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zaccharie
dimanche 24 août 2008, a 14:03
Pearl Harbor pour une histoire de fesse ?

L'attaque de la base hawaïenne de Pearl Harbour, le 07 Décembre 1941 restera dans l'Histoire, selon les propres termes de Franklin D. Roosevelt comme "un jour marqué à jamais du sceau de l'infamie". Mais la petite histoire retiendra que, quelques semaines plus tard, le 23 février 1942 pour être exact, un sous-marin japonais a bombardé le sol américain. Steven Spielberg en a d'ailleurs tiré un film.  Apparemment l'objectif visé était la raffinerie de pétrole de la Richfield Company, à Santa Barbara. Le tir ne fut pas très efficace et seul le toit en bois d'une station de pompage fut atteint, aux dires des journaux de l'époque. Tôkyô s'était alors bien évidemment glorifié de cette attaque, comme du débarquement sur le sol US (prises de certaines îles Aléoutiennes en Alaska) ou du bombardement de Vancouver quelques mois plus tard. Mais les officiels américains laissèrent entendre à l'époque que autant l'offensive en Alaska était préméditée, autant l'attaque du sous-marin était le fruit d'une curieuse vengeance : en effet, le capitaine du submersible, NISHINO Kizo, commandait un pétrolier avant la guerre. L'une de ses missions l'avait conduit à Santa Barbara dans ladite raffinerie. Il s'était blessé en tombant sur un cactus et les ouvriers s'étaient moqué de lui. Il aurait alors juré de laver cet affront... 

mercredi 20 août 2008, a 09:28
L'École me tue... Mais j'adore ça !

Alors que la ménagère s'inquiète pour la hausse des fournitures scolaires elle ferait mieux de trembler, car "elle arrive, et elle vient pour te tuer...". Qui, me direz-vous ? C'est simple : la loi qui autorise les profs à venir armés au collège ou au lycée. Suite à une décision prise par le conseil scolaire, les enseignants du district de Harrold (Texas) pourront désormais venir enseigner armés. Cette décision, annoncée vendredi dernier, est une première aux États-Unis. Jusqu'à maintenant, seuls des professeurs d'université avaient été autorisés à venir en cours armés. David Thweatt, directeur du conseil scolaire, a expliqué que la protection des élèves et des enseignants serait au centre des raisons ayant motivé cette décision, arguant qu'il ne s'agissait là que de "bon sens".

Les enseignants désireux de profiter de cette mesure qui prendra effet à l'automne prochain devront toutefois posséder un permis de port d'arme comme le veut la loi mais également suivre une formation spéciale d'adaptation aux situations de crise. Nul doute que Nicolas Sarkozy et Xavier Darcos, grands admirateurs devant l'éternel des États-Unis ne finissent par céder et nous vanter ces mérites. Mais il faudra alors se remémorer cette affaire qui avait vu un enseignant gifler un élève indiscipliné. L'affaire avait fait grand bruit, un pétard mouillé face à l'inévitable drame qui arrivera tôt ou tard si c'est l'Inspecteur Harry qui enseigne les mathématiques...

lundi 18 août 2008, a 09:19
CANAL + = TF1 ?

À méditer quand on nous rabat les oreilles avec le journalisme professionnel...



vendredi 15 août 2008, a 19:43
Pierre Assouline n'aime pas les blogs... Mais il en a un !

Le blog de Pierre Assouline est l'un des plus visités de France. Je pourrais vous parler de sa richesse et de sa diversité si mon avis n'était aussi insignifiant. Autant j'adore le lire (2 à 3 visites quotidiennes), autant sa condescendance m'insupporte. Dans un article il évoque en ces termes les blogs littéraires : " Autrement dit : tous critiques littéraires ! Ce qui est bien dans l'air du temps. Là-dessus, je suis aussi réservé, pour ne pas dire critique, que sur le journalisme citoyen. Inutile de rappeler que c'est un métier, une technique, un savoir-faire, une expérience. Désolé mais non, tout le monde n'est pas journaliste, photographe, cinéaste, professeur, encyclopédiste…". Puis dans un autre d'expliquer, s'appuyant sur Richard Schickel, "Il ne suffit pas d'exprimer son opinion sur un blog, la véritable critique est bien autre chose ; elle n'est pas une activité démocratique ouverte à tous mais à des individus qualifiés pour leur goût, leur connaissance en histoire culturelle et leur jugement littéraire, leur faculté à situer un livre ou un film dans l'ensemble d'une oeuvre et à les contextualiser dans leur époque ; l'opinion est ce qui importe le moins s'agissant d'une critique". On pourra lui objecter plusieurs arguments :
1) Sur son blog il aborde des sujets (Histoire, Arts, Musique, Bande Dessinée...) pour lesquels son parcours de journaliste ne le qualifient absolument pas.
2) Lorsqu'il a écrit des biographies ou participé à la rédaction du magazine L'Histoire il a bien été content que personne ne le rejette pour ces mêmes raisons.
3) Est-ce un véritable travail critique que de parler de livres que l'on a pas lus ou de films que l'on a pas vus ?
4) Des critiques au-dessus de tout soupçon comme Marcel Proust
on pu émettre des jugements parfaitement catastrophiques (Pelleas & Mélissande qualifié de "concert de flatulences").
5) Les journalistes professionnels de TF1 sont-ils nécessairement meilleurs que les amateurs de tel ou tel blog ?
6) Plusieurs études sociologiques montrent que parmi ces misérables classes laborieuses tout juste alphabétisées comme les ouvriers on peut voir se développer un sens critique ainsi qu'une cinéphilie très sûrs.
7) Que penser enfin, quand Pierre Assouline explique : "Lorsqu'un poète écrit sur un sculpteur, on sent qu'il est du bâtiment. Il va tout de suite au nerf et au vif, là où git l'âme des choses,  dans cette région obscure qui demeurera à jamais inaccessible au plus érudit des historiens de l'art." ?

vendredi 15 août 2008, a 16:20
Le Kosovo c'est la Géorgie

Alors que le conflit russo-géorgien vient de tourner nettement à l'avantage des premiers il paraît opportun de se rappeler qu'il y a quelques mois, le 17 février dernier pour être exact, la province serbe du Kosovo a déclaré unilatéralement son indépendance, en violation de la résolution 1244 des Nations Unies qui la rattachait à la Serbie. Mon propos n'est pas de me poser contre cette indépendance (ça n'intéresse personne) mais de faire remarquer que, pour l'occasion, les États-Unis avaient chaudement applaudi des deux mains. Beaucoup d'autres également (cf la vidéo). On pouvait dès lors se poser la question de la justice et de l'égalité des peuples puisque sans nul doute la réaction tant américaine qu'européenne aurait été probablement très différente si les Territoires Occupés ou le Tibet avaient fait de même. Et voilà qu'aujourd'hui toute la communauté occidentale se retrouve coincée et embarrassée face à Medvedev et la Russie. En effet, l'Abkhazie et l'Ossétie du Sud font partie intégrante du territoire géorgien mais, de par leur histoire et leur culture, se sentent et se revendiquent comme Russes. On peut ainsi hurler au respect de la souveraineté géorgienne mais ça devient le grand écart quand dans le même temps on accepte la sécession du Kosovo. Et Medvedev s'est engouffré dans cette brèche. 1) Il a tiré parti de l'incroyable erreur de Saakachvili. Comme le rappelle Charles Urjewicz la condition d'entrée de la Géorgie à l'OTAN était la pacification de son territoire. Saakachvili croyait manifestement que les Russes répondraient modérément à son attaque. 2) Il a tiré profit de la période olympique (qui s'intéresse à cette guerre alors que Laure Manaudou sombre corps et biens ?). 3) Enfin, il s'appuie sur le précédent Kosovar, validé par l'U.E et les États-Unis. 



mercredi 13 août 2008, a 18:47
France Culture ne vaut pas l'Équipe ?

Alors que laure Manaudou a complètement raté ses olympiades, en attendant demain pour le 200 m, il paraît intéressant de se replonger dans le passé quand, en mai 2007, un débat animé sur France Culture avait été consacré à la rupture entre Philippe Lucas et Laure Manaudou. La très célèbre radio culturelle s'était pour l'occasion auto-proclamée spécialiste du sport et avait soutenu Laure. Je n'ai pas pu retrouver l'émission mais je me rappelle qu'une journaliste avait expliqué, en substance, que : "Laure a fait le choix de l'amour et je suis sûre qu'elle va encore gagner et qu'elle sera championne olympique. Philippe Lucas et l'Équipe ont critiqué son départ pour l'Italie en des termes assez racistes.". En ce qui concerne les "pronostics", plutôt de la voyance dans ce cas-là tant les J.O étaient encore loin on peut dire que France Culture s'est complètement planté. Pour ce qui est des termes racistes Lucas et l'Équipe ne faisaient que souligner l'indéniable passé trouble (suspicions de dopages plus que fortes) de l'ex médecin de la juventus de Turin qui allait s'occuper de la championne. C'est marrant de voir comment ce snobisme culturel ne fonctionne qu'à sens unique = France Culture se croît à-même de produire un avis valable sur tout et n'importe quoi (on imagine sans peine la réaction qui suivrait l'arrivée d'une critique littéraire à l'Équipe) et de surcroi plus autorisé que les experts = cette journaliste qui n'avait jamais pratiqué la natation à un haut niveau se moquait de l'avis et des prédictions de Philippe Lucas. L'histoire lui a donné tort. Mais lui a-t-elle enseigné la modestie ? 

mardi 05 août 2008, a 22:14
Nicolas Sarkozy contre jack l'Éventreur, Ted Bundy & l'Étrangleur de Boston...

Hier soir j'ai revu un classique : l'Étrangleur de Boston, de Richard Fleischer. Ce film m'a fait réfléchir à ce que notre monde est en train de devenir. Le film éponyme se penche sur le cas du célèbre tueur en série Albert de Salvo, qui tua 13 femmes entre 1962 et 1964. Fleischer démarre l'action comme dans un bon polar et multiplie les fausses pistes : les policiers commencent par "ramasser" tous les "maniaques", les "pervers", pour les interroger, sans résultat aucun. Puis l'on passe à ceux qui se désignent eux-mêmes, dans le film, comme "invertis" (en fait les gays NDA), qui expliquent : "dès qu'il y a un meurtre sadique c'est à nous que vous vous en prenez". Comme les résultats sont inexistants, le chef de la police propose de confier l'enquête à John S. Bottomly (Henri Fonda), un universitaire. Interrogé sur la nature du tueur il explique "une société qui dépense 40% de son budget pour créer des armes de guerre ne peut pas espérer grand'chose de ses membres". Alors qu'un médium l'a formellement identifié et que tout l'accuse (il collectionne les sacs à main, il est sadique et névrosé), un pauvre diable et relâché par Bottomly. Là où le film est très fort, c'est dans son refus de céder au sensationnel, c'est par ACCIDENT que De Salvo est arrêté. Le bien a-t-il triomphé ? Non, car De Salvo est un père d'une famille désormais brisée. Non car il y aura d'autres De Salvo. Non car personne n'a pu dire ce qui l'a changé en monstre. Il reste alors à l'interroger, mais il souffre de schizophrénie et n'a pas souvenir des meurtres qu'il a commis. À la fin De salvo sombre en catatonie quand il réalise quels sont ses actes. Le film conclut en expliquant (nous sommes en 1968), que la société doit se poser la question de la prise en charge de ces malades car tout reste à faire. À l'heure où un excité hurle avec les loups avec chaque affaire de ce genre, bien que ces meurtriers restent "exceptionnels" en terme de fréquence, qui osera contredire ce film prophétique ?

dimanche 27 juillet 2008, a 22:43
Les Bondes plus bonnes que les brunes ?

Tout le monde connaît des blagues sur les blondes : stupides, superficielles, vulgaires... Mais la réalité est heureusement toute autre ! Une étude menée par un laboratoire texan révèle ainsi qu'une blonde gagnerait 20% de plus qu'une brune. Nul doute que s'élèveront des voix mal intentionnées pour hurler à la prostitution ou j'en passe mais les chiffres sont têtus : les blondes réussissent apparemment mieux, au niveau financier et professionnel, que les brunes (au Texas en tout cas). Alors oui il y a Paris Hilton, Pamela Anderson, mais il ne faudrait pas juger une catégorie aussi importante de la population à l'aune de telles "exceptions". Le gène du blond serait apparu voilà 11 000 ans, selon une université japonaise, suite à une mutation. Explication : les yeux bleus ne distinguent pas le même spectre lumineux que les bruns et dans un environnement enneigé les cheveux clairs constituent un indéniable outil de camouflage. Les hommes blonds auraient ainsi mieux survécu et fécondé nombre de femmes. D'ailleurs les romaines se teignaient en blondes car leurs maris raffolaient de ces esclaves nordiques. Mais les temps s'annoncent difficile pour les blondes, puisque, selon l'OMS, la dernière "vraie" blonde devrait voir le jour vers 2202 en Finlande, avant de disparaître pour toujours... Depuis la rumeur a heureusement été infirmée sinon contredite, car à quoi ressemblerait un monde sans blonde ? Difficile à dire, pas vrai ? Alors je vous laisse avec cette blague sans prétention : Qu'est-ce qu'un gars qui raconte des blagues sur les blondes ?

Quelqu'un qui rêve de s'en faire une mais qui n'y est jamais arrivé !

jeudi 24 juillet 2008, a 10:49
Viol Masculin

Durant ma retraite cybernétique j'ai lu un bouquin assez sympathique : Amazones, Guerrières & Gaillardes, de Pierre Samuel. Ce livre parle des divers exploits physiques du sexe dit faible, au travers de la mythologie, de l'archéologie, du sport mais aussi de l'histoire. Il est ainsi question des Amazones, de Baba Yaga, de Zénobie, Omphale... Un chapitre assez intéressant concerne le viol perpétré par des femmes contre des hommes. Et oui ça existe, même si cela reste très minoritaire (5% des agressions sexuelles ?). L'auteur explique que l'on rencontre plusieurs cas aux Etats-Unis même si, là-bas comme ici, ni la loi ni la médecine ne font place à cet acte dans leurs catégories. Il relate plusieurs affaires : En 1970 bobby Hitzfield, 16 ans, de Laramie (Wyoming), rentre chez lui quand six filles sortent d'une voiture, lui ordonnent d'ôter ses vêtements et, comme il refuse, elles le déshabillent de force puis l'une d'elles se met nue et se couche dans l'herbe tandis que les autres forcent Bobby à se mettre en position. Il dut ensuite faire l'amour aux cinq autres et se suicida de honte. Durant la grande panne de New York (ça ne s'invente pas !) deux femmes forcèrent, sous la menace d'une arme, un policier à leur faire l'amour dans une station de métro. Henry Gellert, San Francisco, fut ainsi enlevé par trois filles, armées de couteaux et le menacèrent de castration s'il n'obtempérait pas. Rassurez-vous, on rencontre également des cas en Europe : à Londres des "oiselles" en mini-jupes auraient enlevé des hommes pour s'en servir toute la nuit. une jeune italien de Coire, Angelo Indiveri, fut entraîné de force dans une voiture où, selon ses dires, trois femmes, se seraient déchaînées sur lui durant des heures...

lundi 14 juillet 2008, a 09:58
W.

Alors que l'on pouvait raisonablement désespérer de Oliver Stone (Alexandre raté, World Trade Center lamentable !) voilà que se profile un projet plus intéressant : l'adaptation sur grand écran de la vie de George W. Bush. Certes on pourra déplorer que le cinéaste ait attendu la fin du deuxième mandat et ainsi évité tout choc frontal mais ses défenseurs argueront qu'ainsi il bénéficiera de davantage de "recul historique". On retrouvera donc Josh Brolin dans le rôle de l'Homme le plus puissant du monde, Elizabeth Banks incarnera, quant à elle, la First Lady Laura Bush. Jeffrey Wright aura la lourde tâche de faire oublier la prestation de Colin Powell au Conseil de Sécurité de l'ONU. On retrouvera également James Cromwell, Ellen Burstyn, Thandie Newton, Ioan Guffud ou encore Richard Dreyfuss. Le film est doté d'un budget de $ 35 000 000 ce qui, au vu de la production actuelle, en fait un "petit budget" voire un film Indé. En même temps, si Oliver Stone utilise l'immense réserve d'images d'archive disponible il n'aura besoin d'aucun effets spéciaux. La sortie US est dores et déjà programmée pour le 22 octobre 2008. À l'heure actuelle la question est très simple : verra-t-on un pamphlet dans la lignée de Nixon ou une confiture de bons sentiments comme dans World Trade Center ???

jeudi 03 juillet 2008, a 14:20
Michael Jackson & le 11 Septembre

Quel est le rapport entre le King of Pop et l'effroyable attentat sur les twin towers me direz-vous ? Facile : Tommy Mottola en aurait bien profité pour ruiner la  carrière de Michael Jackson ! Pour ceux qui ignorent de qui il s'agit sachez que Tommy Mottola était le président de Sony Music Entertainment et le mari de Mariah Carey. Il court une rumeur un peu folle sur son sujet : il aurait délibérément saboté la promotion d'Invincible, le dernier opus de bambi, en 2001, dans le but de lui ravir le catalogue ATV des chansons des Beatles. En effet, Sony en possédait une partie et Mottola savait que Michael Jackson comptait quitter la major qui lui avait signé, dix ans plus tôt, un contrat de $ 1 milliard ! Perfectionniste en diable, Jackson dépensa des millions de dollars dans la production de son album. MJ s'était engagé à rembourser les déficits éventuels à l'aide du fameux catalogue ATV (estimé aujourd'hui à $ 10 000 000). Des différents apparurent entre les deux hommes. Michael voulait sortir Unbreakable comme 1er single mais Mottola lui imposa You Rock My World alors même que des millions de dollars avaient été dépensés par ILM pour créer les effets spéciaux de l'éventuel clip. Imaginer Michael Jackson obligé d'obéir à une maison de disques donne une idée du pouvoir et de la stupidité de ces gens-là. Pour couronner le tout l'album sortit en octobre 2001 et passa complètement inaperçu du fait de l'actualité. Tommy Mottola aurait-il pu être au courant ?

mercredi 25 juin 2008, a 17:25
Paris Hilton, JR Ewing & George W. Bush

Connaissez-vous la fameuse citation de Thomas Mann : "Le père fonde l'entreprise, le fils la développe et le petit fils la dilapide" ? Il s'agit de ce que l'on appelle La Théorie des 3 Générations. Pour voir ce qu'il en est j'ai choisi trois dynasties hors du commun: les Ewing, les Bush et les Hilton ! 1) C'est en 1919 que Conrad Hilton achète son premier hôtel à Cisco, Texas. Le premier hôtel à s'appeler Hilton est construit à Dallas (tiens tiens, quelle coïncidence me direz-vous !) en 1925. Dès 1943 la chaîne devient la première sur le sol des Etats-Unis et en 1949 elle achète son premier hôtel à l'étranger (Porto Rico). On imagine sans peine l'emploi du temps de Conrad (12 à 19H00 de boulot par jour ?). Heureusement pour le pauvre homme, il est mort en 1979, deux ans avant la naissance de Paris. Ce n'est pas le cas de Barron Hilton qui a souhaité déshériter sa fille (finalement il lui laissera 3%) au profit d'oeuvres de charité.

2) Jock Ewing a fondé la Ewing Oil Company à la fin des années 1920 avec son comparse d'alors : Willard "Digger" Barnes. Son fils JR développe la boîte au-delà de tous ses espoirs, il réussit à en faire la plus grande compagnie indépendante du Texas. Christopher & John Ross, quant à eux, s'en désintéressent royalement.
3) Prescott Bush (1895-1972) fut administrateur de Yale, la prestigieuse université (l'un de ses parents a d'ailleurs publié une étude très documentée sur Mahomet, loin des clichés ethnocentristes). George Bush fut directeur de la CIA et président, son fils, quant à lui...

mercredi 18 juin 2008, a 19:38
Iraq en toc ?

Pour mieux préparer les G.I's qui s'apprêtent à embarquer pour l'Iraq l'armée américaine a reconstitué six villages iraquiens et afghans sur la base de Fort Irwin, en Californie, à trois heures de route de Las Vegas. Le terrain de jeu est assez grand (3200 km carré) et permet de réaliser des "scénarii" grandeur nature. Pour faire encore plus "vrai" l'US Army a engagé de vrais iraquiens pour renforcer le réalisme et désamorcer toute impression de Dysneyland à Bagdad ou d'un quelconque Paintball géant dans le désert. La plupart des acteurs iraquiens sont des chrétiens chaldéens nés en Iraq mais qui ont grandi aux Etats-Unis comme Sam Kalasho, qui joue le rôle du maire-adjoint de Ouassal, l'un des villages imaginaires. Sam a cinquante ans, il est arrivé en Californie en 1977. Il désapprouve la guerre en Iraq, n'a jamais voté Républicain, sauf pour Reagan. Il était d'accord pour renverser Saddam Hussein mais la tournure prise par les évènements dans son ancien pays lui ont laissé un goût amer... Sa motivation n'est donc pas militaire et encore moins financière ($20 bruts par heure, 14 jours par mois), mais philanthropique : il "espère qu'en jouant un iraquien plus vrai que nature il aidera les jeunes soldats à mieux connaître et respecter la culture arabo-musulmane et ainsi à éviter ces innombrables bavures.". C'est la firme privée L.3, spécialisée dans la linguistique, qui se charge de trouver les volontaires pour l'armée... 

lundi 16 juin 2008, a 20:35
Laurence Parisot, le MEDEF et la Corée du Nord.

Alors que le MEDEF se demande encore comment liquider le code du travail, il est des pays où, non seulement ce genre d'organisme n'existe pas, mais où les patrons pensent aux autres, à leurs risques et périls d'ailleurs. On a ainsi appris dans un rapport d'Amnesty International qu'au mois d'août dernier, le président de la société d'exportation de fibres synthétiques Soonchun Vinalon 1 (Pyongyang Sud), avait été condamné à mort et exécuté en public pour avoir vendu sans autorisation du matériel pour nourrir ses ouvriers affamés... On avait rajouté à son dossier une coupable appartenance à un groupuscule anti-communiste : le Chi-an-dae, durant la Guerre de Corée (1950-1953 tout de même !). Quel rapport me direz-vous entre le MEDEF et Kim Jong-il ? Kafka... Dans les deux cas, l'Humain s'efface devant le système. Certes Laurence Parisot n'aura jamais le courage ou l'honnêteté intellectuelle d'avouer son agrément, non pas pour le dernier système communiste au monde bien sûr, mais pour le seul pays où les journalistes font leur travail (chanter la gloire du régime), où les syndicats marchent main dans la main avec le Pouvoir, où les récalcitrants, enfin, sont très vite rappelés à l'ordre. Interrogé sur les pays vraiment capitalistes ou libéraux, Emmanuel Todd expliquait que la plupart des démocraties avaient toujours essayé de contrôler plus ou moins le libéralisme, avec diverses réussites. Selon lui, seul un régime dictatorial pouvait s'adapter pleinement à la pensée libérale. Pour preuve il concluait en disant que seuls deux États avaient été pleinement capitalistes : il s'agit des États Confédérés d'Amérique (Sud sécessioniste : 1861-1865), et de la Chine post- Deng Xiao Ping... 

mercredi 04 juin 2008, a 10:21
Madonna VS Kim Jong-il

Alors que je me baladais sur le net j'ai trouvé un site où l'on parlait de l'impérialisme US dans le domaine de la culture. Il était notamment question de Die Another Day comme film de propagande anti-nord-coréenne. Madonna contre Pyongyang en somme ? On pouvait lire que : « la culture américaine ressemble à un virus, de surcroit particulièrement pathogène. A bien des égards, on pourrait la comparer au HIV, le virus du sida. Cette culture ne cesse de se dupliquer, et se montre particulièrement habile à parasiter la machinerie de production de ses hôtes. S'il est si difficile de venir à bout du HIV, c'est parce qu'il prend le contrôle des fonctions cellulaires de l'organisme infecté pour produire de nouvelles copies de lui-même, et retourne contre son hôte ses propres défenses immunitaires. Pareillement, la culture fast-food, le rock, la télévision et le cinéma américains infectent l'organisme  culturel des autres nations, parasitant les capacités de production locales pour réduire leurs efforts à de simples contrefaçons. Ce processus de réplication virale se répète dans le monde entier, les normes de la culture populaire américaine étouffant la flore et la faune locale ». Zaccharie se devait de réagir face à ce ramassis de stupidités. 1) La culture américaine est simplement plus ouverte, internationale que les autres. Un menu McDo par exemple, comporte des "French Fries", un "Hambourgeois" et un Coca, du nom de la plante amérindienne. Même chose pour le rock, issu du métissage des musiques africaines, européennes et amérindiennes. 2) Quant à affirmer que « Les Etats-Unis sont passés directement de la barbarie à la civilisation sans connaître la culture » c'est peut-être aller un peu vite en besogne et oublier Hemingway, Cage, Pollock, Poe, Rauschenberg, Kubrick, Malick et beaucoup d'autres. 3) Il faut se réveiller, la langue la plus parlée sur la terre c'est le Chinois Mandarin, certaines expressions anglo-hindi figurent dans le harrap's, Bollywood sort plus de films qu'Hollywood, dans de nombreux pays (Iran, Inde, Turquie, Japon, France, Corée du Sud) les films américains font moins de 50% de parts de marché, il n'existe aucun orchestre de jazz en Inde ou en Mongolie... 



vendredi 23 mai 2008, a 19:07
Rambo, Gengis Khan, Ben Laden, Bush & Sarkozy

Quel peut bien être le rapport entre ces trois personnages, me direz-vous ? Facile : RAMBO III ! J'ai découvert le film hier et après avoir défendu la Grande Vadrouille & Terrain Miné Zaccharie se devait de réparer l'injustice qui entoure cette saga. Le comble de la mauvaise foi étant dans la critique de Rambo I par Telerama qui parle d'un film "dont les suites seront des sommets de propagande reaganienne (autant démolir 2001 Odyssée de l'Espace car il y a eu 2010 !!!)". Beaucoup hurlent au militarisme va-t-en guerre, à bon droit même si le film contient, 20 ans après sa sortie, et compte-tenu du contexte, de nombreux moments intéressants : 1) Rambo rentre en Afghanistan via Peshawar, au Pakistan. C'est de là que partiront les Talibans après la défaite de l'URSS. 2) On voit que, contrairement au Viêt-Nam, il sera très difficile voire impossible au pays de se relever (aucune route, aucun médecin à 800 km, des enfants soldats, des milliers de blessés...). 3) Rambo visite les grottes qui annoncent Tora-Bora, futur repaire de Ben Laden (dans ces grottes Rambo échappe à un hélicoptère de combat soviétique). 4) Le film montre clairement qu'une armée sur-équipée ne fera pas long feu en Afghanistan dans un conflit assymétrique. En effet, sans route, pas de liaisons, le désert, les montagnes, pas de ressources, RIEN ! En face : des combattants de Dieu "déjà morts, ayant reçu les derniers sacrements, que rien ne pourra tuer" dit un chef à Rambo. 5) On peut dire que cette mise en garde, ni Bush, ni Sarkozy ne l'ont vu. Le film explique longuement que personne n'a réussi à conquérir l'Afghanistan, ni Alexandre, ni Gengis Khan, ni les Anglais. En fait Alexandre a vaincu les princes afghans même si l'immensité du territoire (603 000 km carré) rendait son influence plus théorique que réelle, quant à Gengis Khan, s'il a vaincu le pays, c'est après l'avoir littéralement dévasté ! Et c'est ce que dit clairement le film par la bouche du Colonel Trautman, avertissement destiné aux Soviétiques mais aussi aux futurs envahisseurs : "Nous avons eu notre Viêt-Nam, voici le vôtre, vous ne pourrez pas gagner...". 6) À la fin du film Rambo s'en va, ne reste pas finir la guerre, exactement ce que feront les américains après le retrait soviétique de 1989. Mais, comme l'explique Massoud (tout un symbole) dans le film : "Dieu doit beaucoup aimer les fous = il en met tellement au monde !". 7) Terminons par ce dicton afghan raconté dans le film à Rambo "Garde-nous des crocs du tigre, du venin du cobra... et de la vengeance des Afghans ! Tu as compris ?". Et John Rambo de répondre : "ça veut dire qu'y faut pas vous faire chier !"...

mercredi 21 mai 2008, a 22:08
L'Évangile selon Kim Jong-il

Kim Jong-il ( 김정일) est, à plus d'un titre, un modèle et un exemple. Quand Nicolas Sarkozy annonce que ses ministres seront "évalués" (pfff !) Kim Jong-il fait fusiller en 2005 son Ministre de l'Agriculture qui n'avait pas su respecter ses prévisions !!! On imagine la durée de vie d'un Fillon, d'un Hollande ou d'une Bachelot à Pyongyang. Quand un Nicolas Sarkozy place son fils à Neuilly Kim Jong-il fait arrêter son fils aîné pour haute trahison lorsqu'il apprend que le traître a osé se rendre à Disneyland Tôkyô ! Alors que le petit Nicolas essaie d'utiliser ses amis patrons pour tenir la presse, les journalistes nord-coréens font chaque année des stages de remise à niveaux dirigés par le "Modèle suprême et sans rival" ! Le "Cher Dirigeant" a fêté en février dernier ses 66 ans. À cette occasion, dans son éditorial, le quotidien Rodong Sinmun jurait éternelle allégeance au maître de Pyongyang qui a la haute main sur les institutions et une armée forte d'1,1 million d'hommes."La résolution de protéger le chef avec toute notre force est le coeur de la force spirituelle de notre armée et du peuple et la meilleure expression de leur patrotisme", indique le porte-voix du régime. "Le parti est fermement déterminé à transformer la mère patrie en un Etat puissant pas seulement en termes politiques et militaires mais également sur le plan économique d'ici 2012". La Corée du Sud a d'ailleurs aussi mis la main à la poche et lui  a offert des DVD de Lee Young-Ae, son actrice préférée. Lee Young-Ae, 26 ans, fut repérée dans des séries TV familiales à succès au milieu des années 1990 mais c'est le réalisateur Park Chan-Wook qui lui offrit sa chance dans Joint Security Area (JSA) en 2000. Kim Jong-il possèderait 20 000 DVD, principalement des films étrangers et hollywoodiens !!! Obsédé par le développement d'une industrie du film en Corée du Nord, Kim Jong-Il est allé jusqu'à faire enlever un célèbre réalisateur sud-coréen, Shin Sang-Ok et sa femme en 1978. Le couple, retenu huit ans en Corée du Nord, a pendant tout ce temps réalisé des films de propagande pour le régime (tels que Pulgarasi, le Godzila coréen, qui combat la bourgeoisie) avant de pouvoir fuir en 1986 et de raconter son histoire dans un livre.

vendredi 16 mai 2008, a 18:35
Xavier Darcos, Nicolas Sarkozy & Kim Jong-il

À l'heure de la réforme de l'école primaire il paraît opportun de regarder ce qui se fait chez ses voisins, plus ou moins proches. En Corée du Nord, par exemple, même les dessins animés sont "éducatifs". À méditer...



vendredi 16 mai 2008, a 18:06
300

Ok la polémique est vieille, mais ça vaut le coup d'avoir une autre vision vous ne croyez pas ?



mardi 13 mai 2008, a 14:13
Proteus

Aujourd'hui Zaccharie vous propose d'élaborer votre propre uchronie. La question sous-jacente sera : Le hasard existe-t-il en histoire ou Clio suit-elle un cours inexorable ? Voilà donc quelques questions pour notre test uchronique :
1) Choisissez un évènement
2) Choisissez un point de divergence
3) Racontez brièvement les modifications en découlant
4) L'Histoire en sera-t-elle réellement modifiée ?

1) L'attaque japonaise de Pearl Harbor
2) L'Amiral Nagumo cède aux injonctions de ses officiers et lance la fameuse troisième vague qui, dans la réalité, n'a jamais eu lieu
3) Les dépôts de carburants à ciel ouvert (4 000 000 barils) sont anéantis, ainsi que l'USS Enterprise, un porte-avions. Dans la foulée les Japonais débarquent à Hawaii et coupent les bases américaines (Guam, Midway, Philippines, Wake) du continent.
4) Retardée, modifiée non. Même si les Japonais réussissaient à débarquer sur la côte ouest et à s'y maintenir ils se trouveraient dès lors à l'extrême limite de leur capacité de projection (11 000 km du Japon) et feraient face à un pays de la taille d'un continent. L'immense réserve humaine et industrielle américaine finirait immanquablement par jouer son rôle... On le sait assez peu mais une partie des USA a effectivement connu  l'occupation japonaise. Ce territoire, ce n'est pas l'archipel océanique des îles Hawaii (dont on n'est pas même sûrs qu'il eut vraiment existé un plan d'invasion et d'occupation par les japonais) mais... l'archipel des îles Aléoutiennes, entre le détroit de Béring et Océan Pacifique, au sud de l'Alaska. Début mai 1942, les forces impériales japonaises occupèrent - dans l'intention d'élargir leur périmètre stratégique et de prévenir toute offensive américaine par le nord (sans parler même de l'impact psychologique sur les populations japonaises de l'annonce d'une occupation - il est vrai même partielle - du territoire des Etats-Unis...) les îles Aléoutiennes de Kiska et d'Attu. Mais, le ravitaillement logistique de ces ''postes avancés'' japonais dans l'hémisphère nord-américain étant devenu singulièrement difficile (Bataille de Midway en juin 1942) les forces japonaises les perdront, dès... 1943.  S'il fut impossible de garder deux cailloux en Alaska, alors, la Californie...



lundi 12 mai 2008, a 08:49
UCHRONIE = UN AUTRE MONDE EST POSSIBLE...

L'uchronie est une évocation imaginaire dans le temps. En littérature, c'est un genre qui repose sur le principe de la réécriture de l'Histoire à partir de la modification d'un événement du passé. On utilise également l'expression « histoire alternative », directement traduite de l'expression anglo-saxonne alternate history. Lorsqu'elle est associée à des moyens techniques qui permettent de remonter dans le temps et donc de modifier le passé, l'uchronie est directement associée au genre de la science-fiction. L'auteur d'une uchronie prend comme point de départ une situation historique existante et en modifie l'issue pour ensuite imaginer les différentes conséquences possibles. À partir d'un événement modifié, l'auteur fait acte d'historien et doit imaginer tout ce que sa modification de l'histoire aurait changé en termes de conséquences, à plus ou moins court terme. Le mot est inventé par Charles Renouvier (Uchronie, l'utopie dans l'histoire), publié pour la première fois en 1857. « Uchronie » est donc un néologisme du XIXe siècle fondé sur le modèle de l'utopie de Thomas Moore (1516), avec un « u » privatif et, à la place de « topos » (lieu), « chronos » (temps). Étymologiquement, le mot désigne donc un « non-temps », un temps qui n'existe pas. Les écrivains de langue anglaise préfèrent le terme d'alternative story. Sir Johan Squire a ainsi publié un recueil de textes écrits par de grands professeurs. Cela donne ainsi : Si les Maures avaient gagné en Espagne, Si Louis XVI avait eut un atome de fermeté, Si Napoléon avait gagné... On appelle Point de divergence ce moment où l'Histoire bascule (dans Le Maître du Haut Chateau il s'agit ainsi de l'assassinat de Roosevelt à Miami). Les comics aussi ont tâté du genre avec la série What If, chez Marvel, ou The Nail, chez DC, qui imagine ce qu'aurait été le monde si Superman avait été découvert par des amish.

jeudi 01 mai 2008, a 09:54
Adolf Hitler, Goebbels & Mickey...

Vous avez déjà vu des cartoons du IIIème Reich ? Alors que Superman ou Captain America combattaient Hitler et l'Alemagne Nazie, Goebbels lança une "réponse" dans le domaine des dessins-animés. Ils ont servi à la propagande anti-sémite du régime. Le plus triste c'est que 70 ans plus tard beaucoup de ces idées sont toujours vivaces.



mardi 29 avril 2008, a 20:57
GTA IV = Les Jeux vidéos rendent-ils violent et immoral ?

C'est la question du jour. Le lancement juste après minuit mardi du nouvel opus du célèbre jeu vidéo "Grand Theft Auto" a poussé certains magasins aux Etats-Unis à rester ouverts tard dans la nuit pour satisfaire les fans de cette saga où la victoire passe par des comportements pas toujours très moraux. "C'est le jeu le plus attendu", estime Michael Cooper, employé au rayon jeux vidéos d'un magasin Best Buy en Californie. "Les gens le réclament depuis janvier", dit-il. "Ma petite-amie va me tuer", avoue en riant Nag-Hammadi, étudiant, en s'achetant une console Xbox de Microsoft sur laquelle il prévoit de jouer à "GTA IV". Le jeune homme ajoute qu'il reviendra sans doute dans la soirée pour être sûr d'avoir son exemplaire du jeu. "Je deviens accro, c'est addictif", explique-t-il. 

Le jeu invite à se glisser dans la peau d'un personnage à la morale douteuse effectuant des missions allant de l'assassinat au braquage de banque et au vol de voiture.La Commission américaine de classification des logiciels de divertissement (ESRB) a interdit le jeu à la vente aux moins de 17 ans. Un avertissement accompagnant le jeu prévient qu'il contient "un haut degré de violence, du sang, des propos qui peuvent choquer, du sexe, de la nudité partielle et un recours à la drogue et à l'alcool".

Le héros de "GTA IV" est notamment amené à fréquenter des prostituées et à conduire en état d'ivresse."Les parents doivent s'assurer que leurs enfants jouent à des jeux adaptés à leur âge et leur maturité", a cru bon de rappeler la Commission dans un communiqué. Certains experts soulignent toutefois que d'après les statistiques américaines, le nombre de crimes violents commis par des enfants est en baisse depuis des années alors que la vente de jeux vidéo a explosé. "Si cette relation de causalité existait vraiment, on assisterait à une nette hausse de la violence chez les enfants, or ce n'est pas le cas", souligne Mia Consalvo, enseignante spécialisée dans la recherche sur les jeux vidéo à l'université de l'Ohio (nord).

En outre, les statistiques tendent à montrer que le joueur typique est plutôt un trentenaire qu'un adolescent. "Les gens pensent que les jeux vidéo sont pour les enfants, mais ce n'est plus le cas", estime M. Woo. Enfin, remarquons que les pays les plus violents (Afrique du Sud, Brésil, Russie) ne sont pas nécessairement les plus gros consommateurs de jeux vidéo...



dimanche 27 avril 2008, a 12:25
Captain America, Iron Man & Spider Man Contre Sarkozy, Berlusconi & George W. Bush

Pour qui les super-héros voteraient-ils ? À l'heure où la politique subit une grave dérive de vulgarisation à tous points de vue (Carla, mensonges en Iraq, Berlusconi...) on peut se poser la question ! Si l'on se réfère à Civil War on peut clairement dire qu'Iron Man votera sûrement Mc Cain en novembre prochain ! Son obsession sécuritaire, sa paranoïa, sa passion pour les armes (ex-fabricant d'armes) et son amour de l'argent (PDG de Stark International) font de lui un Républicain pur jus. Captain America avait quant à lui failli devenir président des Etats-Unis. En effet, un parti indépendant voyait en lui la dernière personne intègre susceptible de régler les problèmes des gens. Captain refusa et cita un discours de JFK expliquant à quel point la fonction suprême était sacrée et ne pouvait être prise à la légère. Au début de Civil War Iron Man lui explique que : "nous ne sommes plus en 1945, les choses ont changé". Il lui demande d'abandonner son identité secrète, de devenir réaliste, et de laisser tomber ses vieux idéaux. Il est intéressant de noter que durant cette Guerre Civile des super-héros tous ceux qui ont combattu durant la 2nde Guerre Mondiale (Namor, Nick Fury, Captain America, Bucky) se rangent contre la Loi sur le Recensement. Tous ceux qui se sont battus pour la liberté en tant qu'idée rejettent la version "moderne" qu'est devenue notre démocratie. A la fin de Civil War les tenants de l'ordre ont gagné : les libertés ont régressé. Et les gens applaudissent des deux mains. Deux bémols cependant :

1) comme le fait remarquer Captain America à Iron Man qui lui rend visite en prison : "vous avez sacrifié les principes pour lesquels vous vous battiez, vous avez perdu dès le départ..."
2) World War Hulk qui a commencé nous montre que ceux qui croient pouvoir choisir ce qui est bien pour les autres le paient très cher...

jeudi 24 avril 2008, a 18:44
Staline & Adolf Hitler Contre Superman

Quel peut bien être le lien entre Superman et Staline me direz-vous ? Facile, Joseph Staline (Иосиф Сталин) est un pseudonyme, il provient du mot russe сталь (stal) qui veut dire en russe : "Homme d'Acier" (Superman = Man of Steel).  Simple coïncidence ? Mais, comme le disait Fox Mulder : "si les coïncidences n'étaient rien que de simples coïncidences, pourquoi les remarquons-nous autant ?". Plus sérieusement, Superman a rencontré Staline en 1940 dans un Strip commandé par le journal Look. On y voit le kryptonien capturer Staline & Adolf Hitler puis les emmener illico se faire juger par la SDN à Genève. Las, très vite les choses vont "mal tourner" : défaite de la France, attaque de l'URSS par le IIIème Reich en juin 1941, puis en décembre, Pearl Harbor. Staline n'est plus alors le méchant et jusqu'à sa mort, en 1953, il ne sera guère inquièté... Mieux ! Des auteurs se sont demandés ce qu'il serait advenu du monde si la fusée emmenant le petit Kal-El s'était écrasée en Union Soviétique en lieu et place du kansas ! Red Son raconte cette uchronie. L'histoire est raconté par Superman lui même depuis l'époque ou l'URSS dévoile des photos à son sujet jusqu'à sa chute. Le vaisseau spatial emportant Kal-El, le futur Superman, atterrit dans l'URSS de Staline. L'enfant est élevé par ses parents adoptifs dans un kolkhoze et est acquis à la cause du communisme. Grâce à ses super-pouvoirs il devient un symbole du régime, tout en refusant de tenir un rôle politique. En effet il estime que cela n'est pas de son ressort et préfère agir en tant que simple bienfaiteur de l'humanité. Superman sauve des vies partout dans le monde, peu importe leur origine ou leur appartenance idéologique. Les États-Unis voient toutefois l'existence de l'alien d'un mauvais œil et la CIA demande au cerveau le plus brillant du pays, le scientifique Lex Luthor, de trouver un moyen de contrer ce Superman rouge. Il mettra au point toute une série de stratagèmes et de super-méchants destinés à l'éliminer, mais en vain...