de pointe" en matière de recyclage, selon lui. La ville, construite en zone semi-désertique, possède, dans ses quartiers riches, une végétation luxuriante et des gazons dignes de la Grande-Bretagne, sans parler des piscines. Un habitant de Los Angeles consomme en moyenne 520 litres d'eau par jour, selon M. Nahai. Le débat sur l'approvisionnement en eau de la deuxième ville des Etats-Unis pourrait devenir aigu, alors que 2007 est pour l'instant l'année la plus sèche dans la région depuis au moins 130 ans. "L'inquiétude est grande, cette année" selon M. Nahai, même si les réserves ont évité au LADWP d'avoir à décréter des restrictions. "La vraie question est de savoir ce qui va se passer l'hiver prochain. Si la sécheresse dure plusieurs années, (Los Angeles) va devoir effectuer des choix difficiles", prédit M. McQuilkin, dont l'association se consacre désormais à la lutte contre les promoteurs immobiliers qui lorgnent les rivages intacts du lac.

lundi 13 août 2007, a 10:22
Wonder bra ?

TOKYO (AFP) - Un créateur de lingerie a présenté à Tokyo un nouveau soutien-gorge pouvant se transformer en sac de toile dans le cadre d'une campagne promotionnelle contre la distribution excessive de sacs plastiques au Japon, véritable fléau écologique. Le "soutien-gorge Rangers", du nom des héros télévisés aux super-pouvoirs et dont les bonnets se déplient en sac, sera offert avec des sous-vêtements assortis sur lequel il est écrit: "Assez de sacs plastiques !" Il est fabriqué en fibre polyester à partir de matières recyclables.Chaque année, 30 milliards de sacs plastiques sont distribués par les commerçants japonais, dont un tiers est jeté avant d'avoir été utilisé, a expliqué le créateur de lingerie Triumph. Peu d'entre eux se mettront à dos leur clientèle s'ils refusent de leur distribuer des sacs plastiques, assure Triumph. "Dans ce contexte, le plus crucial est la prise de conscience des consommateurs pour qu'ils comprennent l'importance de ne pas utiliser de sac plastique", souligne le créateur dans un communiqué. Triumph, qui a cherché à faire breveter l'invention, n'a pas pour l'instant l'intention de le commercialiser. L'an prochain, les sacs plastiques devraient devenir payants au Japon

vendredi 27 juillet 2007, a 10:38
I comme Icare

Comment les avions voleront- ils quand il n’y aura plus de pétrole ? Bertrand Piccard, l’un des deux premiers hommes à avoir fait le tour du monde en ballon, a trouvé la solution : l’avion solaire. Il en a fait le pari. À l’horizon 2010, il fera le tour du monde dans cet avion monoplace de 80 mètres d’envergure, soit autant que l’A380 ! Des ailes immenses qui offrent ainsi une grande surface pour collecter l’énergie solaire et offrir plus de stabilité, sur le modèle du planeur. Son principal défi : réussir à voler de jour comme de nuit, pendant 5 jours consécutifs, grâce à l’énergie solaire stockée durant la journée. Afin d’économiser le maximum d’énergie des batteries, la vitesse de croisière de cet avion de lumière ne dépassera pas 100 km/h. « Le but n’est pas de voler le plus vite possible, mais le plus longtemps possible », explique Bertrand Piccard. L’avion, baptisé Solar Impulse, sera-t-il capable de transporter des passagers ? Non, dit le « savanturier » : « Ce ne sera pas pour tout de suite... Il faut voir cet avion comme un symbole du développement durable et un moyen d’encourager les innovations en matière d’énergies renouvelables ». La construction de l’avion est budgétée à 40 millions d’euros, financés par des partenaires privés, Solvay, l’École Polytechnique Fédérale de Lausanne, Altran, Dassault aviation, l’Agence spatiale européenne. Rendez-vous en 2008 pour les 1ers essais en vol, et en 2010 pour le départ du tour du monde.

mercredi 20 juin 2007, a 20:19
Greenwatch ?

Vous connaissez tous Alerte à Malibu — Baywatch en V.O — et ses ralentis improbables, ses scénarios à minima, ses acteur recrutés dans les salles de sport... Cette série, créée en 1989, a été diffusée dans plus de 140 pays — dont l'Iran, la Chine, Cuba, on raconte même que Kim il-Jong la piratait — pour une audience hebdomadaire record d'1 milliard de téléspectateurs !!! Vous savez tous que cette série représente souvent l'américanisme le plus primaire et que, de ce fait, elle a souvent cristalisé l'anti-impérialisme culturel (même si les pays les plus opposés aux USA étaient les plus fans !). Ce que vous ignorez peut-être, en revanche, c'est l'intérêt de Spielberg pour la série : Selon le « New York Post », Spielberg a acheté les droits du film et prévoit de tourner l'an prochain !!!! Ce que vous ignorez probablement autant, c'est l'influence écologique que la série a eu, durant 11 saisons, sur les plages et l'eau de Santa Monica où le show fut tourné. En effet, NBC puis la Syndication usèrent de tout leur poids sur les autorités municipales pour mieux nettoyer les sites de tournage. L'audience grandissant les exigences suivaient et n'étaient jamais remises en cause. La production organisait même des stages de sensibilisation à l'écologie auprès des écoles primaires de la région ! Le spin-off de Baywatch — Alerte à Hawaii (NDLR) — eut les mêmes effets sur les plages de Maui. Depuis l'arrêt définitif de la série (2001) on constate deux choses : 1) le monde est en colère après l'Amérique — est-ce dû à l'arrêt du show le plus populaire ? 2) Les plages d'Hawaii et Santa Monica se dégradent selon plusieurs experts US. La solution ? Allez vite signer les pétitions réclamant le retour de Mitch Bucchannon !

jeudi 14 juin 2007, a 19:10
Bio Zhongguo

On parle souvent des Etats-Unis comme de grands pollueurs mais la Chine joue — hélas — aussi son rôle. Cependant, alors que les USA se lancent dans une lutte écologique, la Chine aussi prépare ses projets. D'ici 2020, la Chine devra construire 400 nouvelles villes. Devant faire face à des pénuries d'énergie, l'Empire du Milieu a lancé un projet de ville écologique qui naîtra en 2010 pour l'Exposition universelle de Shanghai. Le nom de la ville : Dongtan, située à l'extrémité orientale de Chongming, la troisième plus grande île chinoise, à l'embouchure du Yangzi Jiang au nord de Shanghai. Au début, la ville comptera entre 50 000 et 80 000 habitants et en 2040, 500 000 individus devraient y habiter. La Chine connaît une grande "révolution" industrielle, économique et sociale, engendrant des conséquences écologiques désastreuses ! Les Chinois ont réalisé que ce développement ne peut être viable que s'il est écologiquement durable ! Les travaux de cette "cité verte" ont commencé fin 2006. Elle va voir le jour au milieu des marais. Elle est construite de toute pièce pour respecter le concept 100% écologique. La société Arup élabore le site de Dongtan. Leur source d'inspiration : l'" écovillage"en Grande-Bretagne appelé Bedzed (Beddington Zero Energy Development). Les autorités chinoises l'ont visité : l'"écovillage" est composé de 82 logements et de 2300 bureaux et commerces dans la banlieue sud de Londres, fonctionnant sans énergies fossiles et sans rejets de CO2. Les particularités du projet Dongtan - utilisation des énergies renouvelables : éolienne ou solaire, - agriculture biologique, - les ressources locales utilisées pour la construction, - piles à combustible pour les véhicules, transports en commun, scooters électriques et vélos, voitures polluantes interdites dans la ville, taxis fluviaux fonctionnant à l'énergie solaire,

mardi 29 mai 2007, a 19:54
Airport

Les USA ont clairement une relation d'amour-haine avec l'écologie mais ils sont aussi capables de lancer les premiers aéroports "intégrés" à l'environnement comme ici l'Aéroport International de Denver. Certes cette intégration n'est pas encore totale (les avions polluent toujours autant), mais cela présage un changement de mentalité. En tout cas le résultat ne manque pas d'allure (à mon sens !!!)

mardi 29 mai 2007, a 19:45
Les USA se mettent au vert !

Beaucoup regrettent que le 1er pollueur du monde refuse encore et toujours de signer le protocole de Kyoto. Cependant, il ne faut pas désespérer : en effet, plusieurs villes (220) et non des moindres (New York, Los Angeles) ainsi qu'une trentaine d'Etats ont décidé de passer outre Washington et de le ratifier. C'est ainsi que Portland a fait des miracles (l'équivalent de 60 000 véhicules de moins chaque année), que Los Angeles va beaucoup mieux (plus de smog depuis 1999 !). Le 1er août 2006 à Long Beach, Tony Blair, premier ministre britannique, et Arnold Schwarzenegger, gouverneur de Californie, réélu avec une confortable majorité le 7 novembre 2006, ont conclu un accord pour lutter contre le changement climatique. Le Royaume Uni est la 5ème économie mondiale, et l’Etat de Californie la 7ème. Les Etats-Unis occupent la première place de ce classement, en englobant tous ses Etats fédéraux. La Californie contribue donc de façon non négligeable au leadership des USA. L’accord prévoit une collaboration au niveau de la recherche scientifique et des technologies pour une meilleure efficacité énergétique, ainsi qu’une réflexion sur une coordination à terme entre les mécanismes de marché. Sur ce dernier point, il faudra identifier les modalités d’échanges de permis d’émission conduisant le plus efficacement à une nouvelle économie, peu émettrice de carbone. Des entreprises importantes ont participé à la réunion qui a précédé cet accord (notamment BP, British Sky, Virgin etc.). La Californie est le 12ème émetteur de gaz à effet de serre au monde et son gouverneur a annoncé qu’il comptait ramener les émissions de carbone au niveau de 2000 en 2010, et au niveau de 1990 en 2020. Selon les sondages, les Californiens considèrent que le changement climatique est le problème le plus grave que leur Etat va devoir affronter. L’un des buts recherchés par l’accord est clair : contourner le gouvernement fédéral qui refuse toujours de ratifier le protocole de Kyoto, et qui tente d’empêcher les Etats d’instaurer des mécanismes contraignants pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. D’autres Etats ayant manifesté leur intérêt pour les échanges de permis d’émissions, une « coalition volontaire » entre un certain nombre d’entre eux et le Royaume Uni pourrait prendre de l’ampleur. Il s’agit aussi de permettre aux entreprises américaines de rejoindre les efforts consentis au niveau multilatéral pour lutter contre le changement climatique. Bon nombre des entreprises américaines sont opposées au morcellement des initiatives « climat » au niveau des Etats ou des villes qui complique leurs stratégies de vente et l’organisation de leurs productions. Elles sont aussi conscientes du fait que la lutte coordonnée contre les gaz à effet de serre s’inscrit dans des politiques de recherche et d’innovation auxquelles les industries ont tout intérêt à participer pour rester dans le peloton de tête de leur secteur d’activité. Le gouverneur de Californie a insisté sur le fait que « l’on peut protéger l’environnement et s’assurer de la croissance économique, sans aucun problème ». De plus on peut noter l'accord entre 22 villes (dont de grandes villes américaines ) et la fondation « climat » de l’ancien président Clinton Un partenariat destiné à accroître l’efficacité énergétique des plus grandes villes du monde et à réduire leurs émissions de carbone a été conclu le 1er août 2006 entre la fondation « Initiative climat » de l’ancien président Clinton et le groupe des grandes villes pour l’action en matière de climat (« Large cities climate leadership group »). Parmi les villes adhérentes au groupe