Alors que Raymond Domenech vient de réussir sur tous les tableaux (non je ne parle pas de l'Euro mais de son maintien comme sélectionneur ainsi que de la réponse d'Estelle Denis à sa demande) sa liste pour 2010 est désormais connue. Il ne sera pas question ici de la démolir gratuitement mais de pointer quelques incohérences : Bafétimbi Gomis en est absent, remplacé par Yoann Gourcuff (Bordeaux, ex-Milan AC) dont Domenech assure qu'il est un créateur et qu'il joue régulièrement (sic !). Alors moi je veux bien mais va falloir qu'on m'explique un truc : Trezeguet joue toute l'année comme titulaire à la Juventus de Turin, marque une vingtaine de buts mais n'est pas sélectionné au profit d'un jeune joueur de Sain-Etienne qui n'a aucune expérience du haut niveau européen. Ce même joueur est débarqué deux mois plus tard au profit d'un attaquant qui n'a jamais joué à Milan et qui a donc un match de championnat dans les jambes avec Bordeaux, comme d'ailleurs Bomis avec Saint-Etienne. Idem pour Mexès, pas retenu pour l'Euro qui redevient donc sans raison compétitif. Et c'est pour ça que la solution de la Fédération est ridicule, en effet, chaque choix de Domenech est non seulement contestable mais aussi emprunt d'un doute légitime, à savoir : son choix, ou celui de Boghossian, ou du Club France ?
Comme chaque été le Mercato (marché des transferts), bat son plein. Mais si les clubs de foot ne rechignent pas à aligner les euros ils n'ont toujours pas compris qu'il fallait aider un joueur à s'intégrer. On ne compte ainsi plus le nombre de joueurs enrôlés à prix d'or qui, une fois dans leur nouveau club, n'ont jamais donné le rendement que l'on attendait d'eux. C'est que, nous explique Simon Kuper, du London Financial Times, les clubs ne jouent pas le même rôle qu'une grande entreprise moderne : si un cadre de microsoft est muté de Seattle à Bangalore, un spécialiste du pays l'aidera et l'assistera pour une somme moyenne de € 18 000, une broutille dans le budget d'un gros transfert (on a parlé de € 90 000 000 pour C. Ronaldo). Mais les clubs de foot n'en ont cure, ou l'ignorent. On peut citer les cas de Ruud Gulitt installé par Chelsea dans un quartier sordide, de Ian Rush, tellement laissé à lui-même qu'il avait parlé de l'Italie comme d'un "pays étranger, sinon étrange". Autre exemple : Anelka, acheté € 27 millions par le Real de Madrid. Pas un centime de dépensé pour l'aider à s'installer à Madrid, aucun accueil, pas de casier à son nom, pas de traducteur... Pourtant il réalisa de belles choses en Coupe d'Europe et nul doute que si les relations entre le club et lui avaient été meilleures il aurait pu faire des choses encore plus grandes. Dernier exemple en date : Drogba, qui passa de longs mois à l'hôtel à son arrivée à Chelsea. Simon Kuper conclut en expliquant l'absence de joueurs brésiliens en 1st League. Les brésiliens n'aiment pas le froid, ne parlent pas Anglais et ne comprennent pas la tradition anglaise de vider 20 pintes de bière. Alors, pour parer à tout problème, nos clubs préfèrent recruter des scandinaves, nettement moins bons, mais mieux acclimatés, alors qu'il suffirait d'engager un traducteur...
Dubaï n'est plus à un paradoxe près : après avoir conçu de toutes pièces un pseudo centre historique, après avoir bâti le monde en miniature, après avoir atteint les cîmes avec ses gratte-ciels la ville s'apprête à se doter du plus imposant, high-tech, moderne, grand... complexe de sport alors que la ville n'a aucune tradition sportive ! Sobrement dénommé Sports City, ce gigantesque complex a fait dire à Jason Cowley, du Observer, que Dubaï se comporte comme si c'était elle qui allait accueillir les Jeux Olympiques et non Beijing ! En effet, les diverses maquettes donnent une idée de la démesure de ce projet (cf maquette ci-contre). On avait déjà vu un match de tennis se dérouler au sommet du Burj al-Arab (l'hôtel en forme de voilier), preuve que le petit émirat connaissait déjà tout du sport-spectacle. On notera au passage que la ville fait preuve de prévoyance et anticipe la fin prochaine de ses ressources là ou l'Arabie Saoudite se paupérise et s'enfonce dans les inégalités sociales. Dubaï a fait le pari de la modernité, que ce soit avec Media City (un futur noeud internet mondial), Dubaïwood, et maintenant Sports City. Et ça marche : l'International Cricket Council est maintenant basé à Dubaï, le second siège de Manchester United (2nd club le plus riche au monde) va suivre. Dès que les installations (circuit F1, stade, piscine ?) seront finies, les touristes afflueront. Pour l'heure ils sont déjà 5 millions par an. Dubaï ville olympique en 2016 ???
La Russie est aujourd'hui le pays européen qui compte le plus de milliardaires, devant l'Allemagne. Sacha Chernov annonce que "d'ici trois à cinq ans, la Russie possèdera dix des plus beaux stades du monde. On a déjà commencé : saint-Petersbourg, Rostov, Samara, Kazan, Volgograd et Moscou". Jim Riordan, du Guardian, rappelle que Vladimir Poutine a obligé nombre d'oligarques russes à rapatrier leurs avoirs et à investir massivement en Russie, notamment dans le football. Roman Abramovitch dépense ainsi €35 millions par an pour promouvoir les jeunes joueurs ou les entraîneurs et les infrastructures, plus que la Fédération Russe !!! Interrogé sur Andreï Arshavin, le jeune prodige qui a illuminé l'Euro, Vitaly Mutko, président de la Fédération Russe explique "qu'ils (Barcelone) aimeraient bien se le payer mais qu'ils ne peuvent pas, car il gagne plus de €30 000 par semaine !". Et d'ajouter que "en quinze mois nous sommes passés de la quinzième à la sixième place du classement FIFA. Nous allons d'ailleurs dépasser les Pays-Bas qui sont cinquièmes. L'an prochain il y aura trois clubs russes en Champions League (autant que de clubs français SI Marseille passe le 1er tour NDA)..." À l'heure où certains sites et journaux se posent la question de la qualité de la L1 (pour 2007-2008 le foot français était classé derrière l'Ecosse pour les coupes européennes !!) elle doit dores et déjà se préparer à subir une autre concurrence, venue de l'est...
Alors que Domenech a demandé Estelle Denis en mariage Zaccharie vous propose sa liste des bleus pour lancer la Coupe du Monde 2010 qui aura lieu en Afrique du Sud... ou en Australie (cette dernière s'est déclarée prête à suppléer à toute défaillance d'organisation. Pour faire ma liste je me suis arrêté à plusieurs principes : 1) le système de jeu doit d'adapter aux joueurs dont on dispose. 2) Plus de jeunesse. 3) Les meilleurs à leur poste , par exemple on ne peut sélectionner Bomis 16 buts avec Saint-Etienne à la place de Trézeguet qui joue avec la Juventus. 4) Comme l'a répété Arsène Wenger, le 4-4-2 avec deux joueurs offensifs n'existe plus aujourd'hui (les Pays-Bas n'ont ainsi qu'un seul attaquant). Tout ça nous donne :
Vous vous souvenez tous d'Olive & Tom ? Captain Tsubasa, c'est le nom original de l'oeuvre (Ozohara TSUBASA = Olivier Aton) de Yôichi TAKAHASHI, a marqué les esprits des jeunes téléspectateurs de la Cinq. Ces terrains interminables, ces actions folles, ces sauts d'un autre monde... Et bien la dernière partie de l'oeuvre n'est jamais parue en France. Il s'agit de Road to 2002. Nos héros ont grandi et se préparent à accueillir la Coupe du Monde organisée conjointement par leur pays (Le Japon) et la Corée du Sud. Pourquoi attendre aussi longtemps pour que puisse sortir l'oeuvre me direz-vous ? C'est simple, la crainte d'un procès ou d'une action en justice de la FIFA, l'UEFA ou autres COMEBOL pour usage de sigles ou de noms. L'auteur de Captain Tsubasa est un fan absolu de Michel Platini et du football européen. Il a donc, pour conférer plus de réalisme à sa série, intégré de "vrais" joueurs dans son manga (cf photos ci-contre). Il a de plus respecté une certaine hiérarchie : le Brésil, l'Argentine, l'Allemagne, la France, l'Angleterre, l'Italie ou les Pays-Bas sont les plus forts. On peut imaginer les possibilités infinies qui s'ouvraient alors à lui : de vrais joueurs amèneraient une audience immense partout où l'on joue au foot, ça permettrait également de montrer les travers business du foot... On peut apercevoir les prémisses de ces promesses dans World Youth quand Mark Landers signe à la Juventus de Turin ou Atonn au Barça ! Certains diront que la série n'est pas réaliste (sauts, acrobaties...). Pour moi elle est utopiste = Natureza, le meilleur joueur du monde, vient d'Amazonie, il signe au Real de Madrid pour une bouchée de pain, l'argent ne l'intéresse pas, il ne veut que... Jouer au foot !
Dilemme crucial s'il en est ! La moitié des Européens fans de foot préfèrent
regarder un match important plutôt que d'avoir des relations sexuelles
mais derrière cette moyenne se cachent d'importantes variations selon
les pays, affirme une étude de l'organisme britannique Sirc réalisée
pour Canon. Le ballon rond recueille ainsi la préférence auprès de 72% des fans espagnols, de 67%
des Norvégiens, de 64% des Néerlandais, de 62% des Allemands, de 61%
des Britanniques, de 54% des Suisses, selon ce sondage paneuropéen en
ligne réalisé par le Social Issues Research Centre (Sirc). En revanche, seuls 17% des supporteurs portugais déclarent qu'ils
préfèrent "regarder un match plutôt que d'avoir des relations
sexuelles", 25% des Italiens, 27% des Français et 30% des Belges,
relève cette étude réalisée auprès de 2000 fans de foot. Pour 60% des supporters européens, le foot est "comme une religion",
toujours selon cette étude commandée par le groupe japonais Canon,
sponsor de l'Euro 2008. Courage ! L'Euro ne durera "que" quatre semaines !!!
"Les Hommes ayant perdu le paradis, ils se mirent à courrir après une balle". Cette citation apocryphe de Blaise Pascal illustre à merveille l'exposition qui se tient actuellement à la cathédrale de Vienne. A moins d'un mois de l'Euro de football qui se disputera en Autriche et en Suisse,
le musée de la cathédrale de Vienne, datant du XIVe siècle, présente
une exposition sur tout ce que le football doit à la religion, avec
force trophées, écharpes, calices et icônes orthodoxes. Des joueurs comme l'Argentin Diego Maradona sont vénérés comme des
saints des temps modernes, explique-t-on, et les supporters
collectionnent parfois des "reliques" de leurs équipes ou footballeurs
favoris, voire leur dédient des "temples" comme au Camp Nou (98 000 places) de Barcelone qui abrite une chapelle. "Il existe de nombreux parallèles entre le culte du football et les
rituels de l'Eglise chrétienne", a déclaré le directeur du musée,
Bernhard Boehler. Selon les conservateurs du musée, embrasser le trophée après la
victoire rappelle le baiser donné aux icônes dans le culte orthodoxe,
tandis que brandir une coupe dans un stade bondé de supporters
reconstitue, de manière profane, l'élévation de l'hostie par le prêtre
lors de la messe catholique, selon les conservateurs du musée (on notera au passage que les joueurs bouddhistes, musulmans ou hindouistes semblent moins démonstratifs). L'exposition présente également le t-shirt porté sous le maillot avec
l'inscription "I belong to Jesus" (J'appartiens à Jésus) de Kaka, le
Ballon d'Or du Milan AC. Elle met en exergue des joueurs parlant
ouvertement de leurs croyances religieuses. Le but marqué par Maradona
avec la "main de Dieu" en quart de finale de la Coupe du monde 1986
fait désormais partie de la légende du ballon rond. Comme le disait Pierre Augé : peut-être que l'Occident est en avance d'une religion et il ne le sait pas...
Aujourd'hui Zaccharie vous donne les clés pour gagner au foot sans vous ruiner (cf articles précédents) : achetez des maillots rouges ! Les équipes de football dont les joueurs évoluent avec un maillot rouge gagnent plus souvent que les autres, ont affirmé des scientifiques britanniques dans une étude publiée mercredi. Le fait que les clubs anglais de Manchester United, Liverpool, Arsenal, ou par le passé Nottingham Forest s'approprient régulièrement des trophées n'est pas le fait du hasard, ont très sérieusement assuré des experts des universités anglaises de Durham et Plymouth. Les maillots rouges procurent un avantage lié à la réponse sensorielle qu'ils suscitent, selon eux. « Dans la nature, le rouge est souvent associé avec l'agressivité masculine et le besoin de s'afficher », écrivent-ils. Se concentrant sur les matches à domicile, lorsque les équipes qui reçoivent portent leurs vraies couleurs, ils ont trouvé des résultats « surprenants » : les équipes en rouge gagnent plus souvent que celles en bleu, jaune ou orange. Le professeur Robert Barton, de l'université de Plymouth, a avancé deux explications. L'une pourrait tenir à ce que les supporteurs, dont le soutien est souvent crucial, sont inconsciemment plus attirés par les équipes en rouge. L'autre renverrait à un possible « avantage psychologique » de porter du rouge sur la pelouse. Même le flot d'argent arrivé ces dernières années dans le monde du football n'a pas fondamentalement changé ces faits, assurent les scientifiques. « Nous prédisons toujours que porter du rouge peut faire pencher la balance », a indiqué le Dr Russel Hill. Quatre équipes anglaises viennent de se qualifier pour les quarts de finale de la Ligue des champions, dont trois arborent du rouge dans leur maillot: Arsenal, Liverpool et Manchester United.
Heureusement il existe des contre-exemples : La Mongolie, qui joue en rouge, n'a disputé que peu de matchs internationaux au cours de son histoire. Entre 1960 et 1998 l'équipe de Mongolie n'a en effet disputé aucun match international. La Mongolie a encaissé sa plus large défaite en 1998 lorsqu'elle a perdu 0-15 contre l'Ouzbékistan. Le tour préliminaire des qualifications pour la Coupe du Monde de la FIFA 2006 a vu la Mongolie se faire éliminer par les îles Maldives 1-0 et 11-0. Montserrat, dernière au classement FIFA (202ème place) en mars 2008, joue à l'extérieur en maillot... Rouge !
Aujourd'hui nous évoquons un football par trop méconnu : le football nord-coréen. L'équipe de Corée du Nord de football est une sélection des meilleurs joueurs nord-coréens sous l'égide de la Fédération de Corée du Nord de football. Le 19 juillet 1966, la victoire de la Corée du Nord sur l'Italie, grâce à un but à la quarante-deuxième minute de Pak Doo-ik, permettait pour la première fois à une équipe asiatique de se qualifier en quarts de finale d'une coupe du monde de football. Trente-cinq ans plus tard, le réalisateur britannique Dan Gordon, avec l'aide de Nicholas Bonner, a tourné un film intitulé The game of their lives (« Le match de leur vie ») après avoir retrouvé les sept joueurs survivants de l'équipe de 1966, qui étaient devenus les favoris du public britannique et ont été célébrés comme des héros à leur retour dans leur pays. Le film a été projeté en Corée du Nord et en Corée du Sud et a reçu le prix du meilleur documentaire sportif de la télévision britannique (voir l'article et le site en anglais du film). En outre, l'équipe de Corée du Nord de football féminin, se situait, en décembre 2006, au cinquième rang mondial selon le classement de la FIFA. Pour briller en société je me dois d'ajouter que le champion 2006 était l'Amnokgang Sports Group, successeur du Pyongyang City Sports Group. Nous ne saurions être complet sans évoquer la prochaine confrontation avec le voisin sud-coréen au cours des éliminatoires du Mondial 2010 et qui donne déjà lieu à bien des querelles (refus de Pyongyang que soit joué l'hymne officiel sud-coréen). Affaire à suivre donc...
Qui a dit que les stars du foot étaient tous des milliardaires ? Aujourd'hui Zaccharie vous explique comment acheter des stars du foot à 1€ ! Après vous avoir permis d'acquérir un club pour 0,50€, voilà maintenant comment rivaliser avec Chelsea sans exploser votre budget. Hao Haidong (né le 9 mai 1970, à Qingdao, Shandong) est un footballeur chinois. Il joue en Angleterre depuis janvier 2005 à Sheffield United. Il a depuis eu peu d'impact et a souffert de nombreuses blessures. Il détenait le record du transfert le moins cher, puisque transféré du Dalian Shide à Sheffield United pour une Livre sterling en 2005. Ce record a été battu en 2007, par le défenseur brésilien Alex transféré du PSV Eindhoven vers Chelsea pour 1 euro symbolique. Il possède 90 sélections en équipe de Chine, et détient le record de 41 buts. Hao est connu pour son extraordinaire calme devant le but et pour son instinct de buteur. Il est souvent considéré comme le meilleur attaquant chinois des deux dernières décennies. Il a été transféré du Bayi FC au Dalian Shide, après la saison 1996, où il a joué neuf saisons devenant également l'entraîneur avant son transfert en Angleterre en janvier 2005. Surnomé le « Alan Shearer chinois », il a remporté beaucoup de titres et de prix avec le Dalian Shide, notamment le « Jia A Championship », le Championnat de Chine, la Supercoupe de Chine et la Coupe de Chine. Alors, merci qui ?
Tous les puristes connaissent l'histoire : juillet 1950, la Finale de la Coupe du Monde se déroule à Rio. Près de 200 000 cariocas ont pris place dans les gradins. Il reste quelques minutes à jouer quand l'Uruguay marque le but de la victoire ! Cinq personnes décèderont d'un arrêt cardiaque. Et bien ça pourrait vous arriver aussi... Le penalty peut nuire gravement à la santé. « Pourvu que grand-père survive à la séance de tirs aux buts ! Voilà le genre de soucis que de nombreuses familles vont avoir au mois de juin, lors du championnat d'Europe de football. » Si le ton du quotidien allemand Süddeutsche Zeitung est plutôt léger, l'information qu'il commente est, elle, des plus sérieuse. Le journal s'intéresse à une étude publiée dans la dernière livraison du New England Journal of Medicine, selon laquelle regarder un match de football peut comporter de graves risques pour la santé. « Ils ont étudié les procédures d'intervention en urgence qui ont eu lieu dans le grand Munich pendant la Coupe du monde 2006, et ont comparé ces résultats avec des périodes moins passionnantes avant et après cette compétition. Ils en ont conclu que les matchs avaient été un véritable poison pour le cœur des spectateurs », rapporte le journal. A tel point que les amateurs de football malades du cœur feraient mieux de s'abstenir. Cette étude montre en effet que, pendant une compétition du niveau de la Coupe du monde, le risque d'attaque cardiaque est quatre fois plus élevé.
Et si le football permettait de régler (d'améliorer ?) le problème israélo-palestinien ? Un mondial israélo-palestinien en 2018 ? La paix par le football. Telle est la thèse défendue par Pascal Boniface, directeur de l'Institut de relations internationales et stratégiques de Paris (Iris), et le joueur français Lilian Thuram. Les deux hommes se demandent dans un texte commun si la diplomatie du ballon rond n'aurait pas un rôle à jouer au Proche-Orient. « Les négociations politiques ne suffisent pas à entretenir la volonté d'instaurer une paix durable. Israéliens et Palestiniens doivent trouver un vecteur de solidarité s'ils souhaitent un jour régler leurs désaccords les plus importants et empêcher leurs petites divergences de dégénérer en violences. Le football ne peut résoudre les problèmes stratégiques les plus graves de la région, mais il peut apporter sa contribution », peut-on lire dans La Libre Belgique. Et la meilleure démontration de cette collaboration serait la co-organisation commune de l'événement sportif le plus médiatique de la planète, la Coupe du monde en 2018. « Elle constituerait une occasion formidable de solidifier les acquis des deux côtés. Une co-organisation sur le territoire où ces deux peuples étaient autrefois en guerre serait un puissant symbole du sport au service de la paix. A vrai dire, la perspective de voir la Coupe du monde de football se dérouler chez eux pourrait même constituer une incitation supplémentaire pour les Israéliens et les Palestiniens à trouver une solution. »
Grozny, en Russe, ça veut dire « terreur » ! Les clubs de Première Ligue russe n'ont qu'une hantise pour la saison 2008. Ils redoutent de jouer le promu tchétchène Terek dans son stade habité par les fantômes du terrorisme. Une zone sensible de plus risque d'apparaître sur la carte du football russe. Le Terek, l'équipe de Grozny, qui vient de fêter son retour en Première Ligue, aurait l'intention de jouer ses matchs à domicile en Tchétchénie, dans le stade Soultan Bilimkhanov de Grozny, tout juste rénové. C'est précisément ici (à l'époque, le stade s'appelait Dinamo) qu'Akhmat Kadyrov, alors président de Tchétchénie et père de l'actuel président Ramzan Kadyrov, avait été tué par un attentat à l'explosif le 9 mai 2004. Les autres équipes de l'élite redoutent la perspective d'un tel déplacement, mais n'osent pas s'y opposer ouvertement. Ils espèrent encore que le stade de Grozny n'obtiendra pas son homologation. Dès la montée dans la division supérieure acquise, les dirigeants du club ont annoncé qu'ils souhaitaient organiser leurs matchs à Grozny, et non dans la région voisine de Stavropol, à Piatigorsk ou à Lermontov, comme cela se faisait jusqu'ici. Khaïdar Alkhanov, son vice-président et ministre de la Culture physique, du Sport et du Tourisme de la république de Tchétchénie, avait déjà tenté de soumettre cette proposition lors de la réunion générale de la Première Ligue à la fin de 2007. Les dirigeants des autres clubs avaie