Quand on regarde On ne Vit Que deux Fois, Opération Tonnerre ou Demain ne Meurt Jamais on hurle à la surenchère hollywoodienne mais la réalité est bien plus effrayante puisque les Etats-Unis, et à un degrè moindre, les Soviétiques, ont "perdu" des bombes atomiques par dizaines. Le site dissident-media en donne un détail assez impressionnant. Deux accidents ont retenu mon attention : l'un à Thulé, au Groënland, qui a vu 98 cancers se développer chez les 1096 ouvriers chargés d'enterrer l'affaire. Un autre a eu lieu en Espagne en janvier 1966 qui vit l'US Air Force perdre QUATRE Bombes Thermo-nucléaires !!! À cette occasion, un responsable militaire américain aurait déclaré "Je ne connais aucune bombe atomique manquante mais nous n'avons pas positivement identifié ce que je pense que vous croyez que nous sommes en train de rechercher". Plus légèrement, le terme "bombe anatomique" a été imaginé par un créateur français : Jacques Heim. Lors d'un essai nucléaire US sur l'atoll de Bikini (Îles Marshall) qui détruisit l'île le Français décida d'appeler son dernier maillot de bain Bikini. Vendu dans une boîte d'allumettes, ce qui était présenté comme "le plus petit maillot de bain du monde" fut lancé avec le slogan La 1ère Bombe Anatomique !
L'attaque de la base hawaïenne de Pearl Harbour, le 07 Décembre 1941 restera dans l'Histoire, selon les propres termes de Franklin D. Roosevelt comme "un jour marqué à jamais du sceau de l'infamie". Mais la petite histoire retiendra que, quelques semaines plus tard, le 23 février 1942 pour être exact, un sous-marin japonais a bombardé le sol américain. Steven Spielberg en a d'ailleurs tiré un film. Apparemment l'objectif visé était la raffinerie de pétrole de la Richfield Company, à Santa Barbara. Le tir ne fut pas très efficace et seul le toit en bois d'une station de pompage fut atteint, aux dires des journaux de l'époque. Tôkyô s'était alors bien évidemment glorifié de cette attaque, comme du débarquement sur le sol US (prises de certaines îles Aléoutiennes en Alaska) ou du bombardement de Vancouver quelques mois plus tard. Mais les officiels américains laissèrent entendre à l'époque que autant l'offensive en Alaska était préméditée, autant l'attaque du sous-marin était le fruit d'une curieuse vengeance : en effet, le capitaine du submersible, NISHINO Kizo, commandait un pétrolier avant la guerre. L'une de ses missions l'avait conduit à Santa Barbara dans ladite raffinerie. Il s'était blessé en tombant sur un cactus et les ouvriers s'étaient moqué de lui. Il aurait alors juré de laver cet affront...
Alors que le conflit russo-géorgien vient de tourner nettement à l'avantage des premiers il paraît opportun de se rappeler qu'il y a quelques mois, le 17 février dernier pour être exact, la province serbe du Kosovo a déclaré unilatéralement son indépendance, en violation de la résolution 1244 des Nations Unies qui la rattachait à la Serbie. Mon propos n'est pas de me poser contre cette indépendance (ça n'intéresse personne) mais de faire remarquer que, pour l'occasion, les États-Unis avaient chaudement applaudi des deux mains. Beaucoup d'autres également (cf la vidéo). On pouvait dès lors se poser la question de la justice et de l'égalité des peuples puisque sans nul doute la réaction tant américaine qu'européenne aurait été probablement très différente si les Territoires Occupés ou le Tibet avaient fait de même. Et voilà qu'aujourd'hui toute la communauté occidentale se retrouve coincée et embarrassée face à Medvedev et la Russie. En effet, l'Abkhazie et l'Ossétie du Sud font partie intégrante du territoire géorgien mais, de par leur histoire et leur culture, se sentent et se revendiquent comme Russes. On peut ainsi hurler au respect de la souveraineté géorgienne mais ça devient le grand écart quand dans le même temps on accepte la sécession du Kosovo. Et Medvedev s'est engouffré dans cette brèche. 1) Il a tiré parti de l'incroyable erreur de Saakachvili. Comme le rappelle Charles Urjewicz la condition d'entrée de la Géorgie à l'OTAN était la pacification de son territoire. Saakachvili croyait manifestement que les Russes répondraient modérément à son attaque. 2) Il a tiré profit de la période olympique (qui s'intéresse à cette guerre alors que Laure Manaudou sombre corps et biens ?). 3) Enfin, il s'appuie sur le précédent Kosovar, validé par l'U.E et les États-Unis.
Pour mieux préparer les G.I's qui s'apprêtent à embarquer pour l'Iraq l'armée américaine a reconstitué six villages iraquiens et afghans sur la base de Fort Irwin, en Californie, à trois heures de route de Las Vegas. Le terrain de jeu est assez grand (3200 km carré) et permet de réaliser des "scénarii" grandeur nature. Pour faire encore plus "vrai" l'US Army a engagé de vrais iraquiens pour renforcer le réalisme et désamorcer toute impression de Dysneyland à Bagdad ou d'un quelconque Paintball géant dans le désert. La plupart des acteurs iraquiens sont des chrétiens chaldéens nés en Iraq mais qui ont grandi aux Etats-Unis comme Sam Kalasho, qui joue le rôle du maire-adjoint de Ouassal, l'un des villages imaginaires. Sam a cinquante ans, il est arrivé en Californie en 1977. Il désapprouve la guerre en Iraq, n'a jamais voté Républicain, sauf pour Reagan. Il était d'accord pour renverser Saddam Hussein mais la tournure prise par les évènements dans son ancien pays lui ont laissé un goût amer... Sa motivation n'est donc pas militaire et encore moins financière ($20 bruts par heure, 14 jours par mois), mais philanthropique : il "espère qu'en jouant un iraquien plus vrai que nature il aidera les jeunes soldats à mieux connaître et respecter la culture arabo-musulmane et ainsi à éviter ces innombrables bavures.". C'est la firme privée L.3, spécialisée dans la linguistique, qui se charge de trouver les volontaires pour l'armée...
Quel peut bien être le rapport entre ces trois personnages, me direz-vous ? Facile : RAMBO III ! J'ai découvert le film hier et après avoir défendu la Grande Vadrouille & Terrain Miné Zaccharie se devait de réparer l'injustice qui entoure cette saga. Le comble de la mauvaise foi étant dans la critique de Rambo I par Telerama qui parle d'un film "dont les suites seront des sommets de propagande reaganienne (autant démolir 2001 Odyssée de l'Espace car il y a eu 2010 !!!)". Beaucoup hurlent au militarisme va-t-en guerre, à bon droit même si le film contient, 20 ans après sa sortie, et compte-tenu du contexte, de nombreux moments intéressants : 1) Rambo rentre en Afghanistan via Peshawar, au Pakistan. C'est de là que partiront les Talibans après la défaite de l'URSS. 2) On voit que, contrairement au Viêt-Nam, il sera très difficile voire impossible au pays de se relever (aucune route, aucun médecin à 800 km, des enfants soldats, des milliers de blessés...). 3) Rambo visite les grottes qui annoncent Tora-Bora, futur repaire de Ben Laden (dans ces grottes Rambo échappe à un hélicoptère de combat soviétique). 4) Le film montre clairement qu'une armée sur-équipée ne fera pas long feu en Afghanistan dans un conflit assymétrique. En effet, sans route, pas de liaisons, le désert, les montagnes, pas de ressources, RIEN ! En face : des combattants de Dieu "déjà morts, ayant reçu les derniers sacrements, que rien ne pourra tuer" dit un chef à Rambo. 5) On peut dire que cette mise en garde, ni Bush, ni Sarkozy ne l'ont vu. Le film explique longuement que personne n'a réussi à conquérir l'Afghanistan, ni Alexandre, ni Gengis Khan, ni les Anglais. En fait Alexandre a vaincu les princes afghans même si l'immensité du territoire (603 000 km carré) rendait son influence plus théorique que réelle, quant à Gengis Khan, s'il a vaincu le pays, c'est après l'avoir littéralement dévasté ! Et c'est ce que dit clairement le film par la bouche du Colonel Trautman, avertissement destiné aux Soviétiques mais aussi aux futurs envahisseurs : "Nous avons eu notre Viêt-Nam, voici le vôtre, vous ne pourrez pas gagner...". 6) À la fin du film Rambo s'en va, ne reste pas finir la guerre, exactement ce que feront les américains après le retrait soviétique de 1989. Mais, comme l'explique Massoud (tout un symbole) dans le film : "Dieu doit beaucoup aimer les fous = il en met tellement au monde !". 7) Terminons par ce dicton afghan raconté dans le film à Rambo "Garde-nous des crocs du tigre, du venin du cobra... et de la vengeance des Afghans ! Tu as compris ?". Et John Rambo de répondre : "ça veut dire qu'y faut pas vous faire chier !"...
Aujourd'hui Zaccharie vous propose d'élaborer votre propre uchronie. La question sous-jacente sera : Le hasard existe-t-il en histoire ou Clio suit-elle un cours inexorable ? Voilà donc quelques questions pour notre test uchronique : 1) Choisissez un évènement 2) Choisissez un point de divergence 3) Racontez brièvement les modifications en découlant 4) L'Histoire en sera-t-elle réellement modifiée ?
1) L'attaque japonaise de Pearl Harbor 2) L'Amiral Nagumo cède aux injonctions de ses officiers et lance la fameuse troisième vague qui, dans la réalité, n'a jamais eu lieu 3) Les dépôts de carburants à ciel ouvert (4 000 000 barils) sont anéantis, ainsi que l'USS Enterprise, un porte-avions. Dans la foulée les Japonais débarquent à Hawaii et coupent les bases américaines (Guam, Midway, Philippines, Wake) du continent. 4) Retardée, modifiée non. Même si les Japonais réussissaient à débarquer sur la côte ouest et à s'y maintenir ils se trouveraient dès lors à l'extrême limite de leur capacité de projection (11 000 km du Japon) et feraient face à un pays de la taille d'un continent. L'immense réserve humaine et industrielle américaine finirait immanquablement par jouer son rôle... On le sait assez peu mais une partie des USA a
effectivement connu l'occupation japonaise. Ce territoire, ce n'est pas l'archipel océanique des îles Hawaii (dont
on n'est pas même sûrs qu'il eut vraiment existé un plan d'invasion et
d'occupation par les japonais) mais... l'archipel des îles
Aléoutiennes, entre le
détroit de Béring et Océan Pacifique, au sud de l'Alaska. Début mai 1942, les forces impériales japonaises occupèrent -
dans l'intention d'élargir leur périmètre stratégique et de prévenir
toute offensive américaine par le nord (sans parler même de l'impact
psychologique sur les populations japonaises de l'annonce d'une
occupation - il est vrai même partielle - du territoire des
Etats-Unis...) les îles Aléoutiennes de Kiska et d'Attu. Mais, le ravitaillement logistique de ces ''postes avancés'' japonais
dans l'hémisphère nord-américain étant devenu singulièrement difficile
(Bataille de Midway en juin 1942) les forces japonaises les
perdront, dès... 1943. S'il fut impossible de garder deux cailloux en Alaska, alors, la Californie...
Cette semaine sort dans nos salles Mongol, une co-production eurasiatique retraçant la première partie de la vie de Temujin (Gengis Khan). La critique d'Alex Zeppenfeld, dans les Cahiers du Cinéma, m'a particulièrement irrité, non pour son jugement esthétique du film mais pour sa stupidité historique. Godard disait que les critiques de cinéma avaient un "problème" de digression alors que les journalistes de l'Équipe, au moins, parlaient du match. C'est exactement le cas d'Alex Zeppenfeld qui s'étonne que le film nous présente sous un jour humain, sympathique presque, un homme auteur de génocides et qui ne peut qu'être aimé puisqu'il ne reste "aucun survivant de ses ennemis" ! ? Cher Alex, le pire défaut que peut avoir un "historien" c'est l'ANACHRONISME !!! Autant critiquer Gengis Khan pour ne pas avoir interdit la cigarette dans les lieux publics ! Plus sérieusement le mot génocide diffère du mot massacre et désigne la volonté exprimée par un état, ou un homme, de tuer une "race". ici de quelle "race" pourrait-on parler ? Des Chinois ? Ses ingénieurs et une part de ses conseillers étaient chinois. Des Kazkakhs ? Des éclaireurs. Des Tchétchènes ? Idem... Gengis Khan tolérait à sa cour l'ensemble des grandes religions (Bouddhisme, Islam, Christianisme) et son empire comme son armée étaient pluri-culturels, linguistiques, religieux... Imagine-t-on les Waffen SS accompagnés d'auxiliaires juifs ? Quand à sa férocité légendaire rappelons que, contrairement à ce que vous écrivez dans votre critique, ce sont les vaincus qui ont laissé la plupart des témoignages de sa cruauté dont on peut légitimement penser que, si elle n'en fut pas moins réelle, il ne manqua pas de scribes pour l'exagérer. Si je veux une histoire de Gengis Khan j'ai la bibliothèque, mais si j'ouvre les Cahiers du Cinéma, c'est pour lire... Des critiques de cinéma !
Le scénario suivant se base sur un constat fait par le Pentagone : l'US Army est aujourd'hui incapable d'empêcher la Chine d'envahir Taiwan. Alors que les Américains se focalisent sur l'Iraq, l'Afghanistan ou Ben Laden ils ont négligé la menace réelle que représente la Chine pour eux mais aussi pour Taiwan et le Japon... Selon les analystes militaires, Beijing a parfaitement su identifier les forces et les faiblesses de l'armée américaine et s'est patiemment appliquée à développer des contre-mesures en ce sens. Il y a 10 ans l'Armée de Libération du Peuple aurait littéralement du traverser à la nage les 160 km qui séparent l'ancienne Formose de l'Empire du Milieu. Aujourd'hui le Pentagone estime que la Chine a construit ou acheté suffisamment d'avions de combat et de bâtiments amphibie pour conquérir l'île et menacer les forces américaines de secours ! En développant leur flotte de sous-marins (13 construits en huit ans) les Chinois exploitent l'une des grandes faiblesses de l'US Navy : La Guerre ASM (Anti Sous-Marin). En effet, les USA ont retiré du service actif leur principal avion ASM et s'appuient aujourd'hui sur une flotte obsolète de patrouilleurs maritimes P-3 Orion, utilisés pour la surveillance du littoral. "Les sous-marins chinois représentent une menace potentielle pour notre marine et, une fois sur place, nous ne serions pas prêts à y répondre !" explique Lyle Goldstein, professeur à l'École Navale Américaine. Si la Chine attaquait Taiwan la question posée à Washington ne serait plus de défendre l'île mais... de la reprendre !!!!
Le Pentagone travaille sur plusieurs scénarios de conflit pouvant potentiellement dégénérer en conflit mondial (Guerre Froide = IIIème Guerre Mondiale NDA). Le scénario qui revient le plus souvent concerne bien évidemment la Corée du Nord....
Acte 1 = Un sous-marin nucléaire nord-coréen s'échoue sur les côtes de son voisin du Sud. Le conflit éclate alors...
Acte 2 = Pyongyang tire des missiles No-Dong (version améliorée du SCUD) dont certains équipés d'ogives chimiques.
Acte 3 = La salve nord-coréenne est contrée par la défense de théâtre d'opérations américaines Patriot, les systèmes radars AEGIS et les lasers israéliens expérimentaux.
Acte 4 = Pendant l'échange Kim Jong-il ordonne le lancement d'un missile Taepodong II (4 à 6 000 km de portée) sur Seattle.
Acte 5 = Les tous nouveaux systèmes américains (le fameux bouclier anti-missiles) ratent le missile de peu.
Acte 6 = Depuis l'Alaska, un véhicule de destruction exoatmosphérique est lancé pour intercepter le Taepodong II.
Acte 7 = Ce dernier largue ses leurres mais s'emmêle dans ses propres contre-mesures et s'écrase dans l'Océan Pacifique.
Acte 8 = Les USA bombardent les pas de tirs et les usines nord-coréennes.
Acte 9 = Les forces terrestres sud-coréennes et chinoises entrent en Corée du Nord.
Acte 10 = Dans un acte désespéré Kim Jong-il donne l'ordre à ses hackers de détruire l'internet mondial...
Aujourd'hui c'est du lourd ! La Guerre en Iraq vous fait peur ? Cette guerre dite de 4ème Génération serait la guerre de demain, selon les experts. Alors que Nicolas Sarkozy s'apprête à envoyer 700 soldats supplémentaires en Afghanistan il paraît opportun de regarder en arrière. C'est en 1648, lors de la fin de la Guerre de Trente Ans que l'État établit son monopole sur les guerres au détriment des villes, des familles, des entreprises ou des religions. C'est de cette époque que datent les guerres « modernes ». Il s'agit alors d'une guerre fortement ritualisée faite de colonnes, de lignes, de carrés. L'essentiel des codes militaires (salut, uniformes, grades…) date de cette époque. Vers les années 1860 va apparaître la guerre de la 2nde Génération : face à des effectifs sans cesse plus imposants, des armements sans cesse plus sophistiqués la ligne, la colonne sont devenus synonymes de suicide. L'armée française développe alors (1870-—1918) ce qui deviendra le modèle : « L'artillerie conquiert, l'infanterie occupe ». La culture de la discipline est renforcée car désormais l'obéissance prime sur l'action individuelle qui pourrait gêner la synchronisation des troupes. Notons au passage que l'US Army et les Marines ont appris cette façon de faire la guerre des Français en 1917 et 1918, et CONTINUENT de l'appliquer aujourd'hui encore même si l'aviation s'est substituée à l'artillerie en tant que principal vecteur de puissance de feu. La 3ème Génération verra le jour durant la 2nde Guerre Mondiale avec le fameux Blitzkrieg, « La Guerre Éclair » développée par l'armée allemande. Il s'agit ici de substituer la vitesse, les manœuvres, à la puissance. Par une poussée décisive en un point il s'agit d'enfoncer puis d'isoler les lignes ennemies et de le couper de ses bases puis à l'user, l'anéantir… Ce genre de conflit repose bien entendu sur une motorisation des troupes. Une armée de 3ème Génération accorde plus d'importance à l'initiative qu'à l'obéissance (Gudérian, Romel, Von Paulus en sont de bons exemples), la discipline y est davantage innée qu'imposée.
La 4ème Génération est une guerre non linéaire, ou « asymétrique », les éléments clés sont, là encore, la décentralisation des ordres et l'initiative. Il s'agit là du changement le plus radical de l'histoire militaire depuis le Traité de Westphalie (1648). L'État se voit à nouveau dépouillé de son monopole guerrier. Dans le monde entier les armées se retrouvent confrontées à des groupes armés non-étatiques comme Al-Qaida, le Hezbollah, le Hamas, les FARC, les Talibans… Partout ou presque l'État est en recul. La Guerre de 4ème Génération s'articule principalement sur une crise de légitimité de l'État. Avec leur système politique fermé et leur idéologie délétère du « multiculturalisme » les USA sont un candidat idéal à ce genre d'affrontement selon William S. Lind, expert en stratégie et auteur de « La Guerre de Bush contre le terrorisme : une stratégie erronée & une mauvaise tactique ». Si la guerre en Iraq est un bon exemple de ce type de conflit alors il y a certainement plusieurs enseignements à en tirer. Martin Van Creved, un historien militaire, affirme que si les Britanniques n'ont pas perdu en Ulster c'est parce que l'armée a souffert de davantage de pertes qu'elle n'en a infligées. Il s'agit là d'un point difficile à comprendre pour certains militaires de l'ancienne école car ils définissent la victoire en termes de pourcentage de pertes. Apparemment Nicolas Sarkozy et George W. Bush en font parti. William S. Lind conclut : « Le fait qu'aucun État ne soit récemment parvenu à vaincre un ennemi non-étatique nous rappelle que Clio a de l'humour : l'Histoire nous apprend que tous les problèmes n'ont pas de solution… ».
La guerre aussi a une histoire, elle est même profondément humaine : les animaux ne font pas la guerre ! l'histoire de la Guerre, du Néolithique à la Guerre du Golfe, de John Keegan, est là pour nous le rappeler. Cet historien anglais explique très bien comment chaque société, selon son développement économique, sa religion, son organisation, ne combat pas de la même manière. C'est ainsi que certaines sociétés ignorent la guerre (en Afrique, en Micronésie...), que certaines sociétés arrêtent la guerre au 1er mort, là où d'autres ne distinguent plus les civils des militaires (IIIème Reich). Si l'on se retourne on peut ainsi refaire l'histoire du monde par le seul fait militaire : les Grecs assignent à la guerre une fonction religieuse. On ne combat pas lors des fêtes religieuses, ni la nuit, ni l'hiver. Enfin, il est souvent convenu de fixer le nombre de combattants de part et d'autre afin de limiter les pertes. Au Moyen Âge on combat au nom de Dieu, Saint Augustin distingue ainsi la guerre juste de la guerre inique. La Révolution Industrielle abat toutes ces règles ! Comme dans une entreprise il faut maximiser les profits (tuer le plus grand nombre) et minimiser les profits (protéger ses hommes). On fait les 3 x 8 (guerre 24h/24).
Terminons par quelques infos pour briller en société : Plus vieil empereur connu = Mesilim de Kish (2800 av-JC) ; plus grand conquérant : Gengis Khan (empire de 20 000 000 km carré, contre 3,7 millions à Alexandre) ; guerre la plus longue = Guerre Civile japonaise (1338-1600) ; guerre la plus courte = 15mn entre un Mahârajah et les armées anglaises ; guerre la plus meurtrière = Seconde Guerre Mondiale 50 000 000 de morts, soit 10% des victimes de toutes les guerres depuis le Néolithique selon certains historiens...
La date légendaire retenue pour la fondation de Yamato, le 1er royaume japonais, est traditionnellement 660 av-JC. De cette date à 1945 le Japon (Nippon = Soleil Levant en Japonais), ne fut jamais occupé ou envahi. Cette indépendance millénaire, il la doit beaucoup aux légendaires samouraïs. Ces guerriers, adeptes du Zen, peintres, poètes, écrasèrent les armées mongoles à deux reprises (1274, 1281) alors que le monde entier tremblait devant elles. Quand les Portugais débarquent au Japon en 1543 ils amènent les 1ers mousquets. En cinq ans les Japonais arrivent à les imiter et à fabriquer les leurs mais il se passe alors une chose unique dans toute l'histoire militaire mondiale : ils renoncent aux armes à feu sous la pression des Samouraïs ! Le livre qui dictait leur conduite était le Bushido (Voie de la Guerre en Japonais), dont voici quelques extraits : « Le vrai courage consiste à vivre quand il est juste de vivre, à mourir quand il est juste de mourir » « Manger avec modération, éviter la volupté » « Un Samouraï se conduira en fils et en sujet fidèle. Il ne quittera pas son souverain, quand bien même le nombre de ses sujets passerait de cent à dix, de dix à un » « En temps de guerre, le témoignage de sa loyauté consistera à se porter s'il le faut au-devant des flèches ennemies sans faire cas de sa vie » « …s'il perd le combat et s'il est obligé de livrer sa tête (…) il mourra en souriant, sans aucune vile allure » « Bushido signifie la volonté déterminée de mourir. Quand tu te retrouveras au carrefour des voies et que tu devras choisir la route, n'hésite pas : choisis la voie de la mort. Ne pose pour cela aucune raison particulière et que ton esprit soit ferme et prêt. Quelqu'un pourra dire que si tu meurs sans avoir atteint aucun objectif, ta mort n'aura pas de sens : ce sera comme la mort d'un chien. Mais quand tu te trouves au carrefour, tu ne dois pas penser à atteindre un objectif : ce n'est pas le moment de faire des plans. Tous préfèrent la vie à la mort et si nous nous raisonnons ou si nous faisons des projets nous choisirons la route de la vie. Mais si tu manques le but et si tu restes en vie, en réalité tu seras un couard. Ceci est une considération importante. Si tu meurs sans atteindre un objectif, ta mort pourra être la mort d'un chien, la mort de la folie, mais il n'y aura aucune tache sur ton honneur. Dans le Bushido, l'honneur vient en premier. Par conséquent, que l'idée de la mort soit imprimée dans ton esprit chaque matin et chaque soir. Quand ta détermination de mourir en quelque moment que ce soit aura trouvé une demeure stable dans ton âme,tu auras atteint le sommet de l'instruction du bushido ».
Il faudra attendre l'Ère Meiji (1871) et surtout l'interdiction de 1877 de porter le sabre pour voir disparaître les Samouraïs, des siècles après les chevaliers occidentaux. Mais, en un sens, n'ont-ils pas survécu dans chaque salary-man, dans chaque mangaka, dans chaque lycéen ?
On appelle ainsi un état de stress post-traumatique ayant affecté certains vétérans du Viêt-Nam (1964-1973) et qui fut illustré à l'écran par le célèbre film du même nom. Le principal symptôme, dans le cas de ces vétérans, c'est le syndrome d'hypervigilance anxieuse : le sujet reste en état d'alerte permanent. Il n'y a plus de distinction entre les bruits dangereux et les bruits neutres, ce qui entraîne des réactions de sursauts exagérés. Le sujet a l'impression qu'un nouvel événement grave peut arriver à tout instant. Il existe souvent des troubles de la concentration et du sommeil. Rambo est un ex-Bérét Vert, il s'agit de forces spéciales de l'US Army, sur-entraînées et affectées aux opérations para-militaires. En Japonnais, rambo veut dire « violence ». Dans l'édition spéciale du DVD de Rambo, l'écrivain David Morrell explique que Rambo est le nom d'une marque de pommes ! Lors de son retour au pays, dans le 1er film, il est immédiatement attaqué et rejeté par le shériff, qui ne voit en lui qu'un vagabond. Au Viêt-Nam plusieurs soldats se réfugièrent dans la drogue (comme d'ailleurs nombre de G.I's en Afghanistan aujourd'hui). En effet, 1kg d'héroïne pure était 25 fois moins cher à Saigon que dans les rues de New York. Beaucoup d'exactions américaines furent montrées directement par la presse, alors totalement hors de contrôle, tel le massacre de My Lai. La défaite américaine favorisa ce rejet des vétérans, les seuls à avoir historiquement échoué depuis 1918. Dès lors il n'était plus question, ni de les plaindre (des brutes ou des drogués), ni de les secourir ! Il existe d'ailleurs une controverse qui servit d'argument à Rambo II : Les camps de prisonniers ! En février 1991 le Colonel A. Peck affirmait qu'il existait encore des camps de prisonniers au Viêt-Nam. Parallèlement, le britannique Niguel Cawthorne avançait le chiffre de 300 soldats US. Une commission spéciale nommée à la demande de l'actuel Vice-Président Dick Cheney, alors Secrétaire à la Défense, siègea à huit clos, elle refusa d'accepter les conclusions de Peck qui dût démissionner...
Alors que Civil War s'est achevé en France, un nouveau cross-over se fait déjà jour : WorldWar Hulk ! Le géant de jade revient se venger des illuminati (un groupe de super-héros qui agit en secret pour "améliorer" le monde, composé de Flèche Noire, Doc Strange, Mister Fantastic, Namor, Pr. Xavier, et de ce cher Iron Man) qui l'avaient expédié dans l'espace, pensant qu'il trouverait ailleurs la paix que la Terre lui avait refusé... Grave erreur ! Là-bas, c'est-à-dire sur une autre planète, Hulk est devenu roi, et a même épousé une princesse. Las, la belle et l'enfant qu'elle portait sont morts. Alors que la Loi sur le Recensement des super-pouvoirs est plus que jamais d'actualité notre titan vert débarque à Manhattan avec toute une armée extra-terrestre pour en découdre avec le monde entier, c'est-à-dire les Etats-Unis ! Les combats mis en scène par John Romita jr seraient, paraît-il, à couper le souffle. Un à un, les personnages Marvel vont devoir affronter un "monstre" qu'ils n'ont, somme toute, jamais compris.
Hulk est né en 1962 de l'imagination fertile de Stan Lee. Il s'agissait de ré-actualiser le mythe de Jekill & Hyde. Bruce Banner est un éminent physicien nucléaire qui, lors du test de sa bombe G (Bombe Gamma) est irradié et devient un monstre incontrôlable (il peut soulever 100t !) qui est tout autant du côté du bien (fondateur des Vengeurs, des Défenseurs) que du mal tant ses colères sont incontrôlables. WorldWar Hulk débarquera en France dès Mars 2008, affaire à suivre donc...
La question du jour : peut-on faire chez soi sa propre bombe thermo-nucléaire ? Ne riez pas car un jeune américain de Floride y était partiquement parvenu en 1971 !!! Comment faire une bombe atomique ? A priori ce n'est pas tellement compliqué : on peut aller sur ce blog ou consulter les plans de Little Boy, la 1ère bombe atomique, en toute liberté dans les archives du Ministère de la Défense à Londres depuis 2002 ! Maintenant que l'on a un plan il faut un détonateur ainsi que des explosifs puissants, chose que l'on peut acheter à tout « bon trafiquant d'armes ». Les choses sont plus compliquées dès que l'on passe à la phase assemblage (c'est déjà pas évident de monter un meuble Ikéa, alors une bombe nucléaire !) car il faut des techniciens et des physiciens nucléaires. On peut les former chez soi ou les débaucher (depuis 1991 et la chute de l'URSS de nombreux experts nucléaires sont au chômage). Vient le gros morceau : le combustible, à savoir de l'uranium enrichi ou du plutonium. Et là c'est très difficile ! Seules des usines peuvent produire les quantités nécessaires à la fabrication d'une bombe : 25kg d'uranium enrichi à 90% ou 8kg de plutonium. Cette opération demande du temps, un pays novice mettrait plus de 10ans à produire ces matières en quantité suffisantes. Mais qui pourrait le faire me direz-vous ? C'est simple : une trentaine de pays = Afrique du Sud, Algérie, Allemagne, Argentine, Australie, Autriche, Belgique, Brésil, Bulgarie, Canada, Chili, Corée du Sud, Egypte, Espagne, Finlande, Hongrie, Indonésie, Italie, Japon, Mexique, Norvège, Pays-Bas, Pologne, Roumanie, Slovaquie, Suède, Suisse, Taiwan, Turquie, Ukraine…
Alors que l'on parle beaucoup du nucléaire iranien il paraît opportun de faire le point sur le nombre d'armes nucléaires dans le monde... Cinq pays sont juridiquement reconnus comme « états dotés de l'arme nucléaire » par le TNP, voici leur arsenal : Russie : 16 000, dont 5 830 actives. USA : 9 962, dont 5 735 actives. La France : aucune donnée publique n'est disponible, mais plusieurs sources indiquent environ 350 têtes, dont toutes ou presque seraient actives. Le Royaume-Uni : plus de 200, dont un peu moins de 200 actives. Chine : environ 200, dont environ 145 actives.
La Corée du Nord est le seul pays qui a ratifié le TNP, tout en ayant acquis l'arme nucléaire. Le nombre de têtes est estimé à moins d'une dizaine, dont quelques-unes seraient peut-être actives. La Corée du Nord a procédé à un essai nucléaire le 9 octobre 2006. Trois pays, non-signataires du TNP, disposent de l'arme nucléaire : L'Inde: 40 à 50 têtes, presque toutes actives ; a réalisé le 18 mai 1974 son premier essai nucléaire, officiellement à but pacifique. Le 11 mai 1998, elle réalise son premier essai militaire. Le Pakistan : 50 à 60, presque toutes actives ; a réalisé quelques jours après l'Inde, le 28 mai 1998, son premier essai nucléaire. Israël : disposerait d'armes nucléaires. Une centaine seraient actives. Selon un ancien technicien de la Centrale nucléaire de Dimona, Mordechaï Vanunu, Israël disposerait de plus de 200 bombes atomiques. Cette déclaration lui a valu une condamnation pour espionnage et trahison et une peine de prison de 18 ans. Selon certaines sources, Israël aurait procédé, avec l'aide de l'Afrique du Sud, à un essai sous-marin dans l'Océan Indien le 22 septembre 1979, connu sous le nom de l'Incident Vela, mais aucune certitude n'existe à ce sujet. La position officielle israélienne a toujours été de ne pas confirmer ni infirmer.
Une nouvelle à tomber par terre !!! TOKYO (AFP) - Le ministre de la Défense du Japon a estimé jeudi que l'existence des Ovni était plausible et que les
troupes japonaises devaient pouvoir réagir si des soucoupes volantes
apparaissaient. "Il
n'y a rien qui nous permette de nier l'existence d'Objets volants non
identifiés (Ovnis) et d'une forme de vie qui les contrôle", a déclaré à
la presse Shigeru Ishiba (Parti Libéral Démocrate, droite), précisant
qu'il s'agissait d'une opinion personnelle.
Le ministre a déclaré
vouloir étudier comment les Forces d'auto-défense (FAD) pourraient
réagir au cas où des soucoupes volantes apparaîtraient. Au nom de la
constitution pacifiste du Japon, ces troupes ne sont autorisées à
intervenir que si le pays est menacé d'invasion par un Etat étranger ou
pour des opérations limitées à l'extérieur.
"Dans les films
Godzilla, les FAD sont mobilisées", a-t-il remarqué, s'étonnant que
rien n'ai été fait jusque-là pour fixer un "cadre légal" en cas
d'invasion extra-terrestre.
Ces commentaires du ministre sont
intervenus deux jours après une sortie surprenante du numéro deux et
porte-parole du gouvernement, Nobutaka Machimura, qui s'est dit
"absolument persuadé" de l'existence des Ovni. Machimura contredisait,
"à titre personnel", une résolution officielle adoptée dans la journée
en Conseil des ministres, et dans laquelle le gouvernement ne
"confirmait pas l'existence d'objets volants non identifiés qui
seraient venus de l'espace", à la suite d'une question d'un sénateur.
On prend (presque) les mêmes mensonges et on recommence : WASHINGTON (Reuters) - Le président américain, George Bush, a été averti dès le mois d'août que l'Iran avait sans doute suspendu son programme nucléaire militaire, a annoncé mercredi la Maison blanche. Le National Intelligence Estimate (NIE), document de synthèse des seize agences américaines du renseignement, révélé lundi, estime que l'Iran a gelé en 2003 son programme d'armement nucléaire tout en croyant que la République islamique poursuit la mise au point de capacités susceptibles d'être utilisées pour fabriquer des armes nucléaires.
Depuis plusieurs mois, le président américain qualifie la République islamique de menace, agitant le spectre d'une Troisième Guerre mondiale si Téhéran se dotait d'un arsenal nucléaire.
De nombreuses personnalités démocrates estiment que Bush a volontairement conservé une posture martiale alors même qu'il savait que l'Iran avait suspendu son programme nucléaire militaire.
Mardi, lors d'une conférence de presse, l'occupant du bureau ovale avait affirmé qu'il avait pris connaissance du NIE la semaine dernière, mais que le chef des renseignements américains, Mike McConnell l'avait averti au mois d'août qu'il y avait de nouvelles informations sur l'Iran.
"Il ne m'a pas dit ce que recelaient ces informations. Il m'a dit qu'il fallait du temps pour les analyser", avait dit Bush.
Mercredi, Dana Perino, porte-parole de la Maison blanche, a déclaré que McConnell avait averti Bush en août de la suspension du programme nucléaire iranien, et que ces nouvelles informations étaient de nature à modifier la position des services de renseignement quant à l'attitude à observer face à Téhéran.
McConnell aurait prévenu le président américain qu'il faudrait encore du temps avant de vérifier la validité des informations recueillies par les services secrets.
La publication du NIE a déclenché une vague de critiques aux Etats-Unis où certains soupçonnent Bush d'exagérer la menace iranienne et établissent un parallèle avec l'entrée en guerre contre l'Iraq.
L'administration Bush avait alors eu recours à des informations inexactes pour justifier le conflit, avançant que le régime de Saddam Hussein disposait d'armes de destructions massives.
Depuis mars 2003, date de l'arrivée de l'armée américaine sur le sol irakien, aucune de ces armes n'a été trouvée. Une nouvelle guerre est-elle inévitable ?
MOSCOU (AFP) - Le président Vladimir Poutine a signé la loi suspendant la participation de la Russie au traité sur les Forces conventionnelles en Europe (FCE), une des clés de voûte de la sécurité sur le Vieux continent, que Moscou cessera d'appliquer le 12 décembre.
"Vladimir Poutine a signé la loi sur la suspension par la Fédération de Russie du Traité sur les Forces conventionnelles en Europe", a annoncé vendredi le Kremlin dans un communiqué. Dans la foulée, le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a confirmé, lors de la conférence annuelle de l'OSCE à Madrid, que cette suspension "prendrait effet le 12 décembre".
La loi avait été adoptée par la Douma (chambre basse du Parlement) le 7 novembre et par le Conseil de Fédération (chambre haute) le 16. L'OTAN a aussitôt demandé que la Russie ne prenne "aucune mesure unilatérale qui porte atteinte à l'intégrité du traité". A Madrid, le sous-secrétaire d'Etat américain chargé des affaires politiques, Nicholas Burns, a estimé pour sa part que "la Russie avait fait une erreur". Vladimir Poutine, qui dénonce l'extension de l'Otan vers ses frontières et le projet de bouclier antimissile américain en Europe, avait annoncé dès juillet une suspension du traité par la Russie, reprochant à l'Otan de ne pas avoir ratifié sa version révisée en 1999.
Le traité FCE - qui limite le déploiement de chars, avions et armes lourdes en Europe et prévoit échanges d'informations et inspections - a été signé en 1990 par les pays de l'Otan et du Pacte de Varsovie, un an avant la chute de l'URSS. Il a été "adapté" en 1999 à Istanbul pour tenir compte de la disparition du bloc soviétique.
Mais les pays de l'Otan n'ont pas ratifié cette version révisée, arguant du maintien de troupes russes dans des régions séparatistes pro-russes de Géorgie et de Moldavie, deux ex-républiques soviétiques. La Russie demande désormais de pouvoir "déplacer librement ses troupes sur son territoire". Elle souhaite notamment pouvoir déployer plus de troupes sur ses flancs nord et sud, les districts militaires de Léningrad et le Caucase du sud. Selon "un haut responsable" du ministère russe de la Défense cité par l'agence russe Interfax, "l'entrée en vigueur du moratoire ne signifie (toutefois) pas que la Russie va immédiatement déplacer des troupes sur ses flancs". "Mais nous nous réservons le droit de déplacer nos forces sur notre territoire là où nous le jugeons indispensable", a-t-il dit. Lors de la réunion de l'OSCE jeudi, les pays occidentaux ont pressé en vain la Russie de revenir sur sa décision. La porte ne semble toutefois pas fermée pour une poursuite des discussions. Cette suspension "ne signifie pas que les efforts (de conciliation) cesseront", a déclaré M. Lavrov. Le chef du gouvernement espagnol José Luis Rodriguez Zapatero, dont le pays est à l'origine, avec l'Allemagne, d'une tentative de conciliation, a appelé pour sa part à trouver un "consensus". Pour Ivan Safrantchouk, du Centre des informations de défense à Moscou, la Russie "ne fera plus marche arrière cette année". "Le problème à vrai dire, c'est le bouclier antimissile. Si on avait trouvé un compromis sur ce sujet, ce moratoire n'aurait pas été décrété", estime l'expert russe. Pour autant, la Russie suspend sa participation mais ne sort pas du traité, souligne-t-il. "Elle ne va pas commencer à s'armer au point de violer le traité, cela reviendrait à le détruire. La conséquence directe, c'est que tout le système des mesures de confiance ne marchera plus", dit-il. Mikhaïl Barabanov, du journal russe "Export d'armments", est plus pessimiste sur l'avenir du FCE. "Il est clair que l'Occident ne fera rien (pour ratifier la version révisée) et que tôt au tard, on en arrivera à une dénonciation complète du traité par Moscou et, de fait, à sa liquidation", estime-t-il.
BRATISLAVA - L'uranium que cherchaient à vendre trois
suspects, deux Hongrois et un Ukrainien, arrêtés mercredi en Slovaquie
et en Hongrie, provenait de l'ex-URSS et était suffisamment enrichi
pour être utilisé dans une "bombe sale" radiologique, a annoncé la
police slovaque jeudi.
Selon
le vice-directeur de la police slovaque Michal Kopcik, les trois hommes
arrêtés mercredi après-midi étaient en possession de 481,4 grammes
d'uranium sous forme de poudre, qui selon les enquêteurs proviendrait
d'une ex-république soviétique non précisée. "Il aurait été possible de
l'utiliser de plusieurs manières pour des attaques terroristes", a-t-il
déclaré à la presse.
Selon M. Kopcik, les enquêteurs tentaient
toujours de déterminer qui avait cherché à acheter la marchandise, que
le trio aurait proposé au prix d'un million de dollars (680.000 euros).
Il a précisé que la police disposait de renseignements indiquant que
les suspects, âgés de 40, 49 et 51 ans mais dont l'identité n'a pas été
révélée, comptaient initialement conclure la transaction entre dimanche
et mercredi. La police est intervenue lorsqu'elle a constaté que la vente n'avait pas eu lieu.
Deux
des suspects ont été arrêtés dans l'est de la Slovaquie et le troisième
en Hongrie. L'uranium, dissimulé dans des conteneurs en plomb, était
constitué de 98,6% d'uranium-235, révèle une enquête préliminaire.
L'uranium peut être utilisé à des fins militaires s'il contient au
moins 85% d'uranium-235.
A la mi-octobre, trois autres suspects,
dont un ressortissant slovaque, avaient été arrêtés en République
tchèque parce qu'ils auraient essayé de vendre de fausses matières
radioactives, selon M. Kopcik. On ignore toutefois s'ils sont impliqués
dans la nouvelle affaire, sur laquelle les polices slovaque et
hongroise ont travaillé conjointement depuis le mois d'août.
Les
nouvelles arrestations renforcent les craintes d'un possible trafic à
partir de l'Europe de l'Est de matières radioactives destinées à
construire une "bombe sale", qui utiliseraient des explosifs
conventionnels pour répandre des débris radioactifs.
Selon les
experts, 25 kilos d'uranium ou de plutonium hautement enrichis sont
nécessaires dans la plupart des cas pour concevoir une bombe nucléaire
rudimentaire. Mais une fraction seulement de cette quantité suffit pour
une bombe sale, dont le principal but serait de semer la peur et le
chaos, pas de faire des victimes.
Selon Vitali Fedtchenko,
chercheur à l'Institut international de recherche sur la paix de
Stockholm, il ne faut pas croire pour autant que ces matières sont
faciles à obtenir. "Le danger existe sans aucun doute. Mais il n'y a
pas de raison de paniquer", assure-t-il. "La plupart des 'acheteurs'
sont des membres des forces de l'ordre et toutes les matières (qui
pourraient être achetées) ne sont pas de qualité militaire."
En
2003, la police tchèque avait arrêté deux Slovaques accusés d'avoir
vendu à de faux acheteurs qui étaient en fait des policiers de
l'uranium naturel appauvri pour 715.000 dollars.
Les autorités de
Kiev, les gouvernements occidentaux et des organismes de surveillance
internationaux ont averti à maintes reprises que des matières issues
des 15 réacteurs en service en Ukraine et de la centrale de Tchernobyl
pourraient facilement se retrouver entre les mains de terroristes. Ces
dernières années, les autorités ukrainiennes ont arrêté une dizaine de
personnes soupçonnées de vente ou d'achat de matières radioactives.
Voilà qui ravira les fans misanthropes de Zira, Cornélius, Zaïus ou surtout... César !! NEW DELHI (AFP) - New Delhi est secouée depuis quelques jours par des attaques de hordes de singes sauvages qui ont déjà provoqué la mort du maire adjoint de la capitale indienne et fait des dizaines de blessés, mais la municipalité est désarmée face à cette offensive simienne. Les derniers incidents remontent au début de la semaine. Six personnes ont été mordues lundi dans un quartier défavorisé de New Delhi, tandis qu'en plein centre de la capitale fédérale un singe a réussi à s'introduire dans la résidence de Priyanka Gandhi, la fille de Sonia Gandhi, présidente du parti du Congrès au pouvoir en Inde. Au cours du week-end dernier, une femme a été grièvement blessée et une vingtaine d'autres personnes ont été soignées dans l'est de Delhi pour des morsures de singes. Les assaillants n'étaient autres que trois ou quatre macaques particulièrement agressifs, a révélé à l'AFP le commissaire adjoint de la police de New Delhi, Jaspal Singh. "Des spécialistes de la faune sauvage tentent de les retrouver parce qu'en tant que policiers, nous ne sommes pas vraiment experts pour nous occuper de singes. On peut gérer des cas de taureaux devenus fous, mais les singes, c'est un peu plus difficile", explique-t-il. Depuis des décennies, environ 35.000 vaches et buffles sacrés se promènent en toute liberté dans les rues de Delhi, aux côtés de milliers de chiens errants et de 10.000 à 20.000 singes sauvages. Ces simiens envahissent régulièrement les ministères, les tribunaux, les commissariats de police ou les hôpitaux et sèment parfois la panique dans des quartiers d'habitations, souvent en quête de nourriture. Intégrés au paysage urbain, le plus souvent pacifiques, ces primates n'en ont pas moins provoqué fin octobre la mort du maire adjoint de la ville. Sawinder Singh Bajwa, 52 ans, a fait une chute mortelle depuis la terrasse de son domicile en tentant d'échapper à quatre macaques. Depuis, le maire de New Delhi reconnaît que la bataille contre les singes sauvages est perdue d'avance. "Nous n'avons ni l'expertise, ni les infrastructures" pour les capturer et les domestiquer, déplore Aarti Mehra. Mardi, un singe impliqué dans l'attaque de la veille a quand même été attrapé et jeté dans une cage. La municipalité de Delhi a alloué un budget de dix millions de roupies (250.000 dollar) pour capturer les animaux et les rassembler dans un refuge en banlieue. Pour lutter contre les primates, le ministère de la Défense avait introduit il y a quelques années une autre race particulièrement féroce, les langurs, dressés pour mettre hors d'état de nuire les macaques. Plusieurs quartiers résidentiels ont également déposé en 2001 des pétitions auprès des tribunaux pour faire de New Delhi une ville "sans singes". Mais tuer des singes est interdit pour les hindous qui vénèrent Hanuman un dieu-singe qui symbolise la force. Pas de solution non plus du côté des Etats indiens limitrophes du territoire de la capitale fédérale: l'Haryana, le Pendjab ou l'Uttar-Pradesh refusent d'accueillir les macaques dans leurs forêts, redoutant que ces "singes des villes" ne terrorisent leurs congénères des campagnes et déciment les cultures. En tout cas, pour Kartick Satyanarayanan, directeur de l'association "SOS faune sauvage", l'agressivité des macaques de New Delhi s'explique par l'urbanisation rapide de la mégalopole indienne et la destruction de leurs habitats naturels. "Les humains leur prennent tout leur espace", regrette l'écologiste.
Alors que je me baladais sur les forums yahoo ! Answers je suis tombé sur la question : « Quelle est la meilleure armée du monde ? ». Je dois avouer que la plupart des réponses d’internautes sont assez consternantes. Pour classer des armées il faut trois choses : 1) définir le type de conflit — symétrique ou assymétrique ; 2) évaluer le nombre d’hommes ; 3) l’état de sa force de frappe nucléaire. Un conflit symétrique est un conflit opposant deux armées dans un affrontement classique type 39-45. Un conflit assymétrique tel qu’il fut théorisé par le Général GIAP durant la Guerre du Viêt-Nam (1964-1973) oppose une armée à un combattant refusant le combat et se fondant parmi la population dans un mouvement de sape du moral de l’armée régulière. Il va sans dire que le classement que nous allons établir n’est valable que dans le cas d’un conflit symétrique (la guerre en Iraq nous montre que pour l’heure aucune armée n’a su résoudre le problème posé par GIAP). Voilà donc le classement qui me semble le plus juste (pour ce faire je me suis basé sur le Livre Blanc publié chaque année par la plupart des armées du monde) : 1 USA = avec 1,4 million d’hommes, un budget équivalent à celui de toutes les armées du monde réunies, avec une force de dissuasion nucléaire totale (ICBM, sous-marins…) capable d’atteindre n’importe quel point sur la terre l’armée US reste leader. 2 Russie = avec 1 million d’hommes, une force de frappe nucléaire là-encore totale, la Russie reste le seul pays à pouvoir répliquer globalement à une attaque américaine. 3 Chine = avec près de 2,5 millions d’hommes, c’est la plus grande armée du monde. Sa capacité à détruire des satellites, ce que jusque là seuls les USA et la Russie savaient faire justifie cette 3ème place. 4 Grande-Bretagne = 212 000 hommes mais des bases un peu partout, une grande capacité de projection ainsi qu’une force nucléaire capable de détruire n’importe quel objectif. 5 France = 300 000 hommes, un peu le même profil que la Grande-Bretagne, les porte-avions en plus. Quelques lenteurs pour se projeter. 6 Inde = 1,3 million d’hommes, la bombe nucléaire mais des limites (3 à 5000km de portée) ainsi qu’un matériel pas toujours excellent. 7 Israël = 175 000 hommes mais la bombe nucléaire (3 à 5000km de portée), l’étroitesse du territoire représente indéniablement une grande faiblesse en cas de frappe nucléaire. 8. Corée du Nord = 1,1 million d’hommes, la bombe nucléaire (TAE-PODONG II : 6000km de portée ?), des missiles susceptibles d’atteindre Hawaii ou Seattle. 9. Pakistan = 615 000 hommes, bombe nucléaire (3500 km de portée).